Magazine Culture

Interview : Allah Las

Publié le 02 juillet 2014 par Sywebzine @Saturdays_Youth

10508317_10203233922040240_1785934162_n

Difficile de passer à côté d’Allah Las depuis la sortie de leur premier album éponyme en 2012, qui a fait l’effet d’une petite bombe dans le monde de la musique indé. A l’occasion de la sortie du nouveau titre 501-415 qui figurera sur le prochain album des Allah Las, Worship the Sun, disponible dès septembre prochain, nous avons rencontré Pedrum Siadatian, guitariste, chanteur et leadeur du groupe. Il y évoque le projet musical du groupe ainsi que ses influences.

Tout d’abord, pouvez-vous nous dire comment à commencer le projet Allah Las ?
Pedrum Siadatian : Le groupe s’est formé en 2008 quand Matt et Spencer ont commencé à travailler chez un disquaire pour lequel je travaillais à Hollywood. Spencer et moi avions ce projet, chacun de nous s’est échangé des morceaux et c’est comme ça que ça a commencé. Ensuite on a demandé à Matt qu’il soit notre batteur, bien qu’il n’en a jamais fait avant. Quelques semaines après on a demandé à Miles de rejoindre le groupe pour qu’il chante et soit notre second guitariste. Miles, Matt et Spencer, tous sont allés au lycée ensemble. Allah Las c’est donc un projet qui est à la fois le fruit de nos rencontres chez ce disquaire et au lycée.

On vous a découvert sur la scène musicale en 2011-2012. Comment vous définiriez vous sur la scène actuelle rock garage et psychédélique ?
C’est difficile à dire, mais c’est vrai qu’on dirait qu’il y’a plus de groupes influencés par les 60’ qu’avant. Nous essayons de faire les choses par nous-mêmes, on ne se préoccupe pas de savoir si ça plait ou non. Psychedelic/garage/surf sont des termes qui ont été beaucoup trop utilisés et qui se généralisent, je préfère que l’on dise d’un groupe que sa musique est indé ou lo-fi. Le mieux c’est de ne pas prêter attention à ça.

On voit clairement que dans votre musique vous revendiquez la culture musicale californienne et l’influence de musiciens tels que The Growlers et Beachwood Sparks. Ces sons de guitare brut et rétro, est-ce une façon de retourner à des choses musicalement plus simples ?
C’est un groupe génial mais je ne dirais pas pour autant que nous sommes directement influencés par lui. Notre objectif n’est pas de faire de la musique simple ou rétro, mais plutôt de faire de la musique dont nous soyons fiers afin de pouvoir l’apprécier à l’instant présent mais aussi dans les années à venir.

2013 aura été une année très chargée pour vous. On vous a vu notamment au Nouveau Casino à Paris, puis à la Route du Rock à Saint Malo l’an dernier. N’est-ce pas compliqué de retourner en studio après une tournée aussi intense et ce, après le succès de votre premier album acclamé par la critique ?
En tant que groupe, partir en tournée aussi longtemps retarde notre travail en terme de production, mais d’une certaine manière c’est quelque chose qui nous inspire. Quand on a enregistré on avait assez de morceaux et d’idées individuelles et collectives pour faire un album.

Vous venez de sortir un nouveau titre «501-415 » qui sera présent sur votre prochain album Worship the Sun. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce morceau ?
C’est un titre un peu décousu où chaque phrase se fait écho, tout est construit autour des thèmes du destin et du regret. On trouvait que c’était mieux de commencer dès le début par un rythme plus lent et moins nerveux qu’à la fin.

Quelles surprises nous réserve votre second album ?
C’est un album qui sera instrumental, avec des thèmes lyriques et de nouveaux éléments de production qui n’étaient pas présents sur notre premier album. Worship the Sun est un album varié.

Quels sont vos projets pour les années à venir ?
En ce qui concerne le reste de l’année, on va principalement se concentrer sur notre nouvelle tournée avec cet album. On jouera en Europe, notamment au Royaume-Uni cet automne, ensuite une tournée américaine est prévue cet hiver. On devrait également jouer en Australie et au Japon.

Quel festival rêvez-vous de jouer ?
On ne connait pas tous les festivals mais ce que l’on trouve cool ce sont les festivals qui sont dans des endroits bizarres ou pittoresques, différents. Les festivals qui nous ont le plus touché ont de loin été La Route du Rock, le Festival Yeah à Lourmarin en France, Bahidora à Morelos au Mexique et The Great Wide Open Festival sur l’île de Vlieland aux Pays-Bas. Ce serait génial d’aller en Islande aussi.

allahlas.com/


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Sywebzine 873 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines