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Quand nous étions nous aussi #migrants : devoir de mémoire en photos.

Publié le 24 septembre 2016 par Mister Gdec

Les photos qui suivent ont été publiées dans le magazine américain Time, qui a demandé au photographe Sanna Dullaway de coloriser des photos des populations qui ont migré pendant la Deuxième Guerre mondiale. Pour quelle raison ? Pour montrer que la réalité d’hier ressemble à celle d’aujourd’hui. Seuls les acteurs ont changé : ils étaient européens, aujourd’hui ils sont syriens, afghans ou irakiens. Une exposition éducative et pédagogique à l’intention de tous, mais peut-être plus particulièrement de ceux qui n’ont pas de mémoire, au point d’en oublier l’histoire, un des piliers fondamentaux de notre culture commune, dont cette époque semble avoir cruellement besoin. Peut-être que ces photos seront plus efficaces pour les sortir de leur déni, de leur rejet ou de leur égoïsme que les habituels discours ordinaire des militants et associations antiracistes ? ça ne coûte rien de  tenter… La visite commence :

1er mai 1945 à Tangermünde, en Allemagne, des habitants traversent un pont sur l’Elbe détruit par l’armée allemande, pour échapper aux troupes soviétiques.

Source : Fred Ramage/Keystone/Getty Images/Photo colorisée par Sanna Dullaway

Source : Fred Ramage/Keystone/Getty Images/Photo colorisée par Sanna Dullaway

26 septembre 1945 à Berlin dans un camp de réfugiés.

Quand nous étions nous aussi #migrants : devoir de mémoire en photos.

Source : AP Photo / Photo colorisée par Sanna Dullaway

Mars 1945, en Allemagne dans un camp de personnes déplacées.

Quand nous étions nous aussi #migrants : devoir de mémoire en photos.

Source : Fred Ramage / Keystone/ Getty Images / Photo colorisée par Sanna Dullaway

14 décembre 1945, les seuls survivants parmi 150 Polonais qui ont marché de Lodz, en Pologne, à Berlin dans l’espoir de trouver de la nourriture et de l’aide. Blottis sous leurs couvertures, ils espèrent être récupérés par un train de l’armée britannique.

Quand nous étions nous aussi #migrants : devoir de mémoire en photos.

Source : Fred Ramage / Keystone/ Getty Images / Photo colorisée par Sanna Dullaway

Une femme allemande sans-abri. La ville a été détruite suite à un bombardement des forces allées.

Quand nous étions nous aussi #migrants : devoir de mémoire en photos.

Source : John Florea, Courtesy of Steven Kasher Gallery / Photo colorisée par Sanna Dullaway

2 janvier 1945 à La Gleize, en Belgique, un groupe de réfugiés attend d’être transporté en dehors de la ville.

Quand nous étions nous aussi #migrants : devoir de mémoire en photos.

Source : AP Photo / Peter J. Carroll / Photo colorisée par Sanna Dullaway

1940, un groupe de réfugiés fuyant Paris avant l’invasion de l’armée allemande.

Quand nous étions nous aussi #migrants : devoir de mémoire en photos.

Source : FPG / Hulton Archive / Getty Images / Photo colorisée par Sanna Dullaway

Une gare, des réfugiés de l’Allemagne de l’Est sur un train.

Quand nous étions nous aussi #migrants : devoir de mémoire en photos.

Source : Berliner Verlag—Archiv/picture-alliance/dpa/AP / Photo colorisée par Sanna Dullaway

Janvier 1945, des réfugiés belges suivant la ligne ferroviaire avec leurs bagages.

Quand nous étions nous aussi #migrants : devoir de mémoire en photos.

Source : Allan Jackson/Keystone/Hulton Archive / Getty Images / Photo colorisée par Sanna Dullaway

mai 1945, une foule de réfugiés derrière les barbelés. Ils attendent de traverser la frontière vers l’État neutre du Liechtenstein.

Quand nous étions nous aussi #migrants : devoir de mémoire en photos.

Source : Keystone-France / Gamma-Keystone via Getty Images / Photo colorisée par Sanna Dullaway

mai 1944 à Philadelphie. Un groupe de Portugais vient d’arriver à Philadelphie.

Quand nous étions nous aussi #migrants : devoir de mémoire en photos.

Source : AP Photo / Photo colorisée par Sanna Dullaway

J’ai découvert ces photos (il y en a bien d’autres…) par l’intermédiaire d’un ami qui en avait publié le lien sur facebook. Il m’a amené vers ce site, PositivR, que je ne connaissais pas. Le concept est intéressant, de vouloir ainsi  instiller de la pensée positive, ce qui manque cruellement en effet sur les sites d’information main stream. Aussi vais-je creuser cette affaire. Vous me connaissez à présent, je suis prudent, voire méfiant. Des fois que l’on tombe sur une secte, ou un bazar qui propage de la merde des informations erronées, de la daube complotiste ou confusionniste… Je vous redirai plus tard.

Post-scriptum : alors que j’observais sur la fachosphère les bas du front propager leur habituelle pollution idéologique raciste, sous le hashtag #migrants, je suis tombé sur ce tweet d’une personnalité d’extrême droite bien connue :

le-gallou

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Alors que je lui faisais remarquer qu’un grand intellectuel comme lui (rires. Voir ici pour ceux qui ne se souviennent plus de lui… Ils ne perdent rien) devrait réviser son Lavisse, le grand personnage sûr de son intelligence, à ma grande surprise, m’a répondu ceci :

capture

… et aussitôt un type qui suçait sa roue (merdique, la roue, ça pue le caca de chien) a embrayé par ceci. Un festival :

capture

J’ai d’abord cru à un fake… mais non. C’est pour de vrai.  La négation même du message que je tentais de faire passer ici. Adieu monde cruel… En tous les cas, le fait qu’un cadre de l’extrême droite, et non des moindres puisqu’on lui attribue la paternité du terme de « préférence nationale », un « penseur » qui est à l’origine du fameux Grece, s’abaisse à répondre à un obscur quidam sur twitter pour lui apporter la contradiction, voilà qui en dit un peu long sur l’efficacité progressive de mes billets. On avance. La réponse est affligeante, même pas digne d’un colleur d’affiches du FN… Un intellectuel, vraiment  ? j’ai de cette fonction une plus haute estime. Je vous laisse répondre à ces gens. Moi, ils me fatiguent. je connais par cœur leurs pathétiques arguments, leurs clichés, leur univers détestable et excluant.  je préfère me contenter du plaisir délicat de passer pour un con aux yeux de pareils imbéciles. Monsieur Pignon vous remercie. Un plaisir sans pareil de traqueur de bas du front dans les internets que vous ne pouvez pas comprendre… Affaire suivante.

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