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500 000 emplois en 4 ans grâce à l’Alternance

Publié le 12 mars 2014 par Regard
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   La France de l’Excellence-la France des Solidarités

500 000 emplois en 4 ans grâce à l’Alternance

Un véritable projet de société

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La mesure proposée par le chef de l’État visant à mettre en place des bonus et des malus pour encourager les entreprises à embaucher davantage de jeunes, est une excellente chose. Regardons ce qui se passe du côté des Centres de Formation pour Apprentis (CFA). Pour embaucher davantage d’apprentis, il faut bien se poser la question du financement des CFA. Pourquoi ne pas envisager un bonus / malus en fonction des résultats académiques des apprentis, de leur insertion professionnelle, de leur assiduité en formation, etc.

Or, l’alternance, est un système qui permet de coordonner enseignement et expérience professionnelle. Pour les employeurs, c’est une source d’emploi. Pour les étudiants ou pour des chômeurs, c’est un complément efficace de formation aboutissant  systématiquement à un emploi.

La finalité de l’école est d’offrir à chacun, sous l’égide de l’égalité des chances, un avenir.

Mais le chômage des jeunes en France reste une préoccupation sociale majeure. Le taux de réussite dans le premier cycle reste assez faible par rapport aux moyens et aux efforts investis par l’ensemble des acteurs de l’enseignement. Les problèmes d’orientation ainsi que la conception que se font, jeunes et parents, de la finalité des études restent les principales causes de cet échec.

Ce qui est vrai pour un jeune, l’est pour un salarié licencié qui a besoin d’obtenir une formation destinée à une nouvelle spécialisation.

L’alternance, un vrai levier pour l’emploi

L’efficacité de l’alternance comme réel tremplin en faveur de l’emploi notamment des jeunes n’est plus à prouver. Depuis Pôle Emploi recommande même de faire des études en alternance, y compris aux étudiants de très hauts niveaux de formation car ils commencent à être concernés par le problème du premier emploi.

Stage en entreprise et études en alternance

On peut alors se demander pourquoi ne pas généraliser la création des CFA dans les établissements publics et tout particulièrement dans les Universités, ou inciter à effectuer un rapprochement plus actif entre CFA et Université. Dans ce cadre, on pourrait même supprimer les stages en entreprise et les remplacer par une année obligatoire en alternance.

Public et privé, un même objectif en faveur de l’emploi des jeunes en France

L’État a mis en place de nombreux dispositifs de formation et a associé le secteur privé à sa quête pour la formation de la jeunesse française : formation initiale, formation en alternance, sous forme de contrat de professionnalisation ou d’apprentissage. La formation initiale est aujourd’hui gratuite dans le secteur public mais payante dans le secteur privé. Quant à la formation en alternance, elle est gratuite aussi bien dans le secteur public que privé. Toutefois, les formations en apprentissage ne peuvent se faire que dans un Centre de Formation d’Apprentis (CFA). Ce CFA œuvre exclusivement dans un cadre associatif à travers une convention signée avec la région dont dépend le CFA.

Les deux filières connues pour leur faible taux de réussite, soit 40% au niveau du premier cycle, sont les Universités qui proposent le cycle LMD et les filières du domaine de la santé accessible après une année de concours.

Un Projet présidentiel

500 000  emplois en 4 ans via l’Alternance  et non pas dépenser x millions d’euros pour des emplois jeunes qui ont fait leur non-preuves en d’autres temps de gauche.

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Ne pas confondre argent public répandu à grands renforts de discours avec mise en œuvre d’un plan de formation-emploi précis et contrôlé. Encore faut il que la taxe d’apprentissage soit régulièrement distribuée sans abus ni autre manœuvre
Comment faire du neuf avec du vieux. la mesure-phare de la gauche afin de lutter contre le chômage des jeunes : financer 300 000 « emplois-jeunes » à hauteur de 4 milliards d’euros par an grâce à la suppression des exonérations de charges sur les heures supplémentaires. Bien sûr, ce ne sera pas la seule proposition en faveur des jeunes. Il n’empêche, le symbole est là, on n’hésite pas à reprendre une idée du gouvernement Jospin  qu’elle avait elle-même lancée en 1997, il y a quatorze ans.

   Les contrats jeunes, des  contrats mal ciblés :
C’est un retour vers le passé . Ces vieilles recettes peuvent fonctionner ponctuellement, mais ne changent structurellement rien au chômage des jeunes qui reste élevé dans notre pays. D’après des évaluations, cela n’aide pas les jeunes à trouver un travail qui ne soit pas subventionné.

Emploi-jeune, un coût exorbitant

Les emplois-jeunes sont des contrats relativement chers en comparaison de contrats subventionnés dans le secteur privé. Selon les chiffres annoncés, l’État verserait 13 333 euros par an pour chacun d’entre eux, soit environ la rémunération annuelle nette versée au jeune (souvent au smic) ! Quatre milliards, c’est aussi un peu moins du tiers du budget consacré par l’État à la politique de l’emploi (Pôle emploi, aide à l’alternance, contrats aidés.
De fait il vaut mieux travailler sur « une meilleure adéquation entre la formation des jeunes et le marché du travail », ce qui passe par le développement de l’alternance et de l’apprentissage. En Allemagne le chômage des jeunes est très inférieur au taux français (10,1 % contre 24,2 % en décembre 2010). Pour cela, l’État doit signer des contrats avec les régions responsables de la formation professionnelle,

Et l’alternance est une voie d’excellence en terme de taux de réussite aux examens ainsi qu’en matière d’insertion professionnelle.

A Paris et en Ile-de-France, les résultats de la formation en alternance sont très bons si bien qu’elle est même devenue une voie d’excellence. Parce que jusqu’à présent, avant la loi Seguin, l’apprentissage ne concernait que des CAP. Il y avait donc une certaine image de l’apprentissage, perçue comme une voie de relégation. Comme l’alternance est devenue une voie de réussite, l’Education Nationale souhaite ouvrir l’apprentissage le plus largement possible et au maximum de jeunes qui ne peuvent malheureusement pas tous avoir accès à l’apprentissage aujourd’hui.

L’alternance, un outil pour lutter contre l’échec scolaire

Il y a plusieurs avantages à suivre une formation en apprentissage. On pense toujours que l’apprentissage est une formation plus exigeante parce qu’il y a un contrat et la rémunération de l’entreprise. C’est une réalité parce que l’entreprise peut être plus exigeante avec un apprenti qu’avec un stagiaire. Mais l’avantage d’être dans une formation en apprentissage ne se fonde pas que sur la rémunération. Le bénéfice de l’apprentissage réside dans la relation entre le jeune et son maître d’apprentissage, une relation qu’il ne l’a peut-être pas dans le cadre familial. Effectivement, il y a des jeunes qui choisissent l’alternance parce qu’ils sont rémunérés, mais c’est la relation de tutorat et d’accompagnement qui est une réelle plus-value et les jeunes y sont sensibles

Un projet d’excellence

Créer des CFA dans des secteurs porteurs tel l’Informatique, temple pour l’Alternance

Nous  souhaitons proposer un partenariat avec les universités permettant de mettre en place des passerelles de formation qui offrirait la possibilité aux étudiants de découvrir les métiers de l’informatique. Ceci nécessiterait un aménagement des plannings à l’Université, un jour par semaine par exemple, et donnerait le moyen aux étudiants désireux de participer à ces programmes passerelles, de suivre une formation gratuite en vue de préparer un projet professionnel à l’Université ou dans un CFA. Cette même expérience peut être élargie par le biais d’autres dispositifs de la région Île de France à destination des bacheliers.

La région met à la disposition des franciliens, via les CFA, de l’argent public pour développer ce qu’on appelle les passerelles universitaires. L’idée est que le jeune, en filière générale, en L1 et L2 principalement, ou en L3, M1 ou M2, puisse passer son mercredi dans un CFA, pour découvrir et se former à travers des cycles pratiques et professionnalisant ceci afin de constituer un projet pour l’année suivante. Les jeunes en L1 ou L2 auront la possibilité de commencer un BTS par exemple. Les jeunes en L2, L3, M1 ou M2 poursuivant leurs études dans des cycles peu porteurs en matière d’emploi pourront se réorienter sur des formations post Bac+2 en informatique. Les admissions parallèles offriront à ces jeunes une intégration en fonction de leur niveau d’études et de leur projet. L’expérience montre que des étudiants en provenance des filières mathématiques ou de biologie réussissent leur reconversion en informatique de manière exemplaire.

Nous envisageons de créer très vite une première unité de 3000 élèves en Informatique avec l’aide de la Région Ile de France. Une première greffe d’une nouvelle Silicon Valley.


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