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Rumî : le parfum de Dieu

Publié le 14 octobre 2014 par Le Journal De Personne

Ce n’est pas l’amant
Les amants qui importent…
Ce n’est pas toi !
C’est le temps qui les emporte
Autant en emporte le temps…
Ne leur ouvre pas, jamais ta porte…
Si tu veux vivre après que tu sois morte…
Je passe mon temps, je dilapide toute ma fortune
À supprimer les liens qui m’importunent
À les effacer de ma mémoire, et de mon miroir
Les ennemis d’aujourd’hui, les amis d’hier
Des retournements il n’y a pas de quoi être fière
J’en ai connu deux types d’hommes : les traîtres et les prêtres
Qu’on ne peut connaître sans s’y reconnaître
Je leur ai préféré la vérité toute nue
Toujours-déjà méconnue
Non, ce ne sont pas les amants qui importent
Mais l’aimé… Le bien aimé, l’être aimé, le verbe aimer
C’est Rumî le poète persan qui me l’a appris
L’amour est un jardin. N’y entre pas si tu ne peux pas sentir son parfum.
Au-delà des sentiers de la perdition.
Il y a un jardin… où nous ne serons pas deux… mais un
Plus jamais deux mais amour un, unique, souverain
L’aimé, c’est toute la lumière de l’amour…
Celui que j’aime… celui que tu aimes…
Tu l’appelles comment déjà ? Pierre ? Paul ? Ou Jacques ?
Moi je crois qu’il s’appelle Dieu… Dieu de l’amour… Ou amour de Dieu…
On peut désirer quelqu’un mais on ne peut aimer personne…
à part Dieu… ou quelqu’un qu’on prend pour Dieu.
Quelque part dit Rumî entre le bien et le mal, il y a un jardin… je vous y retrouverai…


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