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Au cinéma : «Kingsman : Services Secrets»

Publié le 26 février 2015 par Masemainecinema @WilliamCinephil

[Cette critique est la critique positive du long-métrage. Une critique plus négative est à retrouver ici !]

Matthew Vaughn s’est déjà fait un nom dans le monde du blockbuster. Tout récemment avec X-Men : le commencement, mais aussi par le biais de la licence Kick-Ass ou Stardust, le mystère de l’étoile. Il revient avec un nouveau film « Kingsman : Services Secrets » adapté du comic-book de Dave Gibbons et de Mark Millar. Le film tient-il les promesses d’un film d’action réussi ?

Synopsis : Kingsman, entreprise de tailleur pour hommes, mais aussi l’élite du renseignement britannique cherche de nouveaux jeunes gens pour remplis leurs rangs. Ces “prodiges” doivent passer un entraînement de haut vol afin de devenir les nouveaux Kingsmen. Eggsy, jeune homme impertinent de la banlieue de Londres semble être le candidat imparfaitement idéal. Ces jeunes pourront-ils déjouer les plans du machiavélique criminel Richmond Valentine ?

Vu comme ça, le scénario de Kingsman : Services Secrets ne paye pas vraiment de mine. On peut se dire que l’on va voir un film d’espionnage avec plus d’action qu’à l’accoutumé, et vous avez raison. C’est ce qui fait le charme de ce film, puisque les scénaristes gardent en tête les films d’espionnage typés James Bond, en plaçant le contexte à Londres. Par ailleurs, ils conservent même les codes déjà présents dans ces films, avec des noms de codes pour les personnages, des gadgets inspirés, une couverture parfaite en toute circonstance. Kingsman : Services Secrets tire parti de ces multiples références, tout en conservant une identité qui lui est propre, mais arrive à placer des références à la culture pop. Entre références, bande-son décoiffante et répliques assurément drôles, le film est un véritable vent d’air frais qui casse les codes du film d’espion à la James Bond pour mieux les reconstruire par la suite.

Des thèmes sérieux sont évoqués au long du film aussi, l’héritage en est un exemple. Tout au long de l’entraînement de Eggsy, nous en apprenons plus sur son père, mais aussi sur le possible héritage qu’il aurait s’il réussit cet entraînement. Et ce n’est qu’un des éléments évoqués par le film, d’autres thèmes viendront ponctuer l’aventure. En parlant des personnages, ils sont finement trouvés en prenant parti des stéréotypes, pour en faire des couples qui se complètent, à la fois drôles et sérieux. Comme dit précédemment, les personnages imitent les films d’espionnage, ce rapport est même cassé à plusieurs moments dans le film par l’humour « british » qui se dégage des acteurs. En terme d’écriture, Kingsman : Services Secrets garde son sérieux, s’inspire des films d’espionnage et arrive à créer son propre James Bond. Il se détache même de ces films trop sérieux en y ajoutant beaucoup d’humour référencé et des séquences d’actions. Les twists scénaristiques, fraîchement trouvés, se renouvellent créant surprise sur surprise pour offrir un vrai final.

En terme de réalisation, Matthew Vaughn s’y connaît et le prouve en faisant de ce film une montée crescendo de l’action. Les systèmes utilisés ne plairont pas à tous, c’est certain, mais il faut avouer que c’est jouissif et réussi. En toute circonstance, le réalisateur tente de garder une caméra qui ne bouge pas trop et n’hésite pas l’utilisation d’effet de style. La réalisation emprunte aussi au film d’espionnage en mettant en parallèle l’enquête des Kingsman, et l’entraînement de la nouvelle génération. Un montage proche du jeu vidéo se fait sentir avec quelques plans, mais surtout par la mise en place de plan-séquence lors des combats, le tout dans une esthétique très explosive. En terme de montage, on peut reprocher un trop grand nombre d’effet qui chamboule ce que l’on a l’habitude de voir. En terme de construction, le film est comme un jeu vidéo avec au final, une sorte de « boss » qui donne un combat correctement chorégraphié et assez prenant ; sans compter par moment une montée de stress par la musique pour des éléments anodins.

La bande-son du film assure un complément à l’action. Elle donne un rythme assez rock au film. Comme Les Gardiens de la Galaxie, le tout relève d’un condensé des années 70-80 qui permet au film de donner un ton comique. La musique est utilisée avec brio, permettant de fournir au spectateur des bases qu’il peut connaître et écouter avec plaisir. En terme de jeu d’acteur, c’est du tout bon, même si l’on retiendra surtout les personnages principaux. Mention spéciale à Samuel L. Jackson qui zozote et qui caractérise encore plus la dimension irréaliste et le fun assumé du film.

Kingsman : Services Secrets est un film que vous pouvez aller voir les yeux fermés. Dans un rythme effréné, on enchaîne séquences d’action et d’enquête sans s’ennuyer avec de l’humour geek et populaire, des musiques absolument fantastiques et surtout un jeu d’acteur qui convainc. Le film se révèle être un James Bond moderne, en donnant une nouvelle vision du film d’espionnage. Kingsman : Services Secrets se savoure, s’apprécie et s’écoute en vous laissant dans la tête quelques passages marquants notamment dans un final apocalyptique et finement réussi. À quand une suite ?

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Kingsman : Services secrets. De Matthew Vaughn. Avec Colin Firth, Taron Egerton, Mark Strong, Michael Caine, Jack Davenport, Samuel L. Jackson, Sofia Boutella, …

Sortie le 18 février 2015.


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