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SNCF. Fin de la liaison entre Quimper et Bordeaux

Publié le 29 septembre 2015 par Blanchemanche
#SNCF #arcatlantiqueQuimperBordeaux
29 septembre 2015

Yvon Coat, secrétaire de l'union locale CGT de Quimper, et Gabriel André,...Yvon Coat, secrétaire de l'union locale CGT de Quimper, et Gabriel André, cheminot CGT, s'inquiètent des conséquences de cette suppression de ligne.
En arrêtant définitivement la ligne Quimper-Nantes, à partir de décembre, la SNCF interrompt la liaison de l'arc atlantique jusqu'à Bordeaux, a affirmé, ce lundi, la CGT des cheminots (*). En avril, lors de la venue à Brest de Guillaume Pépy, le président de la SNCF, les cheminots CGT avaient déjà fait état de leurs inquiétudes pour la liaison de l'arc atlantique permettant de relier Quimper, et même Brest, à Bordeaux (avec prolongement possible jusqu'à Toulouse), une ligne Intercités menacée, comme d'autres, de disparition par le rapport Duron.
Deux allers-retours sept jours sur sept À cette époque, Réseau ferré de France avait confirmé et précisé réfléchir à d'autres correspondances en raison de travaux sur les voies entre La Rochelle et La Roche-sur-Yon, prévus à l'horizon 2018-2019 entraînant un allongement conséquent du temps de trajet. Hier, la CGT a annoncé l'arrêt pur et simple par la SNCF de la ligne Quimper-Nantes, le 13 décembre prochain, avec l'entrée en vigueur des horaires d'hiver. « S'il n'y a pas de solutions alternatives par TER, il faudra passer par Paris », commente Gabriel André alors que le Quimper-Bordeaux représente deux allers-retours sept jours sur sept. Il évoque deux scénarios : Quimper-Le Mans en TGV, Le Mans-Tours en Intercités puis Tours-Bordeaux en TGV, une ligne transitoire puisque le Corail Le Mans-Tours serait aussi en sursis. Resterait alors la solution du TGV Quimper-Paris et Paris-Bordeaux. Deux conséquences pour la CGT. Le temps de trajet passerait d'un peu moins de sept heures actuellement à un peu plus de neuf heures et le prix du billet serait, lui, multiplié par deux, passant à 150 € (225 € en première classe). Enfin, l'arrivée d'une « troisième classe » avec la « concurrence du car longue distance rendue possible par la loi Macron ». 
« Désengagement total de l'État... » « C'est le désengagement total de l'État sur plusieurs liaisons, dont Quimper-Nantes », constate Gérard Lahellec. Le vice-président du conseil régional s'est dit « bigrement préoccupé par l'avenir de ce Quimper-Nantes ». « Il est contestable que ce désengagement se fasse sans avoir eu le souci d'en discuter », critique-t-il. « Il n'est pas question pour la Région de se désintéresser de la bonne liaison de Quimper avec l'ensemble du territoire », ajoute-t-il, annonçant devoir rencontrer dans une dizaine de jours le préfet en charge des Intercités. La Région mettra-t-elle de sa poche pour remplacer l'Intercités de la compétence de l'État par un TER ? « C'est un chantage financier. Nous ne le ferons pas à n'importe quel prix », affirme-t-il. * La CGT a aussi annoncé une durée d'1 h 50 mn pour la ligne Brest-Quimper, au lieu d'1 h 25, dans l'attente des travaux sur les voies fin 2016-début 2017 puis la fermeture de la ligne durant un an. Ainsi qu'une vitesse passant de 70 km/h à 30 km/h de la ligne Morlaix-Roscoff.
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