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Critique Ciné : Clochette et la créature légendaire, la fée et le gros chat

Publié le 13 avril 2015 par Delromainzika @cabreakingnews

Clochette et la créature légendaire // De Steve Loter. Avec la voix VO de Ginnifer Goodwin et Mae Whitman.


Il s’agit du sixième volet des aventures de La Fée Clochette depuis 2008. C’est tout de même impressionnant. Après le succès au cinéma de Clochette et la fée pirate (plus d’un million d’entrées en France), le nouveau volet des aventures de Clochette sort donc au cinéma lui aussi. J’ai tout de même préféré ce film au précédent qui était particulièrement décevant. Dans le registre des aventures pour enfants, c’est faiblard. Disons que le scénario n’est pas vraiment au rendez-vous et que l’histoire sympathique et gentillette au départ, devient plus sombre par la suite quitte à nous perdre complètement dans ses élucubrations diverses et variées. L’histoire de cette créature légendaire aurait très bien pu nourrir un bon film mais seulement s’ils n’avaient pas voulu en faire des tonnes avec ces effets spéciaux en tout genre entre éclairs ridicules et ciel vert dégueulasse. Sincèrement, j’aurais apprécié que le délire n’aille pas aussi loin dans le sens où l’on s’éloigne en plus de la légende même de Clochette (qui est à la base dans l’univers de Peter Pan) afin de tenter de nous raconter des histoires en tout genre qui sont parfois même légèrement ridicules et celle-ci fait partie des idées ridicules que j’ai un peu de mal à comprendre.

Peu après le passage d’une étrange comète verte dans le ciel, la tranquillité de la Vallée des fées se voit troublée par un énorme rugissement que même Nyx, la fée éclaireuse en charge de la sécurité des lieux, n’est pas capable d’identifier. En bonne fée des animaux, Noa décide de pousser un peu plus loin l’enquête et découvre que ce cri provient d’une gigantesque créature blessée à la patte et cachée au fond d’une grotte. Malgré son allure effrayante, cet animal qui ne ressemble à aucun autre et qu’elle baptise bientôt "Grognon", cache un vrai coeur d’or. En l’apprivoisant un peu plus chaque jour, Noa remarque l’attitude étrange de Grognon : il n’a de cesse en effet d’empiler de grandes colonnes de pierre dans chacun des endroits de la Vallée des fées où se prépare le passage des saisons.

Cependant, au delà du délire de la seconde partie du film, la première partie est plutôt bonne dans son ensemble. On retrouve tout ce qui fait le côté léger et amusant d’une aventure de Tinker Bell (pour les anglophones). Je ne connaissais pas du tout cette histoire de créature, ce qui donne encore plus l’impression que finalement ce film a voulu créer quelque chose de différent, sortir un peu de la mythologie de Peter Pan (ou en tout cas de ce qui s’y rapporte de près ou de loin) afin de nous faire quelque chose de potentiellement plus original. La première partie du film utilise alors la rencontre entre la créature, Grognon et Clochette comme une façon de faire des petites histoires en tout genre comme un chat pourrait s’amuser avec quelqu’un. C’est une jolie petite histoire d’amitié mais rapidement cela se répète un peu trop et une fois que c’est installé, Clochette et la créature légendaire n’a plus rien pour lui. Je pense que le public visé n’est pas celui de mon âge et pourtant, je suis un très grand fan de l’univers des films d’animation Disney (même si celui-ci vient de Disneytoon et non pas du grand studio). Mais avec les suites de Clochette, j’ai tout de même énormément de mal.

Je tente à chaque fois de retrouver ce que j’ai pu trouvé de sympathique dans le tout premier volet, puis peut-être dans le second sorti en Direct to DVD mais il n’en est rien. Le problème c’est que l’on ne sait pas trop dans quelle direction Clochette et la créature légendaire veut aller, à mi chemin entre le film de Clochette mais de tout un tas d’autres choses qui sortent le film dans son univers de prédilection car c’est sympa le ciel vert sur le papier mais pas quand c’est aussi mal exploité que c’est le cas dans ce volet de la franchise. On sent que d’un point de vue de l’animation, Steve Loter n’est pas mieux que Peggy Holmes (qui a fait le précédent volet). Celui à qui l’on doit des épisodes de Kim Possible n’avait peut-être pas le talent nécessaire pour mener à bien une aventure de Clochette. Il aurait fallu une animation un peu plus soignée qui ne nous donne pas l’impression que cela a été fait de façon bâclée et rapide. Car c’est en grande partie le problème de ce film. On passe bien sauvent du coq à l’âne à mon grand damne. Visuellement on passe donc de jolies choses à des trucs qui n’ont pas leur place là dedans (et je pourrais parler encore de ce ciel vert pendant des semaines tant c’était laid).

Note : 3.5/10. En bref, les petites retrouveront surement en ce film le charme de Clochette mais c’est tout. L’univers de Clochette (ses acolytes) n’est presque jamais présent à l’écran, Clochette et la créature légendaire préférant les échanges entre Grognon et Clochette, répétitifs à souhait.


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