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Réflexions sur les déclarations de Mr Apparu sur la question du financement public des mosquées

Publié le 27 octobre 2013 par Tchekfou @Vivien_hoch

Faut il financer la construction de Mosquée par l’Etat ? Faut il continuer la règle [régressive à mon avis] de non financement des lieux de culte par l’Etat ? Tentative de réponse à ces questions épineuses 

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Benoist Apparu avait fait une proposition de financement par l’Etat Français des mosquées. Pour justifier sa proposition, il évoque la nécessitée de lutter contre l’influence de l’Arabie saoudite et l’islam des caves et des rues. Bien qu’avec des contorsions intellectuelles, j’ai du mal à comprendre en quoi un financement par l’Etat Français arrêtera les prières de rues ou l’islam des caves ou encore briserait l’influence de l’Arabie Saoudite sur les mosquées. En effet le culte est souvent dit en arabe et chaque année et avec le pèlerinage à la mecque, les liens avec cette puissance tutélaire de l’islam sont renforcées.

« Bien qu’avec des contorsions intellectuelles, j’ai du mal à comprendre en quoi un financement par l’Etat Français arrêtera les prières de rues ou l’islam des caves ou encore briserait l’influence de l’Arabie Saoudite sur les mosquées »

Faut il donc financer la construction de Mosquée par l’Etat ? L’Etat n’ayant pas d’argent propre, financer par l’Etat une initiative quelconque c’est lui reconnaitre un apport singulier irréfutable au maintien et à l’expansion du «Bien commun». Financer par l’Etat c’est mettre sur une initiative le sceau de l’utilité public.
Pour Apparu comme pour les tenants de cette ligne, on devrait financer les mosquées simplement du fait qu’elles sont là et prolifèrent  sur le territoire national. Dire cela c’est comme si on disait à l’Etat de financer les squats ou les bidonvilles simplement parce qu’ils sont là. Hors, l’utilité publique pour la France de la doctrine islamique n’est pas prouvée. En outre, par définition, les mosquées ne devraient même pas être là dans le paysage français, elles sont un vestige de l’empire colonial et était donc appelées à disparaitre avec le dit Empire. D’autres disent qu’il faudrait financer l’islam et les mosquées au regard de l’histoire car l’Etat Français et les Rois ont financé et favorisé le culte Chrétien. Au passage, je signalerais que les synagogues n’ont pas été financé par ni par l’Etat ni par les rois. Ainsi-donc, financer par l’Etat le culte islamique serait légitimer une égalité entre la doctrine islamique et la religion traditionnelle des français bien que l’expérience nous montre qu’il n’y a pas d’égalité entre doctrine islamique et chrétienté comme il n’y en a pas entre liberté et servitude.

« financer par l’Etat le culte islamique serait affirmer une égalité entre la doctrine islamique et la religion traditionnelle des français bien que l’expérience nous montre qu’il n’y a pas d’égalité entre doctrine islamique et chrétienté comme il n’y en a pas entre liberté et servitude. »

Cette réflexion sur le financement du culte me porte à croire que la règle du non financement par l’Etat des lieux de culte plonge en fait ses racines dans un « positivisme comtien »  du 19e siècle qui nie au culte, en particulier chrétien toute utilité publique. C’est dans ce mouvement qu’il faut comprendre les propos d’un Ian Brossat qui propose de raser le sacré coeur de Paris pour y mettre un lieu de solidarité associatif.  Ce positivisme scientiste est donc le fondement des lois de séparation et de non financement car lui niant toute utilité, il était logique que la collectivité cesse de financer une chose aussi inutile que le culte.

Il faut voir cette position scientiste comme une rupture de la tradition et des expériences de 1792 années. Aussi bien l’Empereur Constantin que les Rois y compris la parenthèse impériale avait trouvé dans le Christianisme un pacificateur des relations sociales ainsi qu’un auxiliaire d’instruction puissant. La supériorité intellectuelle de l’occident lui venait alors de la qualité de ses monastères où des générations d’Homme dans le silence se sont appliquées aux perfectionnements des arts et des sciences, à l’étude de Dieu et des Hommes. Nos grands écrivains, scientifiques et industriels étaient aussi de grands dévots. La tension entre l’aspiration à la transcendance et les contingences charnels alimentait leur quête. Blaise Pascal ont est l’exemple le plus éclatant.

« Aussi bien l’Empereur Constantin que les Rois y compris la parenthèse impériale avait trouvé dans le Christianisme un pacificateur des relations sociales ainsi qu’un auxiliaire d’instruction puissant »

Le non financement du culte chrétien par l’Etat est donc une régression de la pensée, une négation des vertus civilisatrices pour l’occident de la Chrétienté. En raison de l’utilité publique du christianisme prouvée et éprouvée par les siècles, son financement public  a été longtemps inclus en France dans une fonction régalienne de l’Etat. Pour ce qui en est de l’islam, ma réflexion me porte à adopter une position proche de celle du Pape Benoit XVI dans son discours de Ratisbonne : un dialogue doit être maintenu avec les représentants du culte islamique cela même si son utilité publique est sujet à caution, que ses règles prêchent une violence intolérable en particulier celle envers les femmes et que son application ne saurait survivre sans une emprise totalitaire et liberticide pour chacun. 

Puisque comme le rappel le Pape dans le discours de Ratisbonne : « la diffusion de la foi par la violence est contraire à la raison. Elle est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l’âme.« Dieu ne prend pas plaisir au sang, dit-il, et ne pas agir selon la raison (‘σύν λόγω’) est contraire à la nature de Dieu. La foi est fruit de l’âme, non pas du corps. Celui qui veut conduire quelqu’un vers la foi doit être capable de parler et de penser de façon juste et non pas de recourir à la violence et à la menace… Pour convaincre une âme douée de raison, on n’a pas besoin de son bras, ni d’objets pour frapper, ni d’aucun autre moyen qui menace quelqu’un de mort… », Il est donc du devoir d’une démocratie libérale comme la France de promouvoir la chrétienté et de combattre l’islam en ce qu’il n’y a rien de plus contraire à l’esprit Français que la soumission aveugle et la conversion coercitive : « Montre moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l’inhumain comme ceci, qu’il a prescrit de répandre par l’épée la foi qu’il prêchait ». Cette lutte doit être similaire à celle mené contre les sectes car ce qui fait une secte ce n’est pas le nombre de gens sous son empire mais la sédition et l’aliénation que porte sa doctrine aussi séduisante et populaire soit elle.

« Il est donc du devoir d’une démocratie libérale comme la France de promouvoir la chrétienté et de combattre l’islam en ce qu’il n’y a rien de plus contraire à l’esprit Français que la soumission aveugle et la conversion coercitive »

Alors non Mr Apparu, l’Etat Français ne doit pas financer les mosquées, il doit travailler à faire reculer l’islam dans le monde en renouant avec la tradition qui est la sienne de soutien et de protection de la Chrétienté.  En agissant ainsi nous serons les dignes héritiers des grands français comme Claude Bernard qui disait : Quand le fait qu’on rencontre ne s’accorde pas avec une théorie régnante il faut accepter le fait et abandonner la théorie.  Abandonnez donc vos théories fumeuses sur un islam compatible avec la démocratie libérale et acceptez les faits brillamment démontrés en Egypte, en Tunisie, en Liban, en Iran, en Afghanistan etc. etc. Voilà ce qui est Français !

Pour ma part, je prône une rétrocession des biens confisqués du clergé par l’Etat et la fin du monopole de l’instruction par l’Education nationale. Ces conditions remplies, l’Etat devra se retirer de tout culte ni en favorisant, ni en pénalisant mais en garantissant la liberté de croire, de ne pas croire et surtout de changer de religion sans risquer les représailles physiques, financières de la part de la religion que l’on quitte.


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