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De la poussière en pleine gueule #suncindy

Publié le 02 avril 2014 par Leshakerdecyril

[Cindy]

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Ce que je préfère c’est de m’y rendre. Ce que je préfère c’est le début et les préparatifs. Ce que je préfère c’est de ne pas savoir ce que je vais découvrir. J’aime tellement que c’est la troisième fois que je vais m’y rendre. Il fait chaud et froid, le vent souffle souvent très fort et la terre n’a rien d’accueillante. Et pourtant.

J’ai la chance de pouvoir m’y rendre dans des conditions idéales. Les artistes qui constituent le collectif New Yorkais que j’accompagne aiment profiter de la douceur du lieu avec des fauteuils, des canapés et des balançoires. Et puis j’aime le nom tout simplement. Black Rock City. Nevada. Bordel j’aime.

Je vais adorer écouter la musique dès le matin, prendre le temps de remonter la source du son. Adorer écouter mes compères me raconter tard le soir les rencontres et les expériences de la journée (impossible de tout découvrir). Je vais apprécier sentir le « temple » qui ne finira pas de se transformer au fil des jours, un mémorial éphémère. Sentir la chaleur du feu qui glisse sur le corps de Burning Man.

Me voici dans dans la communauté des « Burners », ceux qui vivent un Burning Man. Etrangement raconter son aventure est impossible, on frôle l’impudique, il est trop compliqué de trouver les mots et les formes. Comment pouvoir vous faire ressentir les sensations ?

Le Burning Man est une expérience personnelle et différente selon les êtres. C’est ce que j’aime.

Dans la vie pourtant je suis plus folle que là-bas. Mon côté française peut-être. Je ne sors jamais indemne de cette folie. Oui le Burning Man c’est la folie et des excès, du délire aussi. Mais c’est aussi de l’art, un mouvement perpétuel de création. Je ne suis que spectatrice bien souvent, je me laisse guider par la douce folie de mes ami(e)s. A distance j’observe. Bien souvent j’ai besoin de prendre le temps d’être seule, de traîner dans les allées, juste de regarder les uns et les autres, ne jamais parler. Le bordel de Burning Man provoque en moi un silence puissant.

Je jette un regard de petite fille dans cette ville éphémère. Je reste émerveillée par l’organisation (car oui le Burning Man reste un évènement parfaitement maitrisé), bref j’aime être là. Il me reste quelques mois avant la prochaine destination vers Black Rock City (août).

Dans mon sac j’ai une petite fiole avec le sable de Black Rock. L’énergie que je peux ressentir se traduit souvent des jours, des semaines ou bien des mois après. Je suis silencieuse là-bas. Tellement silencieuse. Je laisse au vestiaire celle que je suis. Je suis calme, légère, je contemple. En 2015 j’ai fait la promesse d’emmener Leshaker au Burning Man. Je suis certaine qu’il est prêt pour cette expérience unique.

Poser un pied sur le sol, sentir la chaleur, me prendre de la poussière dans la gueule. Tu penseras à moi car je serais en pleine jouissance.


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