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Gravity - Critique vidéo

Par Nopopcorn @TeamNoPopCorn

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Houston, expérience cinématographique bluffante en vue !

Alors que Sandra Bullock et George Clooney sont en mission dans l'espace, une catastrophe se produit et ils vont devoir trouver le moyen de rentrer sur terre.

Vidéo de la critique du film GRAVITY

Réalisation: Yannick Raoul Chroniqueur: Yannick Raoul & Patrice Steibel Cadre & Montage: Sacha Bennasar Cadre: Robin Nicollet
Vidéo également disponible sur YOUTUBE (cliquez ici)


La version texte de la critique

Yanchasp portraitLe(s) plus

Tout en douceur, Gravity démarre sur un magnifique plan séquence des astronautes Sandra Bullock et George Clooney qui réparent le satellite. Scène très calme, qui est d'un coup bousculée à l'arrivée de projectiles.
Le "survival" commence pour nos deux personnages. (...)

  • L'Avis de Yannick R. - Cliquez pour lire la suite (9.5/10)

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    En partant d'un fil conducteur assez simple : "Deux astronautes coincés dans l'espace qui doivent trouver une solution pour rentrer sur terre", Alfonso Cuarón et son fils Jonás, tous les deux scénaristes du film Gravity, réussissent à créer une ambiance et à nous tenir en haleine tout le long.

    Du côté des deux personnages du film, George Clooney est l'interprète parfait pour cet astronaute qui a toujours une petite anecdote à raconter.
    Pour ceux qui sont un peu retissant envers Sandra Bullock, sachant que pendant la première partie on voit a peine son visage, permet finalement de se concentrer sur son jeu et autant avouer que Gravity donne un second souffle à sa carrière.

    Techniquement, Gravity est incroyable !
    Une expérience cinématographique bluffante qui use des plans séquences comme rarement.
    La musique, véritable voix off de Gravity apporte beaucoup à l'ambiance, sans parler du "son" qui revient à chaque danger et qui vous mettra en alerte.

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    A noter quelques plans magnifiques, comme celui avec Sandra Bullock en plein bain d'oxygène qui donne l'impression d'être un fœtus avec les câbles.
    De plus la 3D est véritablement un point fort, ainsi que l'incroyable son Atmos (disponible uniquement dans certaines salles).
    On se laisse emporter avec George Clooney et Sandra Bullock au fin fond de l'espace pour une immersion totale !

    Plus qu'un film, c'est une véritable expérience cinématographique où l'on est plongée dans un univers sans gravité pendant 1h30.
    Gravity est également la preuve, que l'on peut faire une œuvre magnifique sans faire un scénario alambiqué.

    Le(s) moins

    Encore une fois, c'est la communication autour du film qui est un peu dérangeante en indiquant Gravity comme étant un film de science-fiction. Ce qui n'est pas le cas, même si ça se passe dans l'espace et c'est tant mieux.

    Gravity-Photo-George-Clooney-01
    Conclusion

    Gravity est une expérience cinématographique bluffante !

    Absorbé pendant 1h30 par l'incroyable musique utilisée comme voix off, sans oublier le son Atmos, la 3D et l'utilisation magnifique des plans séquences.
    Gravity va surement être un second souffle pour la carrière de Sandra Bullock.

    Ma note: 9.5/10.

Spaz portrait
Le(s) plus

Gravity est à la fois d'une très grande simplicité narrative et d'une extrême complexité technique.
A la fois très classique dans son propos avant-gardiste que dans sa forme.
(...)

  • L'Avis de Patrice S. - Cliquez pour lire la suite (9/10)

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    Gravity n'est d'ailleurs pas une œuvre de Science-Fiction, les situations et technologies présentes à l'écran ne relèvent pas de l'extrapolation mais bien un "survival" où des individus isolés tenter de survivre à des situations extrêmes.
    Ici pas de vaisseaux futuristes mais bien des technologies actuelles terriblement fragiles.

    Dans un long plan séquence d'ouverture Cuaron établit à la fois les personnages, la topographie et les enjeux au cœur du film tout en nous immergeant dans l'immensité de l'espace.
    Les technologies d'effets spéciaux sont poussées à leurs limites pour illustrer cette histoire de la façon la plus réaliste possible, ils donnent l'illusion que le film a pu être tourné en orbite basse autour de la Terre.

    La caméra de Cuaron amplifie l'impression d'apesanteur en virevoltant tout autour des comédiens et on peut passer dans un même plan de l'agoraphobie à la claustrophobie.
    Dénué de sons c'est la partition puissante de Steven Price qui accompagne les secousses et les tremblements qui agitent l'écran.

    Le script maintient une tension constante tout au long des 91 minutes bombardant Stone d'obstacles insurmontables. Le premier tiers du film en particulier vous laissera épuisé et à bout de souffle.

    Au-delà du spectacle Gravity nous renvoie à notre place dans cet univers, c'est une histoire sur la vie qui se déroule dans un lieu totalement impropre à celle-ci. De nombreuses images évoquent le cycle de la vie, sa résilience.

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    La virtuosité technique n'entrave pas l'émotion.

    La performance de Sandra Bullock est au cœur du film, présence physique et émotionnelle elle incarne à la fois la vulnérabilité et la détermination. Son interprétation culmine dans un monologue très émouvant qui en fait une candidate sérieuse à l'Oscar.
    George Clooney apporte les quelques touches humoristiques du film dans un personnage dont l'assurance bienveillante sera indispensable dans l'odyssée (de l'espace) de Stone.

    Le(s) moins

    Au détour d'un dialogue un peu superflu j'ai eu l'impression que Cuaron avait un peu abandonné de rigueur pour offrir un passage à destination du public US plus croyant mais c'est un détail.

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    Conclusion

    Nul besoin d'être geek ou fan pour apprécier cette grande expérience de cinéma à vivre absolument en salles.

    9/10.


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Gravity

Réalisé par: Alfonso Cuarón.
Avec: Sandra Bullock, George Clooney, Ed Harris.
Genre: Science fiction.
Nationalité: Américain, britannique.
Distributeur: Warner Bros. France.
Durée: 1h30min.
Date de sortie: 23 octobre 2013.

Synopsis : "Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers. Le silence assourdissant autour d'eux leur indique qu'ils ont perdu tout contact avec la Terre - et la moindre chance d'être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d'autant plus qu'à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d'oxygène qu'il leur reste.
Mais c'est peut-être en s'enfonçant plus loin encore dans l'immensité terrifiante de l'espace qu'ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre..."

  • Bande annonce

  • Les Anecdotes !


    Les satellites hors d'usage et les déchets laissés par d'anciennes missions spatiales ont engendré une quantité importante de débris risquant de provoquer un accident catastrophique, comme ce qui se produit dans Gravity. C'est un phénomène réel, baptisé "syndrome de Kessler" par la NASA. "C'est un vrai problème", indique le producteur David Heyman : "Chaque vis ou bout de ferraille qui a été abandonné ou jeté se retrouve en orbite et lorsqu'ils se percutent, ils créent davantage de débris encore. Cela met en danger la vie des astronautes, les vaisseaux spatiaux, voire les êtres humains sur Terre."

    La création de l'univers en grande partie virtuel de Gravity a été, tout au long du tournage, influencée par la volonté de réalisme du cinéaste. Il confie : "Dès le départ, Chivo, Tim et moi avons souhaité que les plans soient réalistes, à tel point qu'on ait l'impression qu'on s'est contenté de filmer l'espace. Cela aurait été mon rêve, mais, bien entendu, c'était irréalisable (...) Certes, j'étais conscient qu'il nous faudrait quelques effets spéciaux, mais ce n'est que lorsqu'on a essayé d'utiliser des techniques traditionnelles que je me suis aperçu qu'on allait devoir mettre au point un dispositif inédit pour réaliser le film tel que je l'envisageais". L'essentiel du long-métrage est le résultat d'un mélange entre infographie et animation. Pendant la phase de prévisualisation, les équipes ont élaboré intégralement le film par ordinateur, poussant très loin le processus en raison de l'exigence réaliste fixée.

    Sandra Bullock et Alfonso Cuarón ont fait évoluer le personnage de Ryan à mesure du tournage, mais certaines idées étaient déjà bien arrêtées en amont. "Il était crucial, à nos yeux, que le personnage central soit une femme car on se disait qu'il y avait un lien vital entre sa présence maternelle et la Terre", indique le scénariste Jonás Cuarón. Pour lui, il était également nécessaire que cette femme soit une astronaute novice : "Elle a subi un entraînement, mais (...) quand la navette est détruite, elle ne sait pas du tout comment gérer une telle situation de crise", précise-t-il. "Pour que l'ensemble soit cohérent, il nous fallait aussi une sorte de mentor – un personnage capable de la guider et de lui venir en aide en cas de besoin", ajoute Alfonso Cuarón. D'où la présence du personnage de George Clooney.

    Les deux scénaristes expliquent à quel point le film offre différents niveaux métaphoriques de lecture : "Pour nous, Gravity ne parle pas seulement de la pesanteur qui retient l'être humain, mais surtout de ce qui nous rattache à nos racines", indique Jonás Cuarón. "Tout le film est ponctué de plans (...) de la Terre, montrée comme le berceau de toute vie. Et au-dessus de la Terre, une femme, totalement déracinée, flotte dans l'espace. Nous voulions explorer le potentiel métaphorique d'un personnage perdu dans l'espace qui s'enfonce dans l'univers, (...) et qui s'éloigne de plus en plus de la Terre, où se concentrent l'élan vital et les rapports humains. Au-delà des effets et des technologies, il était essentiel que le combat de Ryan apparaisse comme l'allégorie d'un être qui doit (...) traverser les épreuves de la vie. [Sa] trajectoire (...) est celle d'une renaissance", développe son père.

    Le passé du personnage de Sandra Bullock explique sa psychologie et son comportement. Le fait qu'elle ait perdu un enfant donne aussi une autre dimension à l'histoire, comme le remarque la comédienne : "Ryan a perdu un être cher. Elle s'est repliée sur elle-même. Lorsque j'ai parlé de Ryan avec Alfonso, on s'est aperçu qu'on avait la même conception du personnage, et qu'on se posait les mêmes questions à son sujet. Pourquoi nous replions-nous sur nous-mêmes quand nous subissons un drame, alors que c'est le contact humain qui pourrait nous sauver ? (...) En un sens, l'histoire de Ryan illustre à merveille l'adage 'Prenez garde à vos désirs' : elle voulait être seule, et son voeu a été exaucé."

    Afin de pouvoir rendre compte de la gravité "zéro", les équipes de Gravity ont mis au point une technologie totalement inédite, la "Light Box" : un cube aux parois intérieures constituées de panneaux couverts de minuscules lampes LED. Son objectif principal était d'offrir un éclairage que la méthode traditionnelle n'aurait pas permis, comme dans les scènes où Ryan tournoie dans l'espace. Les lampes, les caméras fixées sur des bras robotisés et les systèmes de rotation étaient dirigés à distance par ordinateur.

    L'équipe a dû inventer une caméra assez petite et maniable pour enregistrer dans la Light Box. Pour les mouvements des acteurs, une plaque tournante était installée sous le plancher, les renversant ou les soulevant. Un dispositif, le "système de coeur-à-coeur", faisait tournoyer Sandra Bullock et George Clooney face à face. Le producteur David Heyman précise qu'un robot fixé à un bras, nommé Isis, se déplaçait à toute vitesse pour s'arrêter à quelques centimètres à peine du visage de l'actrice.

    Pour le réalisateur, Alfonso Cuarón, Gravity est aussi un film sur la solitude et son actrice a dû affronter le fait d'être seule à l'écran pendant la quasi-totalité du métrage. "Cela peut s'avérer très angoissant pour un acteur de se retrouver seul à l'image pendant longtemps, sans avoir de partenaire. Avec Sandra, nous avons pas mal discuté pour trouver le juste équilibre entre les propos qu'elle pourrait tenir et les gestes qu'elle pourrait faire afin d'exprimer les sentiments du personnage."

    Pendant le tournage, la comédienne était souvent isolée dans la Light Box avec pour seul moyen de communication un dispositif d'oreillette, et un panel assez large de sons et de bruitages dans son casque, lui permettant de caler les émotions qu'elle devait exprimer avec le processus de tournage très mathématique. Un isolement répété qui, comme le note le cinéaste, "fait écho à la solitude de son personnage" et que Sandra Bullock a utilisé pour le nourrir : "Dès que je me sentais seule, frustrée ou désemparée, je me disais 'Sers-toi de cette sensation, vas-y, sers-en toi pour le rôle'."

    Les équipes des effets visuels de Neil Corbould ont imaginé un dispositif d'une douzaine de câbles pour créer l'illusion que Sandra Bullock flottait en apesanteur. Les câbles classiques ne rendaient pas l'effet désiré, et Corbloud a donc mis au point un système de câbles pouvant être manoeuvré manuellement ou par télécommande grâce à une réplique miniature informatisée du mécanisme.

    Six câbles étaient attachés à ses épaules, six autres à sa taille, de chaque côté, pour éviter l'effet de balancier, et le système a été manipulé et piloté par les plus grands marionnettistes. Enfin, pour certaines séquences, d'autres dispositifs auxquels les acteurs étaient attachés permettaient de les faire pivoter à des degrés divers, et des bras robotisés identiques à ceux utilisés dans l'industrie automobile ont rendu possible le tournage d'un certain nombre de plans audacieux.

    Le scénario de Gravity a été coécrit par Alfonso Cuarón et son fils Jonás. Il s'agit de leur première collaboration scénaristique officielle.

    La NASA a coopéré lors des recherches, fournissant à l'équipe de Gravity de nombreux éléments de documentation. "On a eu une chance immense que la NASA accepte de nous transmettre leurs documents, et notamment sous forme de photos et de films d'archives, raconte Tim Webber, le superviseur des effets visuels. "D'ailleurs, les astronautes sont d'excellents photographes et nous avons récupéré des prises de vue spectaculaires. En regardant les clichés de la Station spatiale internationale, on se disait 'Si on arrivait à un tel résultat, personne ne croirait qu'il s'agit de la réalité'."

    L'apesanteur ajoutant de la difficulté à l'animation virtuelle, les animateurs ont fait appel à un outil baptisé "simulateur de la poupée de chiffon". Mark Solomon, superviseur de l'animation, explique qu'il "s'agit d'un petit personnage souple qu'on pouvait lancer dans l'espace virtuel et qui simulait les mouvements du corps humain. C'était utile pour bien comprendre la manière dont un personnage se déplace dans l'espace."

    "Il nous a fallu revoir toutes nos règles physiques, puisqu'en général, nous partons du principe que le mouvement d'un objet est déterminé par son poids", note son collègue, David Shirk. "Nous avons dû remettre en question ces postulats, et accepter l'idée que, par exemple, lorsqu'un objet se met à tournoyer, il continuera à tournoyer indéfiniment – jusqu'à ce qu'il heurte un autre objet qui le déviera de sa trajectoire."

    Gravity a été tourné en 3D. Un choix qui s'est imposé de manière évidente : "Dès le départ, on voulait tourner ce film en 3D car il nous semblait essentiel que le spectateur se sente immergé dans l'espace, comme dans l'histoire. Pour autant, il ne s'agissait pas d'abuser d'effets jaillissants sous prétexte de tourner en 3D. On a essayé d'être subtil... pour donner le sentiment au spectateur qu'il participe au voyage", commente le réalisateur Alfonso Cuaron.

    Le directeur de la photo indique que l'importance du nombre de plans en infographie a offert de nombreuses possibilités concernant les plans séquences, chers à Alfonso Cuaron. "On s'est rendu compte qu'on pouvait aller très loin dans notre démarche. C'est ce qui nous a permis d'obtenir des 'plans élastiques', grâce auxquels on passait d'un plan panoramique à un très gros plan du visage de Sandra, puis on se glissait à l'intérieur de son casque, avant de filmer un plan en caméra subjective et, enfin, un plan large plus neutre. C'est ce qui suscite un sentiment de claustrophobie chez le spectateur", précise-t-il.

    L'univers est un environnement totalement silencieux, d'où la difficulté pour constituer la BO du film : "Certaines séquences sont entièrement silencieuses, mais nous nous sommes dit que si le film tout entier était plongé dans le silence, le spectateur aurait sans doute décroché", déclare Cuarón, le metteur en scène. Avec Glenn Freemantle, qui a conçu les effets sonores, ils ont décidé d'associer le son au toucher : "Le son se propage à travers des vibrations. Lorsque Ryan touche ou heurte un objet, on l'entend à travers elle", précise ce dernier.

    Son équipe a utilisé des vibrations et de basses fréquences afin que le spectateur ressente les chocs sans le son fracassant entendu d'ordinaire. Steven Price s'est chargé de la musique. Le cinéaste lui a demandé de faire sans les percussions, l'instrument le plus symbolique de l'action, pour que cela "brouille la frontière entre musique et effets sonores". Le compositeur a donc allié instruments électroniques et acoustiques pour produire des pulsations sans recourir aux percussions.

    Les décors virtuels constituent la majeure partie des décors du film. "J'avais l'habitude des effets visuels (...). Mais cette expérience était totalement différente car nous avons imaginé des décors entiers sur ordinateur (...)", note le chef décorateur Andy Nicholson. Ses équipes ont utilisé les photos des vaisseaux existants et les "infos techniques tombées dans le domaine public" pour obtenir les décors les plus réalistes.

    Une démarche étape par étape, comme il le souligne : mise au point des « environnements infographiques » (en images numériques) rudimentaires, évaluation de leur crédibilité, validation par le réalisateur, puis perfectionnement jusqu'au résultat final. L'équipe a également créé un catalogue d'accessoires modélisés sur ordinateur, et ajouté des détails permettant de rendre compte du fait que la station spatiale avait été occupée par des astronautes de différentes nationalités.

    Le décor de la capsule spatiale russe nommée Soyouz a été construit en dur. "On avait assez de matière pour construire une reproduction fidèle de la véritable capsule Soyouz, à quelques exceptions près, comme la trappe latérale. On a eu la chance d'avoir l'astronaute Andy Thomas à nos côtés, (...) qui nous a appris à manipuler l'interface informatique et les commandes de la capsule", observe Andy Nicholson, le chef décorateur.

    "Je voulais savoir précisément comment fonctionnait la capsule et ce qui se passait si j'appuyais sur tel ou tel bouton", déclare Sandra Bullock. Alfonso Cuaron désirant tourner de longs plans séquences dans ce décor, la capsule Soyouz a été construite en différents morceaux. Une quinzaine de techniciens déplaçaient alors les morceaux de décors au rythme des mouvements de la caméra. Pour cela, il a fallu qu'ils répètent scrupuleusement chaque plan !

    Une coach de mouvement a appris à Sandra Bullock à se déplacer comme si elle était en apesanteur, lui montrant des images d'astronautes. La difficulté principale consistait à se mouvoir plus lentement, tout en parlant à une vitesse habituelle. "Le cerveau ne fonctionne pas spontanément de cette façon. Il a fallu que j'habitue mon corps à se comporter comme s'il était dans l'espace. Chaque parcelle de mon corps devait s'accoutumer à l'apesanteur avec grâce et poésie", souligne la comédienne.

    George Clooney est réputé pour son humour et ses fameuses blagues. Il lui a toutefois fallu se tenir un peu sur le plateau de Gravity. Les conditions de réalisation dictées par le recours à de nombreuses technologies révolutionnaires et le plan de tournage rigoureux l'imposaient. "Il fallait respecter une certaine discipline", commente le comédien. "Du coup, je m'en suis remis aux experts, à commencer par Alfonso."

    Jany Temime a conçu à la fois des costumes en infographie (numériquement), et des costumes réels. "J'ai quand même eu besoin d'avoir le tissu entre les mains pour voir la couleur et sentir la texture", précise-t-elle. Elle évoque le problème posé par la couleur des combinaisons : "Le blanc est la teinte la plus difficile à éclairer. Néanmoins, il fallait qu'elles soient blanches puisque les combinaisons de la NASA sont blanches. (...) Nous avons fini par ajouter une touche de gris à la couche de couleur supérieure, ce qui a réglé le problème."

    Les acteurs portaient des combinaisons de substitution, les modèles originaux étant bien trop lourds à porter pour le tournage. Concernant les casques, dont la visière était réalisée en infographie, le plus difficile était de restituer la buée produite par la respiration des personnages, élément essentiel pour figurer la tension ressentie. "Il a fallu qu'on note précisément à quelle vitesse ils respiraient et l'endroit de la visière en face duquel se trouvait leur visage."

    James Cameron a déclaré que Gravity était le "meilleur film sur l'espace jamais réalisé" ! Dans une interview pour Variety, le cinéaste a été dithyrambique : "J'ai été abasourdi, absolument terrassé par le film. Je pense que c'est la meilleure photo de l'espace jamais vue, le meilleur film sur l'espace jamais réalisé. J'avais très envie de voir Gravity depuis un bon moment. Ce qui est intéressant dans le film, c'est la dimension humaine. Alfonso et Sandra travaillent main dans la main pour créer ce portrait limpide d'une femme qui se bat pour rester en vie en apesanteur."

    A l'origine, le rôle tenu par Sandra Bullock devait être joué par Angelina Jolie. Lorsque cette dernière a abandonné le projet, une ribambelle d'actrices ont été pressenties. Parmi les candidates les plus sérieuses, on peut citer Scarlett Johansson, Blake Lively et Natalie Portman, qui a finalement décliné le rôle à cause de sa grossesse. Quant au personnage de George Clooney, il été prévu qu'il soit campé par Robert Downey Jr. Lors du Comic-Con, le réalisateur Alfonso Cuarón a expliqué que le style de jeu de Robert Downey Jr n'était pas tout à fait compatible avec les technologies utilisées, et que cela l'aurait beaucoup limité et possiblement frustré. De plus, l'agenda du comédien était déjà très chargé, il a donc laissé sa place à Clooney.

    Très attendu, Gravity a fait l'ouverture de la Mostra de Venise le 28 août 2013, où il a été projeté hors compétition. Il a également fait partie de la sélection Special Presentations lors du Festival International du Film de Toronto, quelques jours plus tard.

IndianConnectionLogoMerci à "Indian Connection", pour le lieu de tournage.
Restaurant indien, Bar, Music, Lounge
33/35 rue de Lappe 75011 Paris - site internet

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