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ART CHINOIS - ANTIQUITE 2e PERIODE

Publié le 15 février 2015 par Aelezig

La dynastie des Qin (-221 / -206)

Le mausolée de l'empereur Qin, Qin Shi Huang, à Lintong, près de Xi'an (Shaanxi), et son armée de terre, découvert en 1974, ouvre sans cesse de nouvelles perspectives sur l'histoire de cette période et stimule l'étude des périodes précédentes. L'histoire de cette dynastie, fondatrice de l'unité de l'Empire, est, pour les Chinois et surtout depuis la découverte du mausolée, un sujet de reconstruction de « l'Origine » de l'histoire nationale de la Chine.

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Sur plus de six cents fosses de toutes tailles détectées, l'armée de terre, contenue dans huit fosses, ne constituerait qu'un élément de ce complexe énorme. Cette armée, à taille humaine (entre 1,75 et 1,85 m) est sortie des mains d'une « armée » de modeleurs expérimentés qui ont utilisé des moules pour un grand nombre de parties. Les visages et les mains, en revanche, individualisés et détaillés, donnent l'impression d'une multitude de « portraits » expressifs. Ces statues, après séchage et cuisson à 1000 °C dans une atmosphère réductrice, étaient mises en couleurs, des couleurs claires et vives mais qui disparaissent très rapidement à la lumière du jour.

Dynastie des Han (-206 / 220) - Trois Royaumes (220 / 280)

Calligraphie et peinture : Sous la dynastie Han le système de recrutement des fonctionnaires (qui remplace peu à peu la succession héréditaire) est organisé sur la base de recommandations qui fait de la maîtrise de l'écriture le rouage indispensable pour le fonctionnement du pouvoir. La calligraphie, pour l'expression artistique ou pour la pratique de l'écriture, était intégrée au sein d'un système unifié afin de correspondre aux goûts personnels du souverain et aux exigences de son entourage à la cour. La calligraphie peut ainsi être définie comme un type d'expression orienté par le pouvoir et l'usage à la cour.

Le fait artistique central à la fin des Han découle donc directement de l'unification administrative du territoire commencée sous les Qin : l'écriture officielle a pris sa forme définitive et l'expression artistique par la calligraphie sera dès lors considérée comme le plus noble des arts à côté de la musique et de la poésie. La peinture est bien pratiquée mais c'est seulement au IVe siècle qu'elle sera considérée comme l'un des arts. Même si la peinture sous les Han peut employer des couleurs, l'essentiel réside dans le trait initial à l'encre qui définit la forme. La couleur vient ensuite. Peinture et calligraphie partagent donc les quatre trésors du lettré : pinceau chinois, bâton d'encre, pierre à encre (pour user le bâton d'encre et le diluer dans l'eau) et papier composé, en Chine, de fibres de lin et d'une proportion variable de divers composants dont le bambou. De la période Han on conserve quelques très rares peintures sur mur (de briques) et sur soie. La pratique lettrée de la peinture sur papier ne se généralisera que sous les Yuan.

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Vase Han

Une importante découverte archéologique, en 1972, de trois tombes (-186 / -168) sur le site de Mawangdui, à Wulibei, au Hunan, a mis au jour, avec de superbes laques en parfait état de conservation et trente-trois pièces de soie brodée, deux bannières couvertes de peintures (encre et couleurs sur soie). Celle qui est la mieux conservée évoque, dans l'espace vertical de la bannière, le cheminement de la défunte dans l'Au-delà, espace où les dragons, « qui engendrent et tiennent en vie le Cosmos et l'Empire » continuent d'avoir un rôle essentiel.

La période très tourmentée qui suit l'effondrement des Han, dite des Trois Royaumes, voit apparaître une pensée libre, tounée vers un taoïsme naturaliste, avec les Sept Sages de la forêt de bambous. Ceux-ci deviennent au Ve siècle l'objet de célèbres portraits posthumes qui ont été préservés, sous différentes variantes, dans des tombes. Ce qui montre le lien très fort qui existait alors entre art de cour et art funéraire.

Sculpture et arts décoratifs : Dans la nouvelle structure politique, l'Empereur n'est plus un conquérant mais un « mandataire », un leader actif et une sorte de grand pontife garant de la continuité et de l'équilibre de l'empire. Dans le contexte de cet empire immense et unifié, le cheval, le coursier remplaçant l'animal de trait, est devenu un élément incontournable dans la conservation de l'intégralité de l'empire, voire dans son extension momentanée le long de la route de la soie. Dans la sculpture le passage d'un type robuste et corpulent, comme les cavaliers de terre cuite peinte du musée de Xianyang sous les Han occidentaux, à l'autre type sous les Han Orientaux, du cheval saisi dans la course, impétueux et plus fringant, appelé cheval volant, ce passage d'un type à l'autre se remarque clairement dans la sculpture de mingqi (substitut de l'animal réel, auparavant immolé) qui accompagne de plus en plus les fonctionnaires militaires dans leurs tombeaux. On trouve à cette époque divers types de stylisation dans le traitement de la figure du cheval sculpté. Le cheval dans l'art chinois peut être vu comme une métaphore et le naturalisme y est secondaire.

La multiplication des figurines mingqi dans les tombes correspond à une poursuite des principes confucéens de modération et de respect de la vie. Dans le même temps les pratiques funéraires témoignent d'une poussée néo-taoïste, attentive à la vie en tant que flux. Les brûle-parfums en forme de montagnes couvertes de nuages aux courbes en arabesques sont caractéristiques de l'époque Han. La fumée parfumée évoquait les nuées mobiles au-dessus des monts. Ce sont les premières représentations du séjour des immortels ou des âmes des défunts, le motif préféré des peintres lettrés de paysage au cours des siècles suivant. La ligne en arabesque évoque le mouvement des nuées, il est repris sur les vases à vin.

Dans les arts des Trois Royaumes, les figurines en terre cuite mais aussi les couvercles des grès proto-céladons donnent l'occasion aux potiers de modeler leurs personnages avec un sens profond du geste naturel. C'est la vie au quotidien qui se retrouve encore dans les tombes sur les briques peintes, d'un pinceau vif et juste.

D'après Wikipédia


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