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Urotsukidoji 4: L'Apocalypse Continue

Publié le 19 septembre 2014 par Olivier Walmacq

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genre: animation, trash, gore, pornographique (interdit aux - 18 ans)
année: 1994
durée: 3 OAV de 40 minutes

l'histoire: Sur le chemin d'Osaka où ils doivent détruire le ChojinBuju, Emy et Jijil sont fait prisonniers par un étrange groupe d'enfants aux pouvoirs psychiques effrayants. Menés par Eruth et Faruth, deux jumeaux extrêmement puissants, les enfants de la cité refusent de grandir pour garder leurs pouvoirs. Afin de perpétuer leur "race", ils soumettent les adultes à des pratiques orgiaques. Amano, de passage dans les parages, décide de mener l'enquête sur cette puissance force d'origine démoniaque.

la critique d'Alice In Oliver:

Suite et fin du cycle consacré à la saga Urotsukidoji avec Urotsukidoji 4: l'apocalypse continue, réalisé par Maeda Toshio en 1994. Pour mémoire, le premier Urotsukidoji avait marqué les esprits en son temps avec ses délires gores, trashs, sexuels et pornos tout en offrant un scénario original et un univers particulier. Il influencera de nombreux long-métrages animés du même genre. 
Forts de cet immense succès, les producteurs décident de réaliser plusieurs suites sous forme d'OAV. Hélas, dès le second volet, donc Urotsukidoji 2: l'enfant errant, le ton est donné. Le but n'est pas d'exploiter les bonnes idées du premier mais de jouer sur les délires gores et pornographiques.

Urotsukidoji 3: le retour du démon se situera dans la même tonalité et finira par achever tout espoir de renouveler avec l'originalité et la qualité du premier. La franchise était donc définitivement bâclée et torchée par quelques producteurs à l'esprit visiblement dérangé.
Ils ont hélas la mauvaise idée de signer un quatrième épisode. Urotsukidoji 4 se situe donc dans la même tonalité que ses deux prédécesseurs. Pire encore, il commet l'exploit d'être encore plus médiocre que le deuxième et troisième épisodes réunis. Encore une fois, difficile de comprendre les liens entre le scénario de ce quatrième chapitre et celui du premier.

Mais peu importe, le script ne semble pas être la priorité de cette franchise à la limite de la perversité. Attention, SPOILERS ! Sur le chemin d'Osaka où ils doivent détruire le ChojinBuju, Emy et Jijil sont fait prisonniers par un étrange groupe d'enfants aux pouvoirs psychiques effrayants. 
Menés par Eruth et Faruth, deux jumeaux extrêmement puissants, les enfants de la cité refusent de grandir pour garder leurs pouvoirs. Afin de perpétuer leur "race", ils soumettent les adultes à des pratiques orgiaques. Amano, de passage dans les parages, décide de mener l'enquête sur cette puissance force d'origine démoniaque.

urotsukidoji_04

Dès les premières minutes, le ton est donné. Nos héros sont accueillis par des enfants démons et une véritable partouze dans les règles est organisée. Cette orgie dure au moins quinze bonnes minutes ! Plus que jamais, le but est d'exploiter les délires sexuels de la saga: fellation, femmes soumises, pratiques sadomasochistes et démons en rut face à "Madame Minou" font évidemment partie du menu fretin. Oui, au même titre que ses prédécesseurs, Urotsukidoji 4 est toujours interdit aux moins de 18 ans.
Toutefois, le film animé ne parvient jamais à choquer à force de verser dans la surenchère. Surtout, il ne passionne jamais et ne fait que confirmer la débacle de la saga depuis belle lurette. 

Pourtant, cet ultime chapitre est censé clore la franchise. Il se divise également en trois OAV de quarante minutes. C'est clairement un supplice de se fader 120 minutes de gore et de sexe non-stop. Tenir jusqu'au bout relève du véritable exploit. Si encore ce dessin animé tentait de nous raconter quelque chose, pourquoi pas... Mais là, c'est au mieux affligeant et totalement insignifiant.
Même l'animation est loin d'être irréprochable. Sincèrement, j'aimerais beaucoup trouver au moins quelque chose à sauver à Urotsukidoji quatrième du nom, mais là franchement, je ne vois pas. Pour les fans du premier opus, cette franchise constitue non seulement une déception mais s'apparente surtout à un immense foutage de poire. Que dire de plus ?

note: pas envie de noter ça


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