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Meurtre au Lac du Signal

Par Livresque Du Noir @LivresqueduNoir
Domeyne

Meurtre au Lac du Signal est né de la rencontre de plusieurs thèmes et de leur mise en musique, après une lente maturation.
J’assiste dans le cadre de mes activités professionnelles à des séminaires, parfois sur plusieurs jours, la plupart du temps dans des endroits isolés… L’idée du meurtre en vase clos vient immédiatement !
Je souhaitais aussi, depuis longtemps, écrire sur les paradis fiscaux qui ont cru et prospéré depuis une bonne trentaine d’années un peu partout dans le monde, mais d’abord et surtout dans les pays de l’Union Européenne…
Enfin, j’ai beaucoup d’admiration pour Agatha Christie, notamment pour ses deux huis clos, Dix petits nègres et Le crime de l’Orient Express. Des enquêtes sans les concours habituels de la police scientifique et de la médecine légale. Je voulais lui rendre hommage.

C’est mon deuxième polar économique, après Panne de cœur. Dans Panne de cœur, il y avait une O.P.A. une offre publique d’achat ; dans Meurtre au Lac du Signal, une O.P.R.A., une offre publique de rachat d’actions. Opération plus rare, mais tout aussi lucrative !

On me demande souvent en dédicace où je puise mon inspiration. Question difficile… Je suis un grand lecteur de polars et de bandes dessinées. C’est évidemment une source d’inspiration. Et puis il y a la vie, tout simplement… Après, c’est une construction intellectuelle. L’inspiration, c’est une idée qui germe dans mon esprit. Et comme dans une réaction en chaîne, elle va s’enrichir d’autres idées, puis l’intrigue apparaît, les personnages… enfin, le livre !

Ceci étant, un polar, c’est beaucoup de travail, de vaines cogitations sur des sujets divers, des impasses, et puis soudain, la lumière… Meurtre au Lac du Signal, par exemple, a connu une version courte, qui ne me satisfaisait pas, puis une version longue, avec les développements sur les paradis fiscaux… et à la clé, un changement de coupable : c’est dire que rien n’est jamais acquis !

Comme dans Petits meurtres entre énarques, la satire sociale est importante dans ce polar ; avec une galerie de portraits au vitriol. Il y a la femme politique dont les dents vont rayer le parquet ; le grand requin de la finance ; le prof d’économie ultra-libéral invité des médias ; le manche à balai des cabinets ministériels ; le journaliste polémiste d’extrême droite, la pubarde niaiseuse ; le faux écolo enrichi dans le green-washing ; le consultant coupeur de têtes…
Et on retrouve avec bonheur d’autres personnages croisés dans les précédents opus : le commissaire Albertini, vieil ami d’Addamah, qui apparaît aussi dans L’île du grand secret, L’Affaire Rovandowski, Decrescendo… Radetski, lieutenant à la Section Economique et Financière ; Régine, la vieille maîtresse d’Addamah ; et quelques autres…


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