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Grèce et Portugal : quand Manuel Valls s'en prend au plus faible...

Par Sergeuleski

Valls, en visite officielle vendredi à Lisbonne, a salué les efforts budgétaires réalisés par le gouvernement portugais, tout en critiquant les progrès "insuffisants" de la Grèce.

Maltraité par l' Allemagne, dans l'obligation de lui rendre des comptes quant à ses déficits, Valls en voyage au Portugal s'en prend à la Grèce.

On pensait que l'essayiste Michel Onfray avait tout dit à propos de Manuel Valls, mais non ; on découvre un autre Valls ; celui qui, non content de baisser la tête devant "le plus fort" - l'Allemagne -, la relève devant "le plus faible" - Portugal et Grèce ; condescendant avec un Portugal à droite, Valls sermonne sans vergogne une Grèce à gauche ; ces deux pays pesant 0.00000001% de l'économie mondiale.

Si la fable de la Fontaine "Le mulot et le renard" nous rappelle à juste titre que l 'on a toujours besoin d'un plus petit que soi pour se tirer d'un mauvais pas, pareillement, dans la condescendance, les remontrances, le mépris, l'injure et les menaces, on trouve toujours un plus faible que soi. Pour le gouvernement Valls et la présidente Hollande, ce sera deux nains économiques et politiques (après Dieudonné, la Libye et le Mali) : la Grèce et le Portugal.

Tel est le lot de ceux qui refusent de relever la tête face à la dictature d'un oppresseur : se venger sur les plus faibles. Aussi, l'Allemagne qui est au garde-à-vous face aux USA (elle aurait tort de s'en plaindre ; s on leadership en Europe est ainsi assuré !), maltraite la France qui sermonne la Grèce.

Après le "Valls crétin" d'Onfray, voici un Valls aussi lâche qu'il est permis de l'être quand le courage vous fait cruellement défaut ; et même si toute la classe politique a compris qu'il n'y a pas d'avenir ni de carrière pour ceux qui, en politique, veulent prendre l'argent là où il se trouve, ou plus simplement, pour ceux qui souhaitent mettre fin au racket de l'oligarchie bancaire et à ce mondialisme qui n'est qu'une guerre contre l'Etat providence et le droit du travail, penser que le monde qui nous est imposé aujourd'hui, est là pour toujours, c'est commettre une erreur que l'Histoire pardonne rarement.

Mais allez donc proposer une perspective historique aux nabots d'Etat qui occupent les institutions de notre République...

Une république à genoux.

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Pour prolonger, cliquez : Valls et les fables de la Fontaine


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