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Les affranchis

Publié le 24 mai 2013 par Dukefleed
Les affranchisLa parabole du gangster
« J’ai toujours voulu devenir un gangster. ». C’est la phrase prononcée par le jeune Henry Hill alors qu’il n’a que 12 ans et voie en bas de son immeuble les malfrats New Yorkais menés grande vie ; on est en 1955. On va suivre Henry Hill et ses deux plus proches comparses durant 30 ans dans la pègre. L’arrivée de la drogue va bouleverser le milieu, mais aussi les liens que l’on pensait indéfectibles entre les trois gangsters. L’issue est même très inhabituelle dans un film de gangsters.Scorcese s’inspire ici d’une histoire réelle ; il choisit donc un angle très documentaire pour sa saga sur la mafia italo américaine. En çà son film marque une rupture avec ses compères réalisateurs italo américains décrivant une mafia plus romantique mais aussi plus fictionnelle. Scorcese réalise son grand film sur la pègre et rejoint donc De Palma (Les incorruptibles & Scarface) ; Coppola (le parrain) et Leone (Il était une fois en Amérique). Souhaitant être plus proche de la réalité que ses prédécesseurs, il filme une violence sèche radicale et quelquefois arbitraire ; mais aussi l’argent facile, la magouille,… La solidarité des grandes familles mafieuses des films ci-dessus, il n’en est pas question ici ; dans ce petit monde, chacun est un danger potentiel pour ses associés. Le climat de méfiance et de tension suinte de partout ; le code de l’honneur cher à Coppola n’existe pas ici.Scorcese en grand réalisateur assure le spectacle avec un rythme exténuant. Il parvient tout de même à alterner montage mitraillette avec long plans séquences vertigineux en steadicam. Lorsque Hill emmène sa future épouse dans un cabaret en passant par l’entrée de service, l’introduisant (et nous avec) dans son environnement de privilégié ; il nous accompagne aussi au même titre que sa compagne. Un plan génial : le clou du film. La dernière journée de liberté de Hill scruté à la minute entre paranoïa, double vie, trafic de drogue est aussi incroyablement haletante.Le casting est aussi éblouissant : Ray Liotta ne fera jamais mieux ; Joe Pesci invente un personnage teigneux et imprévisible extraordinaire (Oscar à la clé) ; De Niro assure dans un rôle de gangster qu’il maitrise à merveille (son fond de commerce).Une seule vraie déception ; cette voix off omniprésente cantonne les scènes entre les personnages à devenir des vignettes récréatives. Ce principe est sur utilisé dans ce film. Sorti en 1990

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