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Peine perdue, Olivier Adam

Par Laurielit @bloglaurielit

peine perdueDans le cadre des matchs de la rentrée littéraire de Price Minister, j'ai demandé et reçu le dernier Olivier Adam. Pourquoi avoir choisi cet auteur? D'abord parce que c'est un auteur que j'avais beaucoup aimé dans Passer l'hiver ou encore Falaises. Ensuite parce que je n'avais pas lu Les Lisières dont j'avais lu beaucoup de bien. Enfin parce que je l'avais entendu parler à La Grande Librairie et que j'avais bien aimé. Je peux aussi ajouter d'autres arguments complètement irrationnels comme la couleur de ses yeux ou le fait qu'il ait grandi en Essonne #essonnepower, mais je vous l'accorde, ce n'est pas très important.

Dans ce dernier roman donc, l'auteur dresse une galerie de portraits. Chaque chapitre correspond à un personnage qui se dévoile intérieurement et à chaque fois le "je" est utilisé, ce qui rapproche indéniablement le lecteur de tous ces protagonistes. Tout commence avec Antoine, jeune père, petit délinquant, footballeur du dimanche un brin sanguin, qui s'est fait agressé et se retrouve dans le coma à l'hôpital. Alors on part à la recherche du coupable et puisque tout le monde se pose la question, on vit un peu avec les personnes qui gravitent autour d'Antoine, l'espace de quelques pages: son ex, son fils, son meilleur ami Jeff, sa soeur, son père...

La force de ce roman réside dans le fait qu'à travers cette galerie de portraits, Olivier Adam raconte une histoire. Ce ne sont pas des tranches de vie posées bout à bout comme cela mais peu à peu les indices se forment, les liens se créent dans la tête du lecteur et le puzzle s'assemble. L'autre force de ce livre est la qualité d'écriture de l'auteur. Des phrases courtes, simples, tranchantes, à vif et qui nous font passer d'un personnage à l'autre très facilement. Indéniablement j'aime l'écriture d'Olivier Adam.

Pourtant je n'ai pas accroché autant que je l'aurais souhaité à ce livre. Il y a des personnages auxquels je me suis profondément attachée comme le couple de petits vieux, leur fille, la soeur d'Antoine ou Jeff, car de leurs histoires, l'auteur en faisait des réflexions sur la vie. Quand il n'y a pas eu ce petit plus, j'ai trouvé personnellement peu d'intérêt aux autres. La multitude fait qu'évidemment on ne peut être sensible à tous mais il y a vraiment eu des moments où le livre a failli me tomber des mains et où je me suis accrochée pour aller plus loin. Enfin le négativisme ambiant, les destins systématiquement tragiques ou ratés sont des éléments, qui à la fin, m'agacent un peu. Je crois que dans notre vie, dans notre société et en France, on est assez spécialiste pour voir tout ce qui ne va pas et j'ai envie de davantage croire en la vie, qui en tant que telle est un miracle, de davantage croire en la nature humaine que ne le laisse penser ce livre. Dans mon quotidien j'essaie d'être positive, je crois au bonheur, en la bonté des hommes, en la chance que nous avons tous de saisir des opportunités et de les vivre, alors forcément 400 pages qui ne mettent en lumière que les difficultés de la vie, sans espoir, sans porte de sortie, cela me correspond moins.

Une lecture que j'ai la joie de partager avec Enna qui a un autre regard sur ce livre.

L'avis également de Leiloona.

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