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Comme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôti

Publié le 28 février 2015 par Strogoff
Ben ça fait longtemps que je ne vous avais pas parlé de cuisine. En fait, je voulais vous parler d'aut' chose aujourd'hui, mais comme je suis tombé gravement malade… enfin gravement, une crève à la con, rien de grave, mais grave dans le sens où le toubib m'a mis 1 semaine complète d'arrêt avec antibio et quarantaine à domicile afin de ne pas contaminer la ville dans ce contexte d'hyper épidémie. T'imagines, ça fait plus de 15 ans que je n'ai pas eu 5 jours d'arrêt, et au moins autant que je n'ai pas mangé d'antibio. Du reste le médoc refile un gout foncièrement dégueulasse à la bière, j'vous dis même pas. Et mes potes d'à la "souris obese" (mon troquet d'amour) ne me reconnaîtront même plus si je tarde de trop. Bon, mais maintenant ça va nettement mieux, et comme ça allait aussi nettement mieux y a quelques jours, je me suis dit que j'allais nous préparer une spécialité tchèque, le fameux "vepřo knedlo zelo" qui est à la cuisine tchèque, ce que le pain de mie au concombre est à la gastronomie britannique (le sandwich au concombre est une preuve supplémentaire de l'absence de bon dieu. Icelui serait, il aurait depuis longtemps déversé son courroux sur ces antéchrists de la gastronomie). Comme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiComme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiBref, en cette fin de matinée, je me rendis chez mon boucher pour acheter le rôti de porc qui va bien, mais une fois chez lui, il m'informa qu'il venait de recevoir quelques splendides morceaux de porcelet, que ce serait dommage de passer à côté, aussi me lassais-je séduire, et pris un remarquable morceau d'épaule afin de le griller au four. Comme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiComme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiAvant de continuer, je voudrais encore signaler que je ne suis pas islamophobe, ni antisémite, et que si je vous parle d'une recette de porc, ce n'est pas pour jeter de l'huile sur les loukoums ou pour faire l'amalgame de la xénophobie anti républicaine contre les ceux, qui ne sont pas comme moi. Non, le porc est une de mes viandes préférées, j'en mange depuis que je suis tout petit, et si j'en mange autant que je peux sous toutes ses formes (terrines, pâtés, saucisses, rôtis, grillades, cuit à l'eau, cuit à l'huile…), c'est clairement pas pour faire de la peine à Allah où à Jehova, mais parce que j'aime ça (du reste je suis persuadé que les 2 précédents, si toutefois ils existent, ont d'autres chats à fouetter que de regarder et juger si moi, pauv' type parmi 7,5 milliards d'individus, bouffe du porc ou pas). Mais bon, et comme je sais que les intégristes de Google sont parfois aussi cons que les intégristes religieux (cf. l'affaire Jacob Jordaens), je préfère prendre mes distances de suite de toute tentative de récupération de ma publie culinaire. En espérant qu'elle restera quand même en ligne. Comme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiComme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiDonc pour ce fameux bout de porc, faut commencer par se servir une bonne bière. D'aucuns vous diront du vin. Bon, ok, je ne vais pas faire l'emmerdeur, mais je pense qu'il est préférable de faire avec de la bière. Et c'est pas pour la cuisine, mais le cuistot. Attends, on ne peut pas cuisiner sans boire. Et pour la bonne bière, regardez sur l'image. J'ai, comme qui dirait, laissé dépasser la marque, donc c'est pas de la pub camouflée pour de l'alcool, mais un élément intégral de la recette. Comme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiComme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiRetirez l'os. Munissez-vous d'un couteau qui coupe, et je dis bien qui coupe, sinon z'arriverez à rien. Coupez dans la bidoche, et suivez avec la lame l'os au plus près possible. Si tout se passe bien, vous devriez obtenir un bout de bidoche complet en un seul morceau comme sur ma photo. Remisez l'os dans le congélo (dans un sac plastique prévu à cet effet), il vous servira pour les lentilles ou les haricots blancs, c'est excellent.Comme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiComme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiRincez la bidoche. Parfois (en Tchéco tout au moins), lorsque le boucher est un porc, il découpe, la viande à la hache (plutôt qu'au couteau), et des p'tits bouts d'os peuvent se retrouver dans la chair, bouts dedans lesquels personne ne voudrait croquer. Aussi il est bon de la rincer (la viande) afin de les éliminer (les bouts d'os). Ensuite étalez la peau en bas, la viande en haut (si par endroit, la viande n'est pas également fournie -plus là qu'ici-, n'hésitez pas à la couper du lieu d'en trop, pour la mettre au lieu d'en pas assez), salez, et poivrez. Pour le sel, je conseille du sel de mer, et pour le poivre, je conseille le poivre concassé par soi-même, plutôt que le moulu par l'industriel.Comme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiDéposez dessus des tranches de lard, de l'ail, et hop roulez. Une fois roulé, ficelez. Alors là, je vous préviens que c'est à ce moment que cesse la rigolade. Eh oui, lorsque vous allez essayer de ficeler la viande, le lard et l'ail vont se faire la male. C'est aussi sûr que c'est évident. Alors il faudra que vous ficeliez au fur et à mesure et que vous repoussiez du pouce tout le fourbi dedans la roulade en même temps. C'est aussi coton que de s'épiler les sourcils en roller sur un ballon de gym, mais vous y arriverez, n'aillez pas honte. Comme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiMon ficelage n'est pas spécialement joli, j'avoue qu'il y a autant de ficelle qu'il y a de viande, et mon amie Dana (cordon-bleu) à Genève doit se tordre de rire, mais comme disait un fameux alcoolique, "qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse", genre pas grave la ficelle, pourvu que ça tienne ensemb'. Et c'est justement là tout l'intérêt, que ça tienne ensemb'. Parce que lorsque la viande va cuire, elle va légèrement gonfler, et les ingrédients vont se mélanger les zuns aux zaut', et après, la ficelle, y en aura plus besoin. Comme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiBon, une fois terminé, tout ficelé, déposez la bidoche dans un plat en tôle émaillée, mettez 3 mm d'eau, des épices (feuilles de laurier, clou de girofle, carvi…), un filet d'huile d'olive, et posez le couvercle par-dessus. Le couvercle est indispensable, si vous ne voulez pas que votre rôti s'assèche. Chauffez le four à 130°C, et hop enfournez pour 2:45. De temps en temps arrosez avec son propre jus, et renfournez. Au bout de 2:45, retirez le couvercle, déversez 2/3 du jus dans une poêle, et tournez la tempiote à 200°C, puis laissez encore 15 min au four sans le couvercle. Mettez le feu sous la poêle, ajouter un oignon finement émincé, et faites revenir le tout afin que l'eau s'évapore. Au bout de 10 min, c'est fini, versez le jus sur le rôti, et y a plus qu'à servir avec du chou et des knedliks que vous aurez préparés pendant les 3h de cuisson de la viande. Comme ça, sans plus: Mercredi, c'est rôtiLe chou et les knedliks, je ne détaille pas, tout le monde sait faire ça comme il faut. Et si non, je vous en parlerai une autre fois.

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