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Ballade à Kochi, Kerala (1)

Par Antoinehl

Lever à 6h45, quelques pas dans les rues désertes de Bangalore pour trouver un rickshaw, et me voila parti. Première incursion en dehors de la ville. Un léger sac à dos sur mes épaules, l’impression de faire partie du pays.
40mn de vol plus tard, l’avion amorce sa descente sur Kochi.
Vu du ciel, la région ressemble à ce qu’on imagine de l’Amazonie, une immense foret très dense au milieu de laquelle se fraye une grande rivière beige, inondant ses abords par des bras qui en s’éloignant puis se rapprochant de la source principale, font comme une danse souple et gracieuse.
La porte de l’appareil s’ouvre sur le tarmac, et c’est une bouffée d’air brulant et humide qui vient frapper le visage du voyageur à moitié endormi par la climatisation de l’avion.
40 minutes de voiture, une excelensior des années 60, un petit air de Cuba, et enfin Fort Kochi.
Situé au bord de la mer, cette ville fut sous le contrôle des hollandais, puis des portugais, et recèle de ce fait des dizaines de petites maisons coloniales que l’humidité dévore doucement en recouvrant les couleurs vives par un tapis de mousse et de petites plantes.
Je retrouve mes compères français à l’église St Francis, ou fut jadis enterré Vasco de Gama, mort dans cette ville, bien loin de chez lui. L’intérieur de l’église est en bois peint en jaune, et minutieusement sculpté, lui donnant un aspect léger et renforçant l’impression de fraicheur ambiante.
Direction ensuite le Dutch Palace, qui n’a de hollandais que les plafonds en cabochons en bois foncés, puisque l’architecture est due aux portugais.
A fond d’une allée s’élève un ensemble de bâtiments construit en 1555 par les portugais et offerts par ces derniers au Raja de Cochin en échange probable de privilèges commerciaux.
L’intérieur de ce grand bâtiment décati est extraordinaire. Des murs entiers sont recouverts de fresques racontant l’histoire de Shiva, le tout dans une ambiance de recueillement particulièrement impressionnante. la salle centrale, ou sont présentés des palanquins servait à l’époque de salle de couronnement aux rajas. Tres belle présentation d’habits des monarques, tous brodés d’or et d’argent.

En sortant, direction les boutiques de courtas, l’habit traditionnel en tissu léger d’ici, indispensable pour résister à la chaleur écrasante de l’endroit.
Nous passons devant les filets de pêches chinois, près desquels nous nous baladerons le lendemain et rentrons dans le quartier juif de la ville, entouré et harcelé par les dizaines de boutiques d’antiquités. Une d’entre elles a, en son centre, un bateau, une barque en bois d’une cinquantaine de mètres… parfait à mettre au milieu des champs à Bonni… mais la peur de l’excedent de bagages me fait rebrousser chemin

:-)

Déjeuner royal au bord de l’eau sur une petite jetée agrémentée de cinq six tables, avec une dégustation de seiche à la noix de coco suivis de bananes au miel… un bonheur.
L’après midi se passe à se balader en  évitant les douches de pluie tièdes.
La nuit est tombée à Fort Kochi. L’air est encore bien lourd, mais un petit vent tiède balaye les rues détrempées.
Tout le petit groupe (Celine, Charlotte, Olivier, Greg et moi) décidons de tester les massages aux huiles ayurvédiques.
Bon, l’expérience est mitigée, le fait de se faire balancer 2 litres et demi d’huile sur le corps est vraiment agréable, mais, et c’était ma première fois, se faire masser par deux costaux, même extrêmement professionnels, je ne peux pas..
Diner sous une paillote  à organiser la journée de demain, avec au programme, la synagogue, le musée portugais, les filets de pêches et peut être une ballade en bateau..


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