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Florian Mona : « Mon fantasme ? Etre Bill Murray pendant une journée »

Publié le 30 octobre 2013 par Swann

A mi-chemin entre la chanson française et le rock, Florian Mona fait parti de ces artistes qui ne jurent que par le français lorsqu’il écrit. En même temps, lorsqu’il sort de si belles chansons de son stylo, il sera dommage de passer à côté. En avril dernier, le breton sort son deuxième album, les Heroïnes. Un album qui tranche radicalement avec son premier essai, puisqu’il abandonne le pop-folk pour un rock plus patiné, trempé dans les influences eighties où les synthés et la basse dictent la marche à suivre. On a rencontrée le jeune homme au restaurant de la Maroquinerie pour lui poser des questions.

Florian, raconte-nous ton premier souvenir musical ?

(rires) Je ne pense jamais à le dire mais mon premier choc c’était à 16 ans. On était allés chez un copain, je me rappelle qu’il avait piqué un film à ses soeurs « Pump up the volume » et la BO de ce film était de Leonard Cohen, ça s’appelait Everybody Knows. Très eighties. J’ai cherché partout qui était ce mec, pourtant à l’époque j’étais comme tous les ados, je ne me cultivais pas trop musicalement, mais cette BO a été une révélation que j’ai beaucoup écouté après.

Est-ce que tu te rappelles la première chanson que tu as écrite ?

Elle n’a pas de titre et elle est très vieille, je devais avoir 17 ans quand je l’ai écrite. Je l’ai retrouvé il n’y a pas si longtemps. J’ai essayé de la jouer… et ce n’était pas bien du tout. C’était… On aurait dit ce Canadien… Rock Voisine !

Quelle est la première chose que tu te dis en montant sur scène ?

« On va tout défoncer » (rires)

FLorian

Et quelle est la première chose que tu fais en descendant de scène ?

On se fait des bisous avec les gars. J’aurais pu dire « on se boit une bière », mais en fait c’est vraiment la première chose qu’on fait : on se prend dans les bras, on se congratule et puis on parle direct du concert après, tant que c’est encore chaud.

Est-ce que tu peux nous raconter ton pire souvenir de concert ?

Ce n’était pas sous le nom de Florian Mona. J’accompagnais un autre artiste sur scène, pendant un festival. Je me rappelle qu’il avait son câble de guitare qui lui passait entre les jambes et qu’il arrêtait pas de tirer dessus… et il était hyper gêné…ça l’a stressé pendant tous le concert. J’étais hyper mal pour lui, mais je ne comprends toujours pas pourquoi il n’a pas essayé de s’en dépatouiller… J’en ai un autre de mauvais souvenir : une date en première partie de Miossec… un des mecs nous avait dit « surtout vous ne touchez pas au pédalier ». On monte sur scène, notre guitariste se prend les pieds dans les fils et tombe sur la pédale. Et là, on entend un mec dans la salle hurler « je ne savais pas que c’était un spectacle comique ».

Tu as des bons souvenirs sinon ? Le meilleur ce serait quoi ?

Notre première partie de Philippe Katerine, parce que c’était un des premiers concerts sous Florian Mona et c’était énorme. Il y avait plein de monde dans la salle. J’avais pris une caméra pour filmer la foule. C’était génial.

La personne que tu rêves de rencontrer une heure ? Une après-midi ? une journée ?

C’est hyper balaise comme question ! Une heure, je dirais Serge Gainsbourg… ou Alain Bashung, disons trente minutes avec l’un et trente minutes avec l’autre… Une après-midi, avec Jean-Michel Basquiat, ça fait un peu bobo de dire ça non ? Mais j’aime beaucoup Basquiat… Et une journée avec Michel Gondry. Je voudrais qu’il m’explique comme faire un super film tout seul.

Et tu as un fantasme musical ou du moins artistique ?

Etre Bill Murray pendant une journée. J’aimerais bien être comme plus tard… Il a tellement la classe.

Le mot de la fin, ce serait quoi ?

J’ai été ravi de vous rencontrer et j’aimerais bien vous embaucher en tant que choriste ! (rires)


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