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Mortalités des moules : l’État accorde de nouvelles aides

Publié le 25 juin 2016 par Blanchemanche
#mytiliculture
Mortalités des moules : l’État accorde de nouvelles aides
Les mytiliculteurs avaient manifesté le 9 juin, estimant l’enveloppe initiale annoncée de 4 millions d’euros insuffisante pour faire face à leurs pertes de production d’une très grande ampleur. (Photo : Thierry Nectoux)Publié le 17/06/2016 Les représentants mytilicoles sont ressortis satisfaits, le vendredi 17 juin, de leur entrevue de deux heures avec Alain Vidalies, secrétaire d’État en charge de la pêche et de l’aquaculture. Ils ont obtenu une enveloppe de 6,5 à 8 millions d’euros d’aides directes pour aider la profession à faire face aux mortalités massives des moules sur leurs parcs.Ils ont aussi l’espoir que les collectivités complètent. Ces aides reposent sur le dispositif européen du Feamp (fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche), dit 56.1.f, dédié à la compensation des pertes liées à des mortalités conchylicoles. Les fonds ne seront sans doute débloqués qu’au printemps 2017 à l’issue du bilan des mortalités en mars 2017, mais grâce à cet engagement fort de l’État, les conchyliculteurs peuvent compter dès à présent sur des avances bancaires, qui seront cautionnées par les régions.L’autorisation formelle de Bruxelles pour ouvrir ce dispositif, et valider son interprétation, devait arriver dans les heures suivant la réunion. Les conchyliculteurs ont senti que le secrétaire d'État était« derrière eux »« à l’écoute ». Ils les recevra de nouveau en septembre pour finaliser le dispositif et le budget exact de l’enveloppe.Le ministère s’est aussi montré rassurant face à l’inquiétude que toute l’enveloppe de la mesure 56, actuellement pourvue de 6,5 millions d’euros sur la période 2014-2020, soit consommée par cet épisode. Il dispose d’une certaine souplesse pour redistribuer les sommes du Feamp entre les diverses enveloppes.

L’Ifremer minimise l’anomalie génétique


Quant aux causes des mortalités, l’ambiguïté entoure la découverte scientifique révélée jeudi par Sud-Ouest : le quotidien annonçait qu’une anomalie génétique avait été détectée par l’Ifremer de La Tremblade sur certains lots de moules, et plus particulièrement celles touchées par les mortalités.L’Ifremer a publié ce vendredi des précisions : les différences de mortalités en fonction de la ploïdie des moules (nombre de chromosomes dans leurs cellules) n’a été observée que sur des expériences en laboratoire. La variabilité dans le nombre de chromosomes « apparaît plus forte pour les animaux prélevés avant les mortalités que chez les animaux survivants. Il pourrait exister une corrélation entre le niveau de mortalité et la variabilité de la ploïdie au sein d’un lot. »Ces travaux ont fait l’objet de la part d’un chercheur de l’Ifremer d’un dépôt de publication aujourd’hui accepté auprès du Journal of Invertebrate Pathology. Mais « il ne s’agit en aucune manière d’une explication du phénomène, mais d’un simple constat expérimental en laboratoire, précise l’Ifremer, sortant le parapluie. Les phénomènes de mortalité sont complexes et répondent donc à un grand nombre de facteurs qui se combinent. »Mortalités des moules : l’État accorde de nouvelles aidesCommuniqué du ministèrehttp://www.lemarin.fr/sites/default/files/2016/06/17/2016_06_17_-_cp_reunion_avec_les_professionnels_de_la_mytiliculture.pdfhttp://www.lemarin.fr/secteurs-activites/peche/25635-mortalites-des-moules-letat-accorde-de-nouvelles-aides

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