Magazine Culture

Critiques Séries : State of Affairs. Saison 1. Pilot.

Publié le 19 novembre 2014 par Delromainzika @cabreakingnews

State of Affairs // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Je n’ai jamais vraiment compris ceux qui n’aiment pas Katherine Heigl. Ce n’est pas une actrice parfaite mais disons que j’ai toujours apprécié le personnage d’Izzie dans Grey’s Anatomy et que la plupart des comédies romantiques dans lesquelles elle a pu jouer par la suite, j’étais assez content. Ce que je ne comprends cependant pas c’est pourquoi elle a accepté State of Affairs ? Certes, c’est un projet de série pour NBC, qu’il y a du potentiel mais la série arrive bien trop tard dans un genre déjà bouchonné par tout un tas d’autres séries et le moins que l’on puisse dire c’est que les ressorts classiques de State of Affairs n’ont pas grand intérêt. Mais NBC avait aussi besoin d’une série pour remplacer The Blacklist qui va partir pour de nouveaux horizons et elle a décidé de faire à nouveau confiance à Joe Carnahan, réalisateur du pilote de la série de Jon Bokenkamp pour nous délivrer une série aux petits oignons sur les affaires de la CIA avec des méthodes pas toujours très orthodoxes. Sauf que l’on voit déjà ça en bien mieux et plus osé avec Homeland et que la géo-politique est suffisamment bien traitée dans Madam Secretary, autre nouveauté, mais pour CBS. Du coup, quelle place peut bien avoir State of Affairs ? Pas vraiment. Je dirais même qu’avec une médiocrité telle, on aurait clairement pu s’en passer.

Charleston Whitney Tucker, une agent de la CIA aux méthodes peu orthodoxes, a été recrutée directement par la Présidente des Etats-Unis pour devenir sa conseillère spéciale. Sa mission : prévenir les attaques sur le sol américain et cibler les menaces les plus critiques. De par sa position, elle est au centre du pouvoir. Une position qui créé des tensions au sein même de la Maison Blanche et qui allonge sa déjà longue liste d'ennemis...

Cela en veut pas dire que State of Affairs n’a pas de potentiel mais disons que la série aurait très bien pu être différente et surtout bien mieux travaillée. Katherine Heigl n’est pas forcément mauvaise dans ce rôle de Charleston Tucker, une analyste de la CIA qui a forcément des liens avec la Maison Blanche et qui a surtout une relation avec la Présidente Constance Payton. State of Affairs tente donc de manger à tous les râteliers possibles et imaginables, entre Homeland et Scandal, en passant par tout un tas de séries d’espionnages pompeuses de ces dernières années avec un arrière goût de The Blacklist histoire de ne pas trop dépayser les téléspectateurs de la première. Le problème que l’on vit avec cette série c’est qu’elle donne l’impression que l’on est face à quelque chose d’assez peu intéressant. En effet, on a donc d’un côté Charleston et puis de l’autre tous les sujets que la série tente de lancer en un seul épisode. Sauf qu’il n’y a rien dans des divers sujets qui me donne vraiment envie de revenir. Je ne suis donc pas plus excité que ça avec cette histoire de petit ami mort qui aurait pu donné des petits enfants à Constance (incarnée par Alfre Woodard). Côté casting on ne peut cependant pas dire que cela soit raté. C’est bel et bien le seul point positif de cette série.

Car le manque cruel d’ambition fait forcément sursauté le téléspectateur que je suis. Je m’attendais à ce que State of Affairs soit une bonne série. En effet, j’étais à contre courant de tout le monde qui imaginait déjà la mauvaise idée de la rentrée. Ce n’est pas non plus ce qui ce fait de pire mais disons que State of Affairs est une série dispensable qui n’a pas grand intérêt. La série tente aussi sans cesse de rappeler à quel point il faut du féminisme dans une série avec pour héros une femme. « Is this because I’m a woman ? ». Non, tout ne tourne pas (ou ne doit pas tourner) autant du féminisme et c’est pourquoi je trouve que la série ne parvient justement pas à trouver le bon équilibre. Une série comme Scandal sait être féministe sans que cela soit sans cesse sous entendu. On a un personnage de femme forte et puis c’est tout. Ici notre héroïne est un peu trop transparente ce qui a certainement poussé les scénaristes à accentuer tout ça. Sauf que si ce n’est pas réussi dès l’introduction, on est en droit de se demander à quoi cela va bien pouvoir ressembler dans 5 ou 6 épisodes. Je suis déjà certain que l’on va s’ennuyer fermement et que l’on aura envie d’oublier une chose : que Katherine Heigl a voulu revenir à la télévision avec cette série.

Note : 3/10. En bref, c’est livide et pompeux à souhait. Dommage Katherine Heigl, tu n’es pas Claire Danes.


Retour à La Une de Logo Paperblog