Magazine Culture

48h pour mourir

Par Bookinnsofa @BookinnSofa

48h pour mourirImaginez un instant recevoir un coup de téléphone. Une voix étrange au bout du fil vous annonce que vous disposez de 48h pour répondre à une devinette. Si vous échouez, quelqu'un mourra dans d'atroces souffrances. Sabine, jeune commissaire de police assiste Sneijder, un profiler aussi talentueux que désagréable et cynique. L'affaire s'annonce hautement délicate puisque l'une des victimes n'est autre que sa mère, retrouvée noyée. Elle n'a pas survécu aux deux litres d'encre noire que le tueur lui a injecté de force, par le biais d'un entonnoir enfoncé dans sa trachée.  Personnellement liée à l'affaire, Sabine se jette avec un sang froid exemplaire, dans cette enquête, déterminée à faire la peau à ce psychopathe. Alors que d'autres appels amorçent une course contre la montre effrénée, Sabine découvre avec stupeur que le meutrier s'inspire d'un recueil de contes pour enfants pour la mise en scène de ses crimes.

  

48h pour mourir
48h pour mourir

La quatrième de couverture laissait penser que Sabine devrait se battre afin de faire entendre au profiler qu'un livre pour enfants servait de modèles au crimes. Je m'attendais donc à des dialogues argumentés, chargés de pression, de reproches, de colère ... bref, j'imaginais que cela allait prendre beaucoup de place dans le récit. Je m'attendais à ce que des victimes meurent pour qu'enfin il cesse de rester planté sur ses positions. En réalité, il n'y a rien de tout cela! Je trouve que le résumé porte vraiment à confusion, et je ne spoile absolument rien en disant que Sabine n'a pas du tout besoin de le persuader. J'avais des attentes et j'ai l'impression qu'elles ont été trompées. Toutefois, cela faisait très longtemps que je n'avais pas lu de thriller, et malgré cette contrariété, les retrouvailles ont été assez concluantes.

Il faut dire que le début du roman accroche immédiatement. Une femme est enlevée, confinée dans un bloc de béton, les poumons compréssés, des tuyaux sortant du corps. L'auteur prend le temps de partager avec nous les sentiments de la victime (chose qu'il fera un peu moins par la suite), l'impression que tout cela n'est qu'un cauchemar, qu'elle ne va pas tarder à se réveiller puis enfin la prise de conscience et la résignation. Le détail, sans tomber dans l'overdose,  permet de visualiser une scène d'horreur. J'en avais froid dans le dos !

pour mourir
48h pour mourir
pour mourir
48h pour mourir

Le thriller propose de découvrir trois récits. Il alterne donc entre l'enquête, la tentative d'Helen pour sauver une vie, puis les séances de thérapie dispensées par Rose. Ce trio romanesque va inévitablement se lier pour soumettre une intrigue singulière, pleine d'originalités et de rebondissements percutants. Des indices sont disséminés un peu partout avec parcimonie, et même si le meurtrier est vite identifiable, le plaisir de la lecture se retrouve dans la psychologie des personnages. Elle est finement travaillée; pointilleuse, rusée, crue parfois, pleine de rancoeur, de mensonges, d'illusions ...

L'auteur réussi à faire remonter nos terreurs d'autrefois. Tous ces contes inoffensifs pour nos yeux d'adultes et pourtant si effroyables pour ceux d'un enfant. Mal interprétés et reproduits pour l'effrayer, le punir et l'inciter à être plus sage,  l'auteur raconte comment les contes peuvent participer à engendrer un monstre. C'est terrifiant !

Voir les commentaires


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Bookinnsofa 738 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines