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Indexation participative d’une photographie

Par Photogestion @photogestion

Cohérence et pérennité des métadonnées d’une image

(réédition d’un article de mars 2013)

En sollicitant la solidarité des différents acteurs du cycle de vie de l’image photographique, de la production à la diffusion, et en explicitant le rôle des métadonnées dans l’enregistrement des images numériques, nous pouvons espérer optimiser la qualité de l’indexation, fiabiliser le traitement juridique et éradiquer définitivement la diffusion et le stockage de fichiers anonymes et muets.

Indexation participative d’une photographie par metadatas

Indexation participative d’une photographie - Illustration Daniel Hennemand

L’idée d’une indexation participative

En traitant du problème de l’indexation d’une image, non pas isolément par phase et par métier, mais dans sa globalité, c’est-à-dire en appréhendant son cycle de vie, il apparaît logique d’envisager la participation à l’indexation de chaque acteur contribuant à la production du document puisque les outils utilisés sont communs ou compatibles. Si chaque métier est spécifique, l’idée que chacun puisse apporter sa pierre à l’édifice fait son chemin. La chaîne de production doit cumuler les interventions de chacun ; l’objet numérique final doit être riche des connaissances de chaque contributeur. Pour commencer, le photographe, car il peut programmer son boîtier et enregistrer son crédit photographique – obligatoire et normalisé -. Le photographe encore, mais dans son rôle de développeur-retoucheur dans la phase de post-production, car il est présent sur le lieu de prise-de-vue et peut identifier l’événement et les personnes présentes; l’outil de développement lui offre la possibilité d’intervenir sur les métadonnées et de saisir ces informations. Pour la date de prise de vue, le boîtier l’enregistre automatiquement.  L’iconographe, quant à lui, saura par son expertise sémantique faire fructifier et enrichir ces données, les corriger et les compléter en pleine cohérence avec la charte documentaire du fonds et de l’entreprise.

Urgence de l’identification

La seconde idée est d’éviter le stockage de fichiers dépourvus d’information, d’identifier au plus vite – à la source  – l’objet numérique car il sera ensuite transformé, copié et sauvegardé plusieurs fois par les différents intervenants : le photographe,  les différents services de communication, les rédactions, etc (voir illustration). Nous connaissons tous le cas des sélections envoyées en urgence à la presse, en parallèle à la chaîne de traitement habituelle, avant la livraison du reportage à la photothèque. Ces fichiers peuvent communiqués alors qu’aucune information n’a été intégrée, ce qui lors de leur exploitation ou réutilisation peut engendrer des erreurs de crédit photographique ou d’interprétation – constitution de fonds d’avatars anonymes -. Chaque fichier doit donc au plus vite contenir un minimum de données certifiées avant toute diffusion.

Des outils compatibles

Pour finir, parlons des outils. En amont, les créateurs utilisent Adobe Lightroom – ou équivalents -, l’iconographe peut adopter facilement Adobe Bridge, visionneuse fiable et compatible avec Lightroom au niveau des métadonnées et de l’ergonomie. Puis évidemment les logiciels de gestion de photothèques, très performants aujourd’hui qui doivent assurer la compatibilité de traitement des métadonnées, tant à l’importation – récupération des champs titre, description, mots clefs, date de prise de vue, copyright – qu’à l’exportation car ils constituent le coeur de la gestion et de l’indexation des images. Le logiciel doit donc restituer l’enrichissement documentaire réalisé dans son sein pour le diffuser en toute sécurité vers les utilisateurs sous forme d’objets numériques riches en métadonnées.


Daniel Hennemand, v1.3


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