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Lucy, film de Luc Besson

Publié le 25 septembre 2014 par Mpbernet

C'est Claude, fan inconditionnel de Scarlett Johansson, qui m'a invitée à voir ce film français de science-fiction à gros budget. Et en fait, sorti le 6 août, l’œuvre avait déjà séduit plus de 4 millions de spectateurs quatre semaine après sa sortie …

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Hélas, c'est selon moi, du grand n'importe quoi …

Luc Besson entretient film après film son fantasme récurrent d'une femme aux super-pouvoirs, capable d'ingérer en quelques secondes la totalité de l'histoire de l'humanité comme sa Leeloo du 5ème élément, de retrouver les décors de l'ère préhistorique (les ptérodactyles d'Adèle Blanc-sec ou les décors du Rayon U), de conduire avec maestria dans les rues de Paris comme dans Taxi I,II,III … Tout ça, malgré des effets spéciaux esthétisants appuyés, a un arrière-goût de déjà vu. Chez Besson, chez d'autres, et en plutôt moins bien.

Le film dure moins de 190 minutes mais il m'a paru très long. En gros, c'est l'histoire d'une étudiante américaine un peu paumée à Taiwan (que peut-elle bien y faire ???) capturée par une bande de truands coréens (les méchants sont asiatiques, comme dans Blake et Mortimer, là aussi Luc Besson a trop lu Edgar P. Jacobs) qui l'utilisent comme mule en lui faisant passer « in corpore » une drogue expérimentale aux propriétés mal définies. Malheureusement, le sachet de répand en elle et a pour effet non de la tuer – ce qui est donc totalement invraisemblable- mais de multiplier par 10 ses capacités intellectuelles. Nantie de ces capacités à tout voir, tout percevoir, tout contrôler dans le monde, elle décide de récupérer cette substance terrifiante et de châtier les méchants. Elle y perdra son existence terrestre en se transmutant en gigantesque ordinateur.

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Un scénario simpliste, une histoire dans laquelle on n'entre à aucun moment, assortie d'une philosophie quantique de bazar, des images fugitives comme dans un trip sous hallucinogènes, une belle actrice utilisée statiquement, un vieux professeur vraiment désolé (Morgan Freeman), un séduisant capitaine de police aux yeux d'acier très réaliste (Amr Waked), des scènes sympathiques comme la prise à contre-sens de la rue de Rivoli à toute vitesse, y compris sous les arcades (bonne pub pour Peugeot), la fusillade démente dans les couloirs de la Sorbonne ou du Val de Grâce, assez pour donner envie aux spectateurs américains de venir à Paris.

Mais, sincèrement, même s'il est plus intéressant de voir ce film sur grand écran, mieux vaut attendre qu'il passe à la télé … Il ne vaut pas le prix de deux places de cinéma !


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