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L'étouffoir bruxellois

Par Gerard

Trop responsable, pas assez joueur : on sait désormais que Tsipras aurait pu négocier comme il l'entendait sans crainte d'une sortie de l'euro. Celle-ci ne pouvait légalement pas lui être imposée; la BCE est puissante mais ne peut pas tout. C'est en tout cas ce que vient de déclarer son vice-président. Le bluff était trop lourd, la rouerie technocratique trop finaude; et la Grèce, cerné de toutes parts, a finalement cédé. Emportant tous les rêves d'une alternative véritable; tous les rêves d'une vie meilleure, d'une vie possible. Mais cet invraisemblable été grec nous aura au moins montré une chose dans toute son aveuglante clarté ; et cette chose, c'est le visage sans fard de l'Union européenne. Un visage où la morgue en dispute à la tyrannie, et où la diplomatie a cédé devant le chantage et la manipulation. Un visage anti-démocratique qui a pris tout le monde de court. Si à trois jours du nouveau scrutin nous ne savons rien du devenir de la Grèce, de notre chère Grèce, plus rien ne nous reste inconnu quant à la nature du régime politique qui nous gouverne depuis Bruxelles. De cela au moins nous sommes sûrs.


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