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La mort : ce sujet qui nous bouleverse tant

Publié le 29 janvier 2015 par Do22

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La mort, bien qu’elle y mette un terme définitif ici-bas, fait partie de la vie. « C’est la seule véritable justice dans ce bas monde ». C’est ce que me répète souvent ma mère et elle ajoute : « Autant en profiter maintenant! ».

J’ai eu une leçon sur la mort plus tôt cette semaine et j’ai le cœur plein d’émotions diverses à ce propos. Il est rare que nous parlions de ce sujet sérieusement. On le contourne, on l’évite, on en fait des blagues maladroites, mais notre opinion sur la mort reste silencieuse. Un peu comme si le fait d’en parler avec ceux que nous aimons était un appel à la grande faucheuse elle-même!

Histoire vraie

Au lendemain de l’annonce de sa mort prochaine, une personne que je ne connais pas a décidé de cesser de souffrir artificiellement et a refusé ces derniers traitements. Cette personne à décider de vivre sa mort pleinement ou encore de vivre sa vie jusqu’au bout, seule elle le sait. Mais ce qui lui apparait comme médecine intrusive n’est certes pas la bienvenue dans ce qui lui reste de vie à vivre.

On m’a parlé de cette personne dont je tairai le nom pour la laisser vivre pleinement sa décision, en liberté et en conscience sans que personne ne vienne tenter de s’accrocher à elle tel un boulet à une cheville déjà frêle et fragile.

Amour et acceptation

J’admire ce qu’elle tient pour propos au sujet de la « perte » de sa vie… de sa mort annoncée. Elle parle d’amour, d’acceptation, d’amour encore et de consolation. C’est elle qui console ceux qui la pleureront. Pourtant, l’amie qui m’en a parlé l’a fait avec une joie inébranlable au cœur. N’y a-t-il pas plus beau que les expériences de la vie? De la naissance à la mort, je crois que ce sont là les deux plus grands événements d’une vie.

Cette douce vulnérabilité dotée d’une solidité certaine devant un départ prématuré, m’a fait réfléchir à la mort : celles de ceux que j’aime et de la mienne. On dit souvent qu’on aime tellement quelqu’un qu’on ne pourrait vivre sans lui. Erreur. La vie va bien au-delà de la mort je le sais maintenant. Et quand je constate qu’il est possible de vivre sa mort de façon sereine, je me dis que cette vie qui recommence ou qui s’allonge au-delà du noir extrême est bien réelle. Qui plus est, la personne qui prend sa mort prochaine comme un rendez-vous, comme une invitation vers l’inconnu possède une longueur d’avance sur l’autre qui se débat avec ses peurs et l’idée même de se départir de son corps physique.

Le paradoxe

Cette enveloppe corporelle à laquelle nous sommes si attachées nous fait vivre en fait un si grand paradoxe : toute notre vie, pour la plupart d’entre nous, nous la rejetons parce que nous sommes complexés à l’extrême et soudain lorsqu’elle est sur le point de céder, nous la désirons plus que jamais.

Soyons sérieux un moment et souvenons-nous que nous sommes ici, dans le corps qui est nôtre afin de faire une expérience humaine. Avec la mort donc, nous retournons à la maison. Pour combien de temps encore? Je l’ignore. Peut-être pour mieux se reposer de sa vie et repartir vers d’autres horizons.

Je me souhaite d’être sereine le moment venu. Je me souhaite l’acceptation et le lâcher-prise sur une vie souffrante et sans issue autre qu’un au revoir à tous les êtres que j’aurai aimés. Je me souhaite leur dire moi-même cet au revoir plutôt qu’il se dise par la procession d’un corps inerte, sans vie.

Je me souhaite la paix et je vous en souhaite autant!

Josée Durocher
Billets & portraits

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