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1S2. GEO. Les dynamiques des espaces productifs dans la mondialisation.

Par Misterr

Bonjour à toutes et tous, 

ma carte-mère est en très mauvais état (quand j'enregistre une video, mon ordi s'arrête au bout de 2 ou 3 minutes) et je n'ai donc pas pu réaliser le petit film de mon diaporama comme promis (Grrrrr!)

En revanche, je vous donne le cours que nous aurions fait la semaine prochaine (mais je suis en Italie) : il y a la trace écrite écrite développée pour vous + le vocabulaire + un croquis.

Bonnes vacances.

Mister R

Les dynamiques des espaces productifs dans la mondialisation.


Introduction :

La France a été un des premiers pays européens à entrer dans l’âge industriel ce qui lui a offert une certaine puissance économique. Cependant, la mondialisation économique, qui se traduit par une circulation croissante des capitaux, des hommes et des produits, a des conséquences sur  l’économie française qui se retrouve en concurrence avec celle des autres Etats de la planète. La priorité est donnée à la compétitivité et à l’innovation des espaces productifs.

Toulouse est un territoire de l’innovation, le siège de 4 pôles de compétitivité au rayonnement national mondial.

Comment  la mondialisation a-t-elle conduit à une réorganisation de l’économie et a modifié les logiques spatiales des activités sur le territoire national ?

 I.   L’agglomération toulousaine : le 2° territoire national innovant.

A.   Toulouse « métropole de la connaissance » P Cohen Maire de Toulouse.

Le pôle de compétitivité Aerospace Valley Midi-Pyrénées et Aquitaine (aéronautique, Espace, systèmes embarqués) :

-   leader mondial de l’aviation civile, des trains d’atterrissage ;

-   leader européen aviations militaires, des systèmes embarqués pour l’automobile, des télécommunications par satellites.

Les grandes entreprises : airbus (assemblage final d’A380, de l’avion militaire européen A400M), Dassault Aviation (avions d’affaire Falcon, Rafale), Turbomeca, le CNES, EADS, Thalès (satellites),

Airbus emploie 19000 salariés en Midi-Pyrénées ;

Le secteur aéronautique  fait travailler 60000 salariés directs ou indirects en MP. 9000 emplois étaient à pourvoir entre 2012 et 2013 : il en reste 4000 en 2013.

Les sites dans la région toulousaine : autour de l’aéroport de Blagnac (assemblage et production) et autour du complexe scientifique de Rangueil (sites de recherche).

 B.   Les autres atouts de Toulouse « ville la plus dynamique de France »

Le seul exemple de Toulouse est éloquent: en dix ans, près de 100.000 emplois  y ont été créés (Airbus doit construire 4400 avions d’ici 7 ans), et la ville a gagné 19000 habitants par an pour devenir la 4° aire urbaine française (2012 : 1.2 M soit 42% de la pop de Haute Garonne)

Les avantages d’une telle localisation : la présence d’axes majeurs de communication  (autoroute, voie ferrée) et du hub formé par l’aéroport ; une grande ville universitaire capable de fournir chercheurs et ingénieurs)

Le rapprochement d’entreprises privées, de centres de recherche, d’universités, grandes écoles, des collectivités territoriales et de l’Etat forme un cluster ou pôle de compétitivité (en français).

D’autres pôles de compétitivité :

Cancer bio Santé (développer des  produits et technologies pour améliorer le soin du patient et la lutte contre le cancer) ;

Agrimip SO Innovation : créer une synergie entre les différents acteurs de la chaîne agro-alimentaire (grands groupes, PME innovantes, exploitants agricoles, établissements de formation et de recherche)

 

En 2013, Toulouse souhaite également créer le 1° cluster national du tourisme d’affaire (aujourd’hui : 27000 emplois, 150 M € de CA et plus de 5.5 M touristes à Toulouse). L’objectif est de faire passer Toulouse dans les 40 premières destinations européennes en terme de congrès scientifiques.

Pour cela : le futur Parc des Expositions (300 M € pour 2016 : 40 000 m² pouvant accueillir 15 000 personnes).

 

 II.   La réorganisation de l’économie française dans le cadre de la mondialisation. 

 A.   L’un des plus importants espace productifs mondial.

5° économie mondiale et 2° en Europe derrière L’Allemagne

  • Une position ancienne (depuis 1900) + démarrage précoce durant la RI.
  • Elle repose sur 3 secteurs économiques
  • Le 2° marché intérieur d’Europe (65.8 M habitants en 2012)

Le secteur primaire repose essentiellement sur l’agriculture : 1° puissance europ, la 2° au monde.

Attention la part de l’agriculture dans le PIB : 2%.

Toutefois l’ensemble de la filière des IAA représente 20% du PIB national : Danone  (10° mondia, 2° des eaux en bouteille, 102 000 salariés), Lactalis (1° gr laitier mondial), Pernod Ricard (n°1M des spiritueux : Whisky, Rhums, Cognac, Champagne), Bigard (leader européen du bœuf)

Le secteur industriel ne représente plus que 20% du PIB et il régresse.

L’industrie : 78% des exportations.

De fortes croissances : pharmacie (Sanofi 4° CA mond), aéronautique, construction (Vinci et Bouygues, 4° et 6° mondiaux)  

Le secteur tertiaire : le ¼ du commerce extérieur. 75% des emplois du 3R sont dans le tourisme (1° destination mondiale), les services financiers (Crédit Agric 5° bq mondiale, AXA 1° assureur mond), les télécommunications (France Telecom 8° mond), la santé, la logistique.

4° exportateur mondial de services. De très grandes firmes transnationales (FTN) leaders dans de nombreux domaines :

L’énergie (Total 11° entreprises mondiales tous secteurs confondus [TSC], Areva, EDF 73° entreprises TSC), les transports (Air France, Airbus), le commerce (Carrefour 16° employeur mond 2011), l’Hôtellerie et loisirs (Accor, Club Med), le Luxe (Oréal, LVMH)

B.   Les  évolutions nécessaires dans une économie mondialisée

 1.   L’ouverture internationale

2 facteurs : la construction européenne et l’internationalisation des entreprises

Les entreprises et les Etats tissent des stratégies européennes :

-   Airbus : construction avions  dans 6 pays de l’UE et assemblage à Toulouse ;

-   des coopérations transfrontalières : Sarlorlux.

-   les entreprises françaises possèdent une grande part de leur effectifs et CA dans l’UE :

Entreprise(en 2011)

Effectifs en Europe

Dont en France

Ventes en Europe

Renault

59%

43%

57%

Michelin

57%

27%

40%

Vinci

84%

58%

89%

Sanofi

47%

26%

27%

L’internationalisation des grands groupes français se remarque par des délocalisations:

- de leurs sites de production :

   40 % des effectifs de SANOFI sont en Chine ou en Inde ;

   L’oréal a ouvert sa plus grande usine en Indonésie en nov 2011. 35% de ses ventes se font dans les pays émergents contre 20% en Europe de l’Ouest et en Amérique du N.

- en raison d’une main d’œuvre moins cher :

   dans les pays émergents: 1.1 € en Indonésie contre 9 € en France en 2012 ;

-en raison d’une révolution des transports :

   le coût du transport depuis la Chine pour une paire de basket (120 euros) : 5 €

2.   La contrainte d’une modernisation pour être plus compétitive

 De nombreux sites sont obligés de se reconvertir:

-   La reconversion dans le secteur automobile du Nord Pas de Calais ancré dans la sidérurgie et l’exploitation charbonnière :

   en 2011 Toyota y produit 800 Yaris/jour et emploie 3500 personnes.

   chômage : 20% à 14% entre 1997 et 2011.

-   MPO entreprises leader dans la fabrication de CD/DVD dans les années 90 s’est reconvertie dans le photovoltaïque (500 emplois en Mayenne sur les 1300 emplois créés dans le monde)

Le  secteur industriel a dû investir dans l’innovation  en développant des secteurs industriels de pointe tout en rapprochant les entreprises des universités et laboratoires de recherche :

-   les technopoles (reprendre le cours sur l’Aquitaine)

-   Stratégie de Lisbonne (2000) : faire de l’Union européenne « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde »

-   à partir de 2004, les pôles de compétitivité (cluster) à vocations nationales et mondiales (Aerospace Valley entre Aquitaine et Midi Pyrénées est l’un des 71 pôles et l’un des 7 pôles mondiaux).

 III.   Une nouvelle répartition des espaces productifs en France

 A.   La ligne Le Havre-Marseille a vécu ?

En 2012, la France a perdu face au Brésil sa 5° place de puissance industrielle mondiale.

L’industrie : 14% des effectifs contre 40% en 1968 (textile et ind lourde les plus touchés).

Entre 1989 et 2011, l’industrie française a ainsi perdu 2,5 millions d’emplois ! Certains économistes et politiques parlent de désindustrialisation.

La localisation traditionnelle de l’industrie en France : à l’est d’une ligne Le Havre-Paris-Lyon-Marseille.

IDF : le plus gros employeur national : 14.5% emplois industriels et 30% PIB national

La région Rhône-Alpes est 2° mais la part de l’emploi industriel représente 18,5% de l’emploi total régional.

Le Nord et  l’Est : on retrouve plus de 16% de la pop active : Nord Pas de Calais (16%) ; Alsace, Champagne-Ardenne, Picardie (20%) ; Franche Comté (25%)

Les atouts : proximité du vaste marché de la mégalopole européenne qui + participation  à des coopérations transfrontalières et d’accueillir des investissements étrangers (Toyota à Valenciennes).

A l’inverse, les anciennes régions industrielles en crise et plus isolées souffrent d’un chômage élevé, de la présence de friches et de l’évitement des entreprises.

Mais la ligne Le Havre-Marseille n’est plus actuelle.

Les régions interfaces du territoire sont dynamiques : surtout littorales (Atlantique et Méditerranée), mais aussi continentales avec l’Alsace et Rhône-Alpes.

L’industrie se diffuse à l’Ouest du territoire : vallée de la Seine, Pays de la Loire, Centre, Bretagne….

Atout : zones industrialo portuaires importante ( Marseille, Le Havre, Saint Nazaire)

B.   Les villes : les grandes gagnantes du redéploiement des activités

-   Elles détiennent les emplois métropolitains supérieurs (culture, loisirs, gestion, recherche, conception, commerce interentreprise).

4 aires urbaines commandent la production industrielle (Paris, Lyon, Lille et Toulouse) et concentrent les sièges et activités des pôles de compétitivité. En revanche, elles se débarrassent des fonctions d’exécution (usines).

-   Elles sont bien reliées, interconnectées et abritent des nœuds de communication : gares TGV, Aéroport, Desserte autoroutière

-   Elles forment une main d’œuvre hautement qualifiée (Grandes écoles, Universités)

Conclusion :

Pour conserver sa place parmi les grandes puissances, la France a du réorganiser son économie et redéployer ses espaces productifs. La mondialisation économique en est la principale cause. Cette évolution est particulièrement visible dans le cas d’Aerospace Valley où les régions Aquitaine et Midi Pyrénées ont misé sur l’industrie de pointe, activité innovante. Pour ces nouveaux territoires productifs, les métropoles et les réseaux de transport jouent un rôle essentiel.


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