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BAL DE GIVRE À NEW-YORK de Fabrice Colin

Par Phooka @Phooka_Book

BAL DE GIVRE À NEW-YORK de Fabrice Colin

Anna Claramond ne se souvient plus de rien.
Seul son nom lui est familier. La ville autour d'elle est blanche, belle, irréelle. Presque malgré elle, la jeune fille accepte les assiduités du beau Wynter, l'héritier d'une puissante dynastie. Bal de rêve et cadeaux somptueux se succèdent avec lui mais Anna sent que quelque chose ne va pas. Qu'elle est en danger. De plus, des indices et des messages sont semés à son attention par l'insaisissable Masque, un fugitif recherché.
Qui est son ennemi, qui est son ami ? Anna sait qu'elle doit se souvenir. Mais que lui réservera sa mémoire une fois retrouvée ?

Wow ! Je suis bluffée ! Et complètement sous le charme de l'écriture de cet auteur. Comme quoi, j'aurai mieux fait d'écouter les conseils des copines plus tôt !

Voilà un roman dont l'étiquette "Fantastique" colle à merveille. Ce New-York décrit par Fabrice Colin est simplement magnifique, féerique... mais en même temps hyper angoissant. Imaginez des arches, des verrières, des passerelles partout au-dessus des rues, enjambant les immeubles, reliant les constructions. Une multitude de parois de verre qui scintillent, s'illuminent au moindre rayon de soleil, et surtout, qui jouent une merveilleuse symphonie sous les gouttes de pluie. Magique ! Imaginez maintenant qu'elles peuvent s'effondrer, s'écrouler, s'écraser au sol. Angoisse ! Quel décor !!!

Anna est la fille de Cyrius Claramond, le grand architecte qui a conçu ces merveilles, mais il a disparu. Sa mère aussi. Anna a une vie étrange. C'est une lycéenne comme les autres mais elle vit seule, dans un manoir avec Jacob, un majordome très stylé, genre époque victorienne : "Nous informons mademoiselle que mademoiselle est servie". Ce dernier est manchot, mais il pallie son handicap par une télékinésie très puissante.

La vie d'Anna n'est vraiment pas banale donc, mais ce qui va lui arriver l'est encore moins. Et le pire voyez vous, c'est que je ne vais rien vous en dire, car ce livre il faut le lire. Il faut vivre sa magie, parce que oui, pour moi, c'est magique. C'est la première fois que je lis avec autant de plaisir un livre dans lequel je ne comprends rien ! Mais alors, pour le coup, vraiment rien-du-tout. C'est un sentiment assez spécial de se dire " je ne comprends rien, mais qu'est-ce-que c'est bien, qu'est-ce-que c'est beau." Et bien Fabrice Colin a réussi ce tour de force jusqu'au bout, car plus j'avançais, moins je pigeais. Mais j'étais ferrée par une angoisse insidieuse, distillée par le récit et démultipliée par l'incompréhension qui montait crescendo, c'était énorme ! Puis l'épilogue arrive et c'est la méga-claque : excellent ! WOW, oui, je le redis !

Il est possible que cette magie n'opère pas sur tout le monde ceci-dit, mais moi j'en fais un sacré coup de coeur. Déjà simplement l'écriture de ce monsieur vaut les instants passés à le lire. Une jolie phrase pour illustrer cela :

Je déambulai, seule parmi les buildings, et mes empreintes sur la neige formaient le symptôme d'une fuite déréglée.

C'est beau, c'est intriguant, c'est un poil flippant. J'adore. Merci Monsieur Colin d'avoir accepté d'être notre invité pour ce Mois2, ce qui m'a poussé en quelque sorte à découvrir votre plume : quel bonheur.

La biblio bookenstockienne de l'auteur :

C'est actuellement son Mois2 et vous pouvez venir le questionner par ICI


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