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Happinez, un magazine qui fait du bien

Publié le 08 février 2015 par Laptitebulledelo @PtiteBulledElo
Happinez, un magazine qui fait du bienHello sweeties!
Il y a des fois où se retrouver seule chez soi sans son chéri, ça a du bon. Ne vous y méprenez pas, hein, je suis ravie de vivre avec le Jules, ais une petite pause de temps en temps, ça fait du bien. Se mettre à table un peu plus quand on veut, rentrer du boulot sans entendre les bruits de jeu vidéo, manger un peu plus "à l'arrache" sans véritablement faire à manger...Et surtout AVOIR DU TEMPS. Faire un to-do list pour sa journée et savoir qu'on va la tenir puisqu'il n'y aura personne pour entamer une discussion, proposer un film ou un Burger King. C'estplutôt cool! Surtout en ce moment où j'ai 1000 choses à faire et plutôt envie d'hiberner en fait. Bon,heureusement, il revient ce soir, quand même ;)
Sinon, cette semaine, j'ai enfin pris le temps de lire le magazine Happinez, découvert chez mon buraliste tandis que j'étais à la recherche de nouvelles lectures. Un magazine qui s'appelle Happiness (oui, presque) et qui veut m'aider à vivre de manière plus sereine et positive? Je prends!
Il m'a donc accompagnée durant toute cette semaine,sur mes trajets en bus jusqu'au boulot (oui, je prends le bus maintenant, ras le bol des "incidents techniques" du métro D un matin sur 2!) et c'était à chaque fois une jolie manière de commencer la journée :) C'est un magazine très yoga et spiritualité, qui nous donne plein de conseils pour vivre dans le moment présent et surtout à être ouvert aux autres, bienveillant au quotidien. Bon, j'avoue que c'est un peu trop philosophique et "bisounours" parfois et que je ne vois pas pas très bien comment appliquer certains conseils dans la vie de tous les jours. Mais, comme ce genre de magazine a vraiment le mérite d'exister, qu'il ne pousse pas à la consommation où à la culture du paraître de certaines autres publications féminines (que j'adore hein, mais ça fait du bien de lire un truc sans rubrique mode et beauté) et qu'il est vraiment PO-SI-TIF, je dois dire que c'est une parenthèse zen qui me plait. Et en plus, il est très riche! C'est un bimestriel qui coûte 5 euros (il existe depuis 1 an) mais je peux vous dire qu'il y a vraiment du contenu à lire. Les articles ne sont pas trop longs mais très variés :) Et voici ceux que j'ai préférés, dans ce numéro axé sur la gratitude :)
Happinez commence avec une interview du psychologue Piero Ferrucci, qui nous en dit plus sur le pouvoir de la gentillesse. Dans son livre L'Art de la Gentillesse, il rappelle que souvent, nos sociétés modernes valorisent des attitudes qui ne vont pas tout à fait de pair avec cette qualité: on nous demandent d'être efficace et parfois, d'être opportuniste pour atteindre nos buts. La technologie et la vitesse de nos vies nous font également oublier les gens qui nous entourent. Le spécialiste nous dit que nous avons aujourd'hui peur d'être gentil(le) à cause du risque d'être blessé par l'autre alors que c'est dans les épreuves que nous pouvons faire ressortir notre amour et notre empathie. Mais attention: selon lui, il faut surtout être gentil avec soi-même pour pouvoir l'être avec les autres, et éviter de trop intérioriser nos rancoeurs, qui finiront forcément par ressortir. Pour finir, Piero Ferruci nous invite à pardonner ceux qui nous blessent et c'est un peu à partir de ce point de l'interview que je l'ai un peu perdu, car on part ensuite dans des choses assez philosophiques et presque mythiques, qui, je vous l'avoue, me sont inaccessibles.
Le magazine nous emmène au Bhoutan, bien connu pour mesurer la richesse du pays en fonction du bonheur de ses habitants. L'humoriste néerlandaise Lenette van Dongen nous emmène avec elle et nous livre son ressenti: elle a tout d'abord été subjuguée par la beauté des paysages, entre rizières et montagnes verdoyantes et surtout l'absence de grands buildings, de publicités et de saletés dans les rues. Les habitants lui paraissent également très ouverts et souriants :) La "journaliste" nous rappelle également que l'éducation a une grande importance au Bhoutan, tout comme le respect des traditions et de la nature: quand on coupe un arbre, on doit en replanter un! Le bouddhisme est également très présent (des prières collectives peuvent se faire en public, sur une grande place), ainsi que la simplicité au quotidien: les habitants ne possèdent pas énormément mais, du moment qu'ils sont entourés, qu'ils ont de quoi manger, et mieux, qu'ils produisent leur propre nourriture, ils sont très heureux :) Lenette nous raconte également sa rencontre avec de jeunes filles moines, qui avouent que leurs parents leur manquent et qu'elle a prises d'affection, une affection très réciproque: elles sont en général retirées de la vie civile et envoyées au monastère parce que leurs parents, trop pauvres ne pouvaient pas les nourrir :s Et c'est également un honneur pour les familles de voir leurs enfants embrasser ainsi la religion! En tout cas, ces jeunes filles sont d'une infinie bonté, prient pour Lenette, lui chantent des berceuses et lui demandent même des câlins. Un pays qui semble véritablement adorable :) 

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On peut ensuite lire une tribune d'Ilios Kotsou, qui  nous apprend à savoir dire "oui". Cependant, il n'est pas question de dire oui à tout, mais plutôt d'accepter la vie, les aléas de la vie et de les vivre pleinement, en étant très présent pour y faire face. On est dans l'ouverture et non dans le déni! Il prend l'exemple d'une maman qui doit être performante au travail et s'occuper de ses enfants: la fatigue et la recherche d'optimiser son temps la poussent à souvent dire non à ses enfants quand ils veulent jouer avec elle, par exemple. Sauf que à force, elle perd le lien avec ses petits et ne partage plus rien avec eux: tout cela pourquoi? Pour avoir le temps de repasser? Ce dont les enfants et les plus grands d'eilleurs, sont de l'attention et pas forcément de vêtements parfaitement repassés: apprenons donc à nous ouvrir, à dire "oui". Un article qui a fait écho en moi, car je suis souvent dans le rush, à me creuser les méninges pour caser tout ce que j'ai à faire dans emploi du temps, si bien que les imprévus ne sont pas du tout les bienvenus dans mon quotidien. Sauf que si je prenais le temps d'accepter ces contre-temps, je pourrais sans doute faire de belles découvertes! Il faudrait peut-être que j'apprenne à lâcher du lest?...
Le maître mot de ce numéro est donc Gratitude. Nous devons donc apprendre à être reconnaissant envers les personnes ou les choses qui nous aident ou nous apportent du bonheur: même si, pour l'auteur de l'article, il est parfois difficile de remercier la pluie et surtout difficile d'éprouver de la gratitude sur commande, juste "par principe", on peut toutefois reconnaître lorsque quelqu'un nous donne un coup de pouce ou au contraire, nous fait des critiques constructives, qui nous font avancer. Mais ont peut également ressentir un gratitude infiniment spontanée, qui nous envahit et que l'on doit bien sûr communiquer: cette baleine le fait très bien par exemple et c'est juste adorable. Essayons également de ne pas être blasé de ce qui nous entoure et soyons conscient que l'on a de la chance d'avoir un toit sur la tête, qu'il fasse beau aujourd'hui...Et pour s'aider, on peut tenir un petit journal de bord, en s'obligeant à noter 3 choses auxquelles on a envie de dire merci, qui nous ont aidées ou apporté de la joie dans la journée :)
Après le Bouthan, direction le Mali: là-bas, la population recycle un grand nombre de choses, pour donner une seconde vie aux choses que nous aurions le réflexe de jeter ici. Les sandales et les chaussures sont par exemple fondus et travaillés en fines bandeletttes pour tisser de très beaux objets décoratifs et des bijoux. Les fêlures, les "pocs" dans une tasse, un bol ou quoi que ce soit sont autant de "blessures" à réparer pour retrouver un objet, qui ne sera peut pas tout à fait fonctionnel mais aura une âme et une histoire.Et si la technique du tissage est ancestrale, elle leur permet de maîtriser un matériau, le plastique, bien plus récent, qui, au lieu de polluer leur environnement est transformé en véritable richesse! Un article qui m'a beaucoup touchée et qui, je trouve a tout à fait sa place dans Happinez, qui prône l'attention aux choses et une consommation plus raisonnable.
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La rédaction nous fait ensuite découvrir les 18 Ity's, 18 principes fondamentaux, 18 vertus pour nous apprendre à vivre en paix, avec soi-même et avec le monde. Ce sont également des points de repère, des outils qui doivent guider nos actions et nos décisions. Ces 18 itys (parce que ce sont tous des mots qui finissent en "-ity" en anglais) ont été rassemblés dans une chanson, Song of 18 ities, écrite par Sri Swami Sivananda il y a quelques décénnies. Les 18 ity's sont Serenity (sérénité, donc), Regularity (être régulier dans la pratique du yoga), Absence of Vanity (faire passer l'autre avant soi), Sincerity ("dire les choses avec franchise et respect), Simplicity (aller à l'essentiel), Veracity (être honnête pour être digne de confiance), Equanimity (être d'une humeur constante), Fixity(avoir un objectif clair), Non-irritability (rester impassible), Adaptability (savoir s'adapter, dans la limite de ses convictions), Humility, Tenacity, Integrity, Nobility (noblesse d'esprit), Magnanimity, Charity, Generosity pour en arriver à Purity. L'idée est d'essayer de travailler ces 18 ity's les uns après les autres, pendant une journée voire une semaine ou un mois, sans vouloir tous les appliquer en même temps. Pour nous aider, Happinez nous donne des petites cartes à disséminer dans nos affaires, comme des pense-bêtes :)
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Plus loin, Happinez est bien décidé à nous apprendre à recevoir: beaucoup préfèrent offrir que recevoir et, même si cela peut sembler très altruiste, certains le ressentent ainsi parce qu'ils ne veulent pas se sentir redevables, en situation de faiblesse. Mais selon l'article, on ne peut pas véritablement donner sans recevoir: on doit arrêter de toujours se comparer à l'autre et comparer les dons que l'on peut faire avec ses proches. Cessons le donnant-donnant! Acceptons de donner sans rien en retour et acceptons l'idée que l'autre peut ne rien vouloir en échange de son don non plus. Il faut également arrêter de penser que l'on n'est pas digne des cadeaux quel'on peut recevoir: si l'on ne sent pas méritant, on aura tendance à se comporter comme on voudrait que l'autre nous voit et oubliant sa propre identité: ouvrons-nous et ouvrons nos coeurs ! C'est en acceptant de donner et de recevoir sans compter que nous aurons un sentiment d'abondance :) Une jolie leçon, pleine de bons sentiments, c'est vrai, mais pas dénuée de bon sens. Pour celles et ceux que cela intéressent, il y a également un exercice de méditation à faire pour apprendre à "recevoir l'amour de l'Univers" 
Focus ensuite sur un personnage emblématique du yoga, B.K.S Iyengar, mort l'année dernière. né d'une famille très modeste en Inde, il a appris le yoga avec son oncle après la mort de son père, afin de guérir de sa tuberculose. Miracle ou non, ça a marché! Mais, hors de question pour lui de vivre sa vie dans un monastère pour devenir un moine mendiant, un sannyasin comme on dit en Inde. Il s'est marié et a eu des enfants: des expériences, qui, selon lui, lui ont permis d'être un meilleur yogi. Il faut noter aussi que durant son apprentissage de la discipline, rien ne lui a été dit quant au caractère mytique du yoga: cen'est que des années plus tard qu'il a pu entendre d'autres pratiquant évoquer ce sentiment qu'il avait pu lui aussi ressentir. Selon lui, le yoga devait permettre de mener 4 buts pour "une existence équilibrée: "dharma", l'éthique, l'"artha" qui doit permettre de gagner sa vie et pouvoir se nourrir, "moksa" qui nous permet de vivre une vie de manière "libre et détachée" et le kama, qui symbolise l'amour et le plaisir. Tout doit s'équilibrer de manière harmonieuse et artha et kama ne doivent pas empiété sur dharma et moksa. Entre plein d'autres principes fondamentaux qu'il a pu élaborer durant sa longue vie, puisqu'il a vécu en paix jusqu'à l'âge de 96 ans, tout en continuant à faire du yoga 3 heures par jour :)
Pour conclure, j'ai été joliment touchée par le conte que le psychanalyste Federico Dainin Jôkô partage avec nous, Les pépites du coeur: il s'agit d'une histoire de Bouddha. Pour résumer, Bouddha avait un ami très malheureux que l'alcool n'aidait pas à sortir de sa misère: pour l'aider, Bouddha cacha une pépite d'or dans sa poche pendant son sommeil et s'en va ; quelques années plus tard, il retrouve son ami, qui est toujours dans le même état: interloqué, Boudda lui demande pourquoi il n'a rien fait de sa vie, pourquoi il ne s'est pas servi de sa pépite: son ami, très étonné, ne comprend pas de quoi il parle et de découvre ce don qu'à ce moment là, en cherchant la main dans sa poche, chose qu'il n'avait plus faite depuis longtemps. Morale de l'histoire? Dans les épreuves, on a souvent la solution tout près de nous, en nous et, au lieu de se plaindre de notre situation, s'apitoyer sur son sort, apprenons à chercher la solution à l'intérieur :)
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En plus de tous ces jolis articles, il y des recettes de cuisine "saines" (avocats à la salade de haricots, muffins à la farine complète, tartines figue-tomme de chèvre...), de belles pages très colorées sur les pouvoir de la nature qui nous apporte des colorants naturels, des épices, des remèdes floraux, ...) mais aussi des interviews de sociologues, psychologues qui oeuvrent dans cet état d'esprit très en et altruiste, comme Anne Ghesquière, Cyril Dion, Florence Servan Shreiber.
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Voilà les filles! Alors qu'en pensez-vous? Aimez-vous ce genre de lectures? :) Happinez, un magazine qui fait du bien


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