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La strada - 6/10

Par Aelezig

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Un film de Federico Fellini (1954 - Italie) avec Anthony Quinn, Giulietta Masina, Richard Basehart - en N.B.

Mon premier Fellini...

L'histoire : Zampano, artiste de rue, itinérant, achète à une famille très pauvre leur fille aînée, Gelsomina, un peu simplette. Elle lui servira de domestique et de partenaire. L'homme est brutal, alcoolique, mais la jeune fille n'a plus que lui au monde. Elle apprécie les numéros qu'il lui apprend et elle a toujours le secret espoir qu'il apprécie réellement sa compagnie...

Mon avis : Et oui, je n'avais encore jamais vu de Fellini ! Ce cinéaste célébrissime et tant estimé. Avec La strada, l'un de ses plus gros succès, je pensais me régaler. C'est une belle et triste histoire certes, c'est magnifiquement interprété et il est passionnant d'observer le jeu des acteurs. Giulietta Masina est extraordinaire ! Mais à part ça, j'avoue que je me suis un peu ennuyée... Le scénario est mince et je m'attendais à plus d'émotion, plus de passion, plus d'intensité...

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Quant à la fin, elle est étrange... et m'a laissé un goût d'inachevé ; je n'ai pas tout compris.

Dans les critiques, on semble insister sur le personnage du Matto, un autre saltimbanque, sensible, poète et funambule, que rencontrent Zampano et Gelsomina, et qui serait le seul - selon ce que je lis - susceptible de comprendre et d'aimer la jeune femme. Pour ma part, je n'ai pas du tout trouvé que sa présence dans l'histoire apporte quoi que ce soit de vraiment marquant... Même s'il est plus gentil que Zampano, il se moque de Gelsomina, comme les autres, ne fait rien pour l'aider et aucune romance ne naît. 

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Dans les vieux films, il y a un truc qui m'amuse : les ombres ! Aujourd'hui, le chef op se débrouille pour qu'elles soient toujours naturelles. Autrefois, on n'avait ni les mêmes méthodes, ni les mêmes moyens, ni les mêmes priorités ; résultat, on voit toujours des ombres bien trop contrastées, et donc rarement naturelles. Dès que je "lâche" une histoire, parce qu'elle ne m'intéresse pas plus que ça, je m'attarde sur les détails techniques de ce genre... et c'est rigolo.

Bien. Il me reste à voir maintenant d'autres Fellini pour que je puisse me faire un véritable avis sur le grand homme, parce que celui-là, à part l'émouvante Gelsomina, bof...


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