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Saint Emilion : Les Gravières 2005 et Larcis Ducasse 2009

Par Daniel Sériot

Le beau temps, qui favorise la pousse de la vigne, est revenu depuis plusieurs jours à Saint Emilion. Nous en profitons pour réanimer le barbecue, et faire sur les sarments, des grillades de pièces de bœuf de l'excellent boucher Lavève, que nous accompagnons de quelques vins du cru.

Nous avons dégusté les Gravières 2005 de Denis Barraud, une première fois après l'avoir mis en carafe deux heures avant de le goûter, puis le lendemain. Nous n'avons pas noté de signe d'évolution. Le vin est très jeune, riche, concentré et fruité, il faudra l'attendre encore près de cinq ans pour en profiter pleinement.

Larcis Ducasse 2009 a été goûté dans les mêmes conditions de dégustation, la finale offre des tannins encore un peu fermes, avec un léger élevage pas encore fondu totalement. La première partie de bouche (jusqu' à la finale) est superbe, et ce qui paraît le plus intéressant, c'est une fraîcheur qui commence à s'installer plus nettement que lors des premières dégustations. Le terroir commence à prendre le dessus sur le millésime. Il faudra être patient pour l'apprécier à son meilleur niveau, nous en reparlerons dans trois à quatre ans.

Saint Emilion : Les Gravières 2005

Les Gravières 2005

La robe est profonde, avec un liseré de couleur sanguine. Le bouquet bien ouvert et net évoque les cerises noires, la boite à épices, les mûres avec des notes de moka et de réglisse. La bouche est très veloutée concentrée, dense, rehaussée d'expressifs fruits épicés. La finale est longue, un peu plus tannique, d'une bonne fraîcheur, très fruitée, épicée, et légèrement réglissée, avec des notes d'élevage pas encore entièrement fondu. Noté 16,5, note plaisir 15,5

Saint Emilion : Larcis Ducasse 2009

Larcis Ducasse 2009

La robe est profonde, avec des reflets de teintes sanguine. Le nez expressif évoque les cerises, les épices orientales, avec des notes de cassis, et de très légère orange sanguine, et en retrait de léger élevage ( thé fumé). L'attaque est soyeuse, les tannins fins sont enrobés d'une chair sensuelle, et se trament dans un corps dense et ample rehaussé de fruits gourmands. La finale est longue, pleine, avec des tannins un peu plus fermes et légèrement crayeux, très persistante, avec une fraîcheur sous jacente de bon aloi. Noté potentielle 18, note plaisir 17

Posté par Daniel S à 00:01 - Bordeaux Rive Droite - Commentaires [0] - Permalien [#]

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