Magazine Cyclisme

Glaspalast Waldlauf: AUF WIEDERSEHEN MAMEMA !

Publié le 25 février 2015 par Marathonien67
Glaspalast Waldlauf
AUF WIEDERSEHEN MAMEMA ! 
 
Ce week-end, toujours dans le cadre de ma préparation pour l'Eco-Trail de Paris, je me suis rendu à Sidelfingen, une petite localité située dans la banlieue de Stuttgart. Là bas, j'ai participé à la Glaspalast Waldlauf, une épreuve de course à pied qui a la particularité d'offrir à l'ensemble des participants un départ et une arrivée dans l'enceinte du « Palais de Verre »,  un superbe hall d'athlétisme dans lequel se trouve une piste dotée d'infrastructures de grandes qualités
Glaspalast Waldlauf: AUF WIEDERSEHEN MAMEMA !
Nur beim Start im Sindelfinger Glaspalast gleichauf: Die drei Erstplatzierten Johannes Bergdolt (Startnummer 2), Simon Dörflinger (3) und der Franzose Samir Baala (1) Fotos: Gaetano Di Rosa
Dimanche 22 février 2015. Déjà trois semaines sans tâter de la compète, c'est pas trop tôt, je commençais vraiment à m'impatienter imbécile de Lunéville ! Une fois n'est pas coutume, c'est de très bonne heure qu'avec Carole nous prenons la clé des champs pour assouvir notre soif de sport. Une fois le trajet de 150 bornes avalé, nous arrivons sur le parking du hall d'athlétisme de Sidelfingen. Nous connaissons bien les lieux puisque l'an dernier déjà on avait participé à cette épreuve, avec la victoire à la clé pour moi.
Quand nous pénétrons dans la salle, tout est encore calme, le temps de récupérer mon passeport pour l'effort et nous filons vers la cafétéria. Tout doucement les choses se mettent en place. Un stand richement doté en équipements sportif commence doucement à prendre forme, un autre lui emboite le pas, les premiers mots du speaker sortent des hauts parleurs et les coureurs affluent en nombre vers le secrétariat pour retirer leur dossard.
Durant l'échauffement je fais un petit tour en forêt pour repérer les deux derniers kilomètres de l'épreuve. Quelques traces de neiges sont encore visibles ici et là, mais la météo est plutôt agréable aujourd'hui, il fait frais certes, mais le soleil pointe souvent le bout de son nez entre deux gros cumulus.  
De retour dans le hall d'athlétisme, j'enfile ma tenue de combat, épingle mon dossard, accroche la puce électronique à mes baskets après les avoir chaussées au millimètre, on ne rigole pas avec les préparatifs d'avant course. Un petit détail qui cloche et c'est la tuile. Cette fois, en voulant être trop méthodique, je n'ai pas vu l'heure tourner et c'est en toute hâte que je dois rejoindre le peloton pour un départ imminent. Pour arriver plus vite, deux lignes droites feront l'affaire, histoire de rôder le palpitant. In extremis, je rejoins mes camarades coursiers tout juste deux minutes avant le coup de gong.
Quand je me pointe sur la ligne départ, je reconnais les deux athlètes qui ont partagés le podium avec moi l'an dernier, nous échangeons une poignée de main et un sourire en attendant d'en découdre. Tout à l'heure, on ne va pas se faire de cadeau, les visages changeront d'expression.  Mais pour le moment, le peloton est détendu, tout le monde sourit, montre les dents. Moi aussi, je souris de bon cœur, même si aujourd'hui, j'ai pas trop le cœur à la fête. Je pense à « Mamema », qui nous a quittés le jour de la St Valentin, nous laissant orphelin. La grand-mère de ma bien-aimée a choisi le jour des amoureux pour monter au ciel.

Debout, là, sur la ligne de flottaison intime, j'me souviens des bons moments, des jours heureux et en particulier de ces dimanches, lorsque j'allais la voir après les courses pour prendre le café. Parfois, elle me demandait dans quelle ville j'avais joué. « Moi, joué ???»


En fait, vu que c'était une grande « fan » de ballon rond et que je suis sportif, elle était persuadé que j'étais footballeur. Plus tard, j'ai su qu'elle croyait que j'étais «Ballack», vous savez l'ex meneur de jeu de l'équipe nationale d'Allemagne (trop drôle)... J'en ris encore. Mamema allait fêter ses 90ans en mars prochain, mais le destin en a décidé autrement. Ça fait mal, mais c'est comme ça, il faut l'accepter...
on est tous que de passage, personne n'est éternel, tôt ou tard, on s'en va et on n'emporte rien avec nous dans la tombe. Et le plus triste là dedans, c'est que ce sont toujours les meilleurs qui s'en vont les premiers.
Ta présence nous faisait du bien. Vivante, tu le seras toujours dans nos cœurs. Nous ne t'oublierons pas. Repose en Paix Mamema !  
  
Juste avant le coup d'envoi, le chef d'orchestre entame un compte à rebours de dix secondes, à l'issue duquel le top départ est donné. Au terme des cent cinquante premiers mètres, nous quittons le dôme de verre et son tartan – que nous retrouverons tout à l'heure au moment de franchir la ligne d'arrivée – pour partir à l'assaut du parcours. Les redoutables sentiers de la forêt tout proche nous attendent de pieds fermes. 
D'entrée de jeu, Simon Dorflinger, un pistard, routier à l'occasion et titulaire d'un record en 31' sur 10km (dossard 3, 3e l'an dernier) met les gaz. Je le laisse prendre quelques mètres d'avance pour mieux garder un œil sur le jeune athlète qui m'avait donné du fil à retordre lors de la dernière édition. Je sais que Johannes Bergdolt (dossard 2, second l'an passé) sera dangereux. Cet espoir allemand âgé de 21ans a signé en mai dernier un nouveau record personnel (14'24) sur 5000m lors du meeting du Coblence, un endroit que je connais bien, puisque c'est là-bas que j'ai couru ma première compétition sur piste, un 1500m, en mai 1998 (signant un prometteur 3'59'1). 
Dès l'entame de la première bosse, je constate que je suis bien en jambe, cependant je me méfie de Johannes, qui semble gérer son effort bien calé dans ma foulée. Plus nous montons, plus le sol est couvert de blanc. D'un sentier à un autre, on cherche les meilleurs appuis pour avancer, mais quand ça glisse, ça n'a rien d'évident avec des chaussures de compétition à semelles lisses. C'est pas le Trail Blanc des Vosges d'il y a trois semaines mais la neige est encore de la partie. On dirait qu'elle suit à la trace, la garce ! 
L'an dernier, j'avais remarqué que mes adversaires éprouvaient des difficultés lorsque le dénivelé devenait positif. Sachant cela, dans un raidillon bien corsé, j'appuie sur le champignon comme un chauffeur champion. Une tactique qui s'avère payante puisque Simon Dorflinger, pourtant fringant jusque là, décroche rapidement. Il perd mètre après mètre et un mano-à-mano débute entre moi et le porteur du dossard 2.  Je sens que Johannes est déterminé à l'emporter aujourd'hui. Il va falloir la jouer fine.
Soudainement, alors que je commence à réfléchir à une tactique, en me disant que la partie ne va pas être simple à gérer, le duel du jour tourne court. Quelques hectomètres avant d'atteindre le point culminant du parcours (situé à mi-course), dans une bosse, à ma grande surprise, Johannes perd du terrain et je me détache sans l'avoir l'impression d'être au max.
Comme lors de l'édition précédente de cette épreuve, c'est en solo que j'atteins le point le plus haut du tracé. Mais rien n'est jouer, il reste encore quelques kilomètres et surtout quelques bosses à dompter avant de rejoindre le palais de verre pour le final.
Passés les deux tiers de l'épreuve, sur une portion descendante, mon adversaire amorce un retour, mais je ne m'affole pas et me prépare pour l'obstacle suivant. Johannes est à deux orteils de recoller, lorsque tout d'un coup, boum, un beau raidillon nous barre le chemin. Et là rebelote, en accélérant un poil, je me détache. Cette fois ci, c'est la bonne, mon avance augmente au fur et à mesure.
À environ 1km du but, une descente abrupte parsemée de racines se profile dans un endroit de la forêt où le soleil ne perce pas. Pour voir correctement et ne pas risquer la chute, j'ôte mes lunettes. Petit coup d'œil derrière, personne... si ce n'est quelques concurrents de la course de 6km. Partis quelques minutes avant nous tout à l'heure, ils empruntent à présent les mêmes chemins que nous, eux aussi se dirigent vers le palais de verre.
Dans le final, j'en double un bon paquet, mais je ne suis pas gêné car un ouvreur à vélo joue du klaxon quelques foulées devant moi. Ce qui est bien pratique, car du coup, je n'ai pas besoin de zigzaguer entre ces coureurs, ni de les prévenir de mon arrivée, je peux me concentrer sur ma course.
Avant d'entrer dans la salle pour franchir la ligne d'arrivée en vainqueur, j'emprunte une bande de macadam au bout de laquelle, en face, j'aperçois Carole et Haloa. Ma moitié m'encourage de toutes ses forces debout au milieu d'un groupe de spectateurs. Quelques mains applaudissent sur mon passage, des encouragements fusent. 
Et voilà, j'ai gagné ! Génialissime !!! Je vais pouvoir dédier ma victoire à la
« Mamema », qui j'en suis sûr, nous regarde de là haut. Aujourd'hui, j'ai beaucoup pensé à elle, j'avais des ailes, c'est comme si quelqu'un me poussait, j'étais comme sur un nuage. Au moment de franchir la ligne, comme l'an dernier, je lance une petite tape amicale à l'organisateur de l'épreuve qui avec son équipe fait un boulot remarquable.

Franchement, je suis surpris, je ne pensais pas l'emporter si facilement. Depuis ma victoire au « Trail Blanc des Vosges », il y a tout juste trois semaines, j'ai enchaîné les kilomètres, les sorties longues et les séances de fractionnés se sont succédées sans temps mort. Je pensais que tout ça pèserait dans les jambes mais en fait non, pas du tout ! Je signe ma quatrième victoire en 2015, c'est mon sixième podium en six courses cette année.  


Le lendemain, en parcourant les pages de la presse locale allemande, j'ai lu que mon dauphin voulait une revanche (lire article ci-dessous). S'il lit ces quelques lignes, qu'il sache bien que je suis prêt à le rencontrer une nouvelle fois, je suis le champion et il n'y a rien à changer à ça (rires). Comme disait Clubber Lang dans Rocky III : «  j'vais m'entrainer encore plus dur, y'aura pas de K-O au 2e round, je vais le torturer ce balourd, je vais le crucifier à mort, je vais le tuer...»
( je plaisante bien-sur ).
Cette victoire là me fait particulièrement plaisir. Elle est pour toi « Mamema », elle est pour toi, et aussi pour ma p'tite « mémé » qui est partie rejoindre les étoiles peu de temps avant toi. Ce n'est qu'un au-revoir, on va se revoir bientôt ! Vive les grands- mères et les vraies valeurs !  
C'est pas terminé ! Cette victoire en appelle d'autres, cette année, je suis déterminé à donf ! Vivement l'Ecotrail de Paris !
Glaspalast Waldlauf: AUF WIEDERSEHEN MAMEMA !

























Photo: La Mamema toute contente avec la médaille des championnats de France de Marathon
autour du cou le soir de ma victoire à Metz au classement vétéran. Comme elle le disait si souvent:
"Faut pas que taper dans le ballon, faut aussi regarder où on tire !" 
A très bientôt mamie, RDV au paradis ! 


Ergebnisse 13. Glaspalast-Waldlauf am 22.02.2015 
 
1 Baala, Sami Alsace 33:56
2 Bergdolt, Johannes Stahl Sport Shop Team 34:31
3 Dörflinger, Simon Laufladen-Stuttgart.de 35:24
4 Beckmann, Martin LGL.-E/Tria Echt. 35:51
5 Striegel, Timo Team Physio Extrem 36:42
6 Neu, Florian ASICS Frontrunner/LV Pliezhausen 36:46
7 Raischle, Matthias TSG Heilbronn 36:56
8 Gauss, Wolfgang Stahl Sport Shop Team 37:24
9 Bayer, Roland Böblingen 37:25
10 Ganszky, Marcel ULG/VfL Brackenheim 37:37







bb-live.de

Gast aus Frankreich wieder Erster im Glaspalast


Leichtathletik: Samir Baala verteidigt seinen Sieg aus dem Vorjahr beim 13. Waldlauf - Bergdolt und Dörflinger auf die Plätze verwiesen*
 
Glaspalast Waldlauf: AUF WIEDERSEHEN MAMEMA !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Morgens aus Straßburg angereist, kurz mal den Glaspalastlauf gewonnen, anschließend noch einen Stadtbummel in Stuttgart eingelegt und dann die Heimreise angetreten - das Sonntagsprogramm von Samir Baala kann sich sehen lassen. VON SANDRA LANGGUTH
 
SINDELFINGEN. Der Franzose verteidigte in 33:56 Minuten seinen Titel aus dem Vorjahr und nutzte den dritten Lauf der vierteiligen Winterlaufserie im Kreis Böblingen vor allem als Trainingseinheit, denn am 21. März steht dem französischen Marathonmeister in der Altersklasse 40 ein Wettkampf über 50 Kilometer bevor, der Eco-Trail Paris mit Ziel am Eiffelturm. "Und den will ich gewinnen", so der groß gewachsene Franzose, der das Laufen wie sein Bruder Mehdi im Blut hat. Der hat 2008 in Peking bei den olympischen Spielen die Bronzemedaille über 1500 Meter geholt.
Weniger erfreut über den Sieg des Franzosen war Johannes Bergdolt (Stahl Sport Shop Team), der in 34:31 Minuten als Zweiter in den Glaspalast zurückkehrte. "Ich bin total unzufrieden", war der 20-Jährige ziemlich enttäuscht. Die ersten vier Kilometer lief es gut, Samir Baala war stets nur ein paar Meter entfernt. "Dann hab' ich Seitenstechen bekommen, musste sogar ein paar Schritte gehen", regte sich Bergdolt auf. Danach war der Franzose uneinholbar davongezogen. Bei Kilometer 8,5 wurde es zwar wieder besser und er konnte richtig Gas geben, aber der Abstand war einfach zu groß. "Den hätte ich normalerweise sicher gehabt", meinte der 20-jährige Bergdolt, der im Mai über 5000 Meter die Europameisterschafts-Norm schaffen will. 14:05 Minuten muss er dafür laufen. "Und wann ist der nächste Volkslauf? Da ist der Franzose hoffentlich auch da", bruddelte Bergdolt, ganz scharf auf eine Revanche. Vermutlich wird man ihn dann also in Magstadt sehen, wo am 15. März die Winterlaufserie zu Ende geht.
Ebenfalls nicht zufrieden war Simon Dörflinger (Laufladen Stuttgart), in 35:24 Minuten Dritter des Glaspalastlaufes. "Ich hab' Magenprobleme bekommen", verzog er das Gesicht. Bei Kilometer vier musste er abreißen lassen. Ein Start in Magstadt würde die Winterlaufserie bei ihm komplettieren, ob er da allerdings dabei sein wird, weiß er noch nicht. "Jetzt steht am Dienstag erstmal eine Klausur in Vertragstheorie an", so der Student in European Management. In der Cup-Wertung führt mit zwei Läufen derzeit Thomas Göpfert (Sport klos.de), in Sindelfingen nur 22. geworden, vor Wolfgang Gauß und Roland Bayer, im Glaspalast als Achter und Neunter eingelaufen. Ganz happy, dafür aber auch ganz schön geschafft, war Glaspalast-Geschäftsführer Claus Regelmann, der sein Ziel, unter 50 Minuten zu bleiben, mit 45:52 Minuten mehr als deutlich erreichte.
Bei den Frauen liegt derzeit Fiona Dermann vor Dora Kusio-Torkler und Lisa Kellermann an der Spitze der Cup-Wertung. Beim Glaspalastlauf hatten diese drei mit dem Sieg allerdings nichts zu tun. Schuld daran war Stephanie Beckmann aus Leinfelden-Echterdingen. Die mehrfache Vierte bei deutschen Meisterschaften wollte einfach mal wieder einen Tempolauf absolvieren, Sindelfingen kam ihr dafür gerade recht. "Ich mach ja sonst gar kein geplantes Training mehr", erklärte sie und war mit ihren 39:47 Minuten voll zufrieden. Auf Platz zwei folgte Jana Wörn aus Ehningen, mit 39:50 gerade noch unter 40 Minuten geblieben. Die ehemalige Praktikantin der KREISZEITUNG vom RSV Öschelbronn hat auch schon mal den Flugfeldlauf gewonnen und weilte dieses Wochenende auf Heimatbesuch. "Mein Vater und mein Bruder sind auch mitgelaufen. Deshalb habe ich mich einfach auch angemeldet", erklärte die 22-jährige Architektur-Studentin, die unter der Woche in Innsbruck wohnt. Als Dritte kam Judith Wagner aus Starzach in 40:07 ins Ziel.
Insgesamt überquerten im Hauptlauf über zehn Kilometer 404 Läuferinnen und Läufer die Ziellinie. "Super", freute sich Organisator Axel Stahl. Auch die 55 Finisher des neuen 6-Kilometerlaufes fand er klasse. "Echt gut fürs erste Mal." Hier hatten Thomas Trenc aus Asperg in 23:25 Minuten und Katharina Schleicher aus Dusslingen in 28:30 die schnellsten Beine.
Vor den Erwachsenen waren auch die Bambini und Schüler an den Start gegangen. Während es die Kleinsten über 800 Meter krachen ließen, legten die Schüler immerhin 1200 und 2000 Meter zurück. Ihre Zeiten sowie alle weiteren. 
23.02.2015 bb-live.de
 
 
 
"Toi, moi, n'importe qui, personne ne frappe aussi fort que la vie ! "

Ajouter cette vidéo à mon blog


"J'apprends à ouvrir les yeux avec des paupières closes"
"Demain sera un autre jour, aujourd'hui est une chance !" 
https://www.youtube.com/watch?v=bOZnUgJsgyI




Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Marathonien67 125 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines