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Mon bilan post-C2M

Publié le 12 juillet 2013 par Léa Jourjon @leafaitsapub

Comme j’avais déjà fait l’année dernière, à la fin de mon BTS communication, je vous propose un bilan de mon année en C2M. Il s’agit d’une licence professionnelle, communication multi media plus précisément, qui s’effectue à l’IAE de l’Université Jean Moulin Lyon 3.

Logo C2M

C’est bien multi media, en deux mots et non pas multimédia, en un mot, qui désignerait seulement l’univers du web. Littéralement, c’est donc une licence qui aborde plusieurs moyens. Et c’est bien pour ça que je l’avais choisi. Elle permet vraiment de balayer la presque totalité du monde de la communication. L’environnement économique, la stratégie de communication, le marketing, etc., permettent d’avoir les compétences stratégiques qui interviennent en amont d’un plan de communication. Le graphisme, les animations Flash, la vidéo, la photographie et le web, permettent de concevoir nous-mêmes les supports, de sorte à ce que l’on puisse se suffire à nous-mêmes en termes de communication. C’est idéal lorsque l’on veut travailler dans une petite agence de communication, se mettre à son compte, ou encore être chargé de communication par exemples.

En arrivant de mon BTS, il y a des choses que j’avais déjà vu évidemment, et que nous n’avons pas forcément ré-approfondi, surtout en ce qui concerne l’aspect stratégique. Mais j’ai beaucoup appris en technique et en opérationnel. Pour d’autres ça été l’inverse. En effet, les cursus de chacun sont très variés, ce qui favorise l’échange et l’entre-aide.

Cette grande pluridisciplinarité, associée au rythme de l’alternance, fait que l’on n’a pas le temps d’aborder certains sujets, pourtant passionnants, en profondeur. C’est ce qui peut être frustrant dans cette licence. On n’est pas multi-spécialistes. La spécialisation peut venir du cursus passé ou peut s’acquérir avec de l’investissement personnel. Il y a plein de cours, où quand on nous annonçait la fin, nous nous étonnions unanimement « déjà ?? ». Mais c’est le jeu (ma pauvre Lucette !). Nous avons choisi un cursus court et professionnalisant, ça va forcément avec.

Quant aux matières en elles-mêmes, il y en a évidemment des moins glamour que d’autres. La vidéo, le graphisme et la publicité : glamour ! La gestion de budget, le droit ou la modélisation de bases de données : moins glamour, mais indispensable, alors on s’y met quand même. Pour ma part la perspective du monde professionnel de plus en plus concrète (voire concrétisée 3 jours par semaine) m’a vraiment fait évoluer dans le sens où les cours ne sont plus une contrainte mais un apport précieux qui me resservira dans un futur proche.

Ma grande découverte de l’année, en dehors de la vidéo, ça a été le web ! Je dois vous avouer que ça me fichait la trouille ! Pour moi le codage exigeait une telle rigueur que ça réveillait en moi le traumatisme des mathématiques du lycée. J’étais persuadée que ce n’était vraiment pas pour moi, et j’y suis allé en me disant « de toute façon, si un jour j’ai besoin de faire un site web, je paierai un prestataire ! ». Mais il se trouve qu’un beau jour, j’ai eu un tilt (oui oui, avec le bruit et l’ampoule qui s’illumine), et j’ai compris que cette rigueur n’était pas là pour n’être que rigoureuse (!!), mais bien pour nous donner la possibilité de faire ce que l’on veut. Et faire ce que je veux, ou du moins, essayer de sortir ce qu’il y a dans ma tête pour le faire exister, c’est tout simplement magique ! Alors je me suis mise à tenter de comprendre cette nouvelle langue : le html (un jour peut être que j’essaierai de comprendre le javascript, mais pas tout de suite tout de suite, il faut quand même y aller en douceur).  J’ai donc codé pendant mon temps libre, voire même dans mes rêves, et aujourd’hui j’ai fait 3 sites toute seule comme une grande. Simples, soit, mais qui ressemblent à ce qu’il y avait dans ma tête ! Et au final ce n’est pas si sorcier que ça. Je dois aussi dire que cette motivation doit beaucoup à la grande qualité de la pédagogie. Je ne me suis pas passionnée pour toutes les matières !

Bon, j’ai déjà réussi à écrire tout ça sans vous parler du principal de l’année : le projet tuteuré. J’avais déjà eu l’occasion d’en toucher un mot ici. En gros, le principe est simple, on est mis en groupe avec de parfaits inconnus – qui ne le restent pas longtemps – et on vous dit « voilà, vous êtes une agence de communication ». Première nouvelle ! Cette agence on doit lui donner vie : un nom, un logo, une charte graphique, toute une identité, des supports de présentation, un (voire deux) site(s) internet, … Et cette agence elle a un client. Interne à l’Université, il peut s’agir d’une association, d’un service ou de la licence même. On doit concevoir et mettre en place toute une campagne de communication au court de l’année. C’est une expérience professionnelle très riche, qui permet de prendre les initiatives que nos postes d’alternants ne nous offrent pas toujours, mais surtout de faire face à de vraies contraintes professionnelles. Le projet permet également de mettre en application toutes les compétences que l’on a acquises le long de la licence.

Il faut être sincère, l’année de licence dépend énormément de ce projet tuteuré. Il demande énormément de temps et d’implication. Je pense qu’il faut avoir un peu de chance dès le début, pour tomber sur des gens avec lesquels on aimera travailler et sur un projet qui nous intéresse. J’ai été gâtée de ce côté-là, tant au niveau de mes coéquipiers de l’agence Octo’plus, qu’au niveau du projet, le concours de plaidoiries de Lyon 3. Nos clients aussi étaient supers, toujours disponibles et ouverts.

Enfin, je trouve que la licence apporte beaucoup humainement parlant. J’ai souvent l’impression de vivre dans le monde des bisounours, mais là, je pense que mon avis est globalement partagé. Il y a comme un esprit C2M, une communauté de personnes avec qui on ne pourra pas ne pas garder contact. D’un point de vue personnel, la licence m’a faite changée. J’ai gagné en confiance et je me sens plus à l’aise aujourd’hui. Mes goûts se définissent aussi de plus en plus. Bref, c’est une expérience que je ne regrette pour rien au monde. Pour dire vrai, j’hésitais même à demander mon redoublement, mais entre-temps j’ai trouvé un poste, alors je m’en vais comblée (vous les retrouvez, n’est-ce pas, les fameux bisounours ?).

Je n’aborderai pas ici mon alternance, ni mon mémoire, qui pourtant occupent toutes mes journées désormais, mais je reviendrai en septembre vous les présenter, une fois que j’aurai fini de rédiger mon mémoire. Ce sera alors la conclusion définitive de C2M (snif !) et le point de départ dans une nouvelle vie.

Pour finir ce beau pâté, juste un petit mot sur le responsable pédagogique de la licence, Vincent Sarmejeanne, qui dira encore que j’écris trop. Alors qu’au début il me faisait peur (encore un peu aujourd’hui quand il fait les gros yeux), je dois avouer que son fonctionnement et sa pédagogie, qui lui sont tout à fait propres, ont permis de faire ce qu’est la licence aujourd’hui. Pour cela, un grand merci à vous Monsieur (si vous passez par là). Quant à ses cours, même si ses théories nous dépassent parfois, ils sont passionnants. J’aurais d’ailleurs beaucoup aimé avoir des notions de sociologie avec lui. (Et Monsieur, si ce post vous a plu, n’oubliez pas que vous n’avez pas encore noté mon mémoire. ;) )

En guise de dixième conclusion, je remets ici les quelques vidéos de notre année :

La vidéo de mon projet tuteuré réalisée avec Caroline Surribas et Jérémy Crouzet pour l’Adely :

La vidéo d’invitation à une garden party avec d’autres promotions de la licence, réalisée par Victor Pomat, Alizée Jarycki, Estelle Gallot et Emilie Tabouret (merci de ne pas arrêter votre jugement à mon comportement volatile) :

La vidéo pour promouvoir la licence, réalisée par la promotion précédente, mais toujours tellement d’actualité :

Et la vidéo réalisée cette année par, Barbara Monnet, Charline Moine Bérénice Deloire, Angélique Fayard et Benjamin Schmitt, sur le monde de la communication (encore bravo à eux !) :

En bonus, deux de nos C2M boys (Victor Pomat et Guillaume Medard) qui reprennent une chanson One Day d’Asaf Avidan :

Sur ce, à tous ceux qui seraient tentés de postuler à la licence, je vous conseille de persévérer, aux C2M, je vous dis à bientôt !

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