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Et puis, j’ai démissionné…

Publié le 16 juin 2015 par Ma_zelle @ma_zelle

oiuComme il se doit, j’ai donc rencontré à nouveau la « dame au CDI », et tablant une fois de plus sur un des critère phare de la société –l’honnêteté– j’ai fait le choix de ne rien lui cacher de la situation actuelle.
Je suis sur le point de partir, mes patrons, bien qu’il n’arrivent pas à me sortir un salaire (quand tes patrons ne peuvent plus te payer), ont des reflexions/comportements que je n’accepte plus.
Que comptez-vous faire ?
J’ai 2 possibilités : la 1ère me laisser jusqu’au 1er juillet pour trouver un petit contrat histoire de m’occuper ou, si je ne trouve pas, nous avons calculé mon ami et moi que nous pouvions vivre sur un salaire (+mon complément chômage). De plus, ayant reçu ma subvention pour la maison, j’aurai de fait le temps de m’occuper des travaux.
Vous êtes sur de vouloir partir maintenant ?
Oui. A vrai dire, la situation dégénère. J’ai expliqué 2 fois les choses. Un de mes patrons la compends parfaitement, l’autre (qui est aussi qui le plus ma boutique) en a rien à secouer : il sort, se colle des races tous les jours, traine la patte pour venir travailler la semaine (magasin fermé, ou ouvert 3h dès fois le matin, des fois le soir). De fait, le week-end je ramasse les pots cassés : les clients pas contents car ils ne comprennent pas… et tout le ménage de la semaine (oui, parce que j’ai un patron qui ne sait même pas tiré une chasse d’eau! Ni rammasser les 31 cafards que j’ai dû aspirer).
Bien sûr, je n’ai pas dit les choses en ces termes, mais tout le fond y était.
Je vois un grand sourire sur son visage : « autant quand je veux quelqu’un je suis prête à attendre car il est évident que nous avons tous des obligations, autant savoir que vous êtes disponible dès maintenant, est, je dois l’avouer, une sacré opportunité, et j’en suis ravie ».
Et nous voilà à calculer les choses, le planning etc.
Pas de bol, je commence le 1er juillet, et j’enquillerai sur 3 semaines de vacances en aout (car fermeture annuelle). Enfin, pas d’bol, tout est relatif. La dernière fois que j’ai eu des vacances en été, en aout, j’avais 19ans… J’en ai 31 à présent. C’est dire.
Niveau salaire je serai en fin de formation, donc je repasserai sur une rémunération « chômage » car je n’aurai pas cumulé suffisament de droits. Mais vous savez quoi ? Je m’en fous. Je le sais. Ma femme et moi allons mettre des sous de coté d’ici là. J’ai un peu d’argent de coté. Et le jeu en vaut la chandelle car je débouche à la fin des « vacances » sur un CDI… J’en profiterai pour aller voir mes grands-parents que je n’ai pas vu respectivement depuis 4 et 5ans (été boulot/Hiver =financièrement bloquée). Vu que j’ai mes dates, je peux même prendre les billets de train dès maintenant (moins cher). Bref. Non, sincèrement, je n’y perds pas du tout
A la sortie du RDV j’avais donc ma fameuse « promesse d’embauche » et un sourire de ouf. Genre Colgate à coté c’est de la rigolade. J’étais euphorique… Chantage de musique débile dans la voiture. Envie de hurler ma joie.
Ce matin, j’ai dû annoncer la chose à mes patrons. Le 1er (celui avec qui j’ai commencé) était ravi : j’espère que tu as déjà signé, un CDI ça ne se refuse pas!. Le 2nd, celui qui du coup se retrouve dans la galère (pas de vendeuse, pas de connnaissance du mag etc.). Aïe. Mais tant pis. Donnant donnant. Il n’a pas voulu m’aider, m’a laissé ramasser ses cafards, tirer sa chasse, oublié 15 fois de me laisser une pause (et j’en passe). Maintenant, je pense à mon intérêt.
Comme m’a dit la dame du CDI (et vu que je vais être suivi par un coach exprès) : « à partir du 1er juillet, plus personne ne se mettra en travers de votre chemin. Plus jamais personne ne vous manquera de respect ».
Je revis.
Et je suis heureuse.

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