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Que signifie être libre ?

Publié le 14 juillet 2014 par Christophefaurie
Selon les Lumières, nous devons apprendre à utiliser notre raison. Qu’est-ce que cela signifie ? D’abord, un objectif, disent les Lumières : être capable de mettre en cause les idées reçues, les idéologies que la société cherche à nous imposer, dans l’intérêt de certains. Mais comment procéder ?
Il me semble, pour commencer, qu’il faut toujours « pédaler ». Lorsque l’on est « en roue libre », c’est que l’on est emmené par l’intérêt de quelqu’un d’autre. On est sur un tandem. Notre éducation nous a appris qu’il était agréable d’être obéissants. Voilà, peut-être, un signal d’alarme.
Conséquence importante. Il faut aimer l’aléa. Il faut être optimiste au sens de Martin Seligman. C'est-à-dire voir le pépin comme une chance de s’améliorer, de se transformer. Autre définition de résilience.
Pour être résilient, il faut être armé. Je ne crois pas que l’on puisse se sortir seul des idéologies, c’est trop compliqué. Le moyen d’exploiter l’aléa est d’appartenir à un écosystème de gens intelligents. Ils doivent nous aider à réfléchir et à en mettre en œuvre ce que nous avons trouvé (les pragmatistes parlent « d’enquête »).
D’où un autre impératif pour l’individu. Pour faire parti d’un écosystème, il doit lui être utile. Pour ce faire, il doit développer une compétence unique. C’est le « travail ». Un travail utile à la collectivité.
Je soupçonne que cette question de travail est critique, comme le dit Hannah Arendt. Mais qu’elle a mal traité la question. Pour commencer il y a deux façons de voir le travail. Une bonne, celle dont parle le paragraphe précédent. Une mauvaise, qui fait de l’individu soit un parasite qui se cultive sans que cela n’apporte rien au groupe (l’ermite ?), soit, au contraire, une « bête de somme » décérébrée (la définition d’Hannah Arendt).
Mais il y a mieux. Cette question du travail montre le danger d’une certaine forme de pédalage. Celui qui confond liberté et mise en question permanente, rébellion, ne fait que papillonner. Il n’accumule rien. (Contrairement à Hannah Arendt, qui a passé sa vie à transformer la philosophie mondiale en outil de combat.)
Résumé. Être libre, c’est choisir ses chaînes. Mais pouvoir les casser à tout instant. 

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