Magazine Culture

Les mots entre mes mains -Guinevere Glasfurd #MRL2016

Par Arieste @Arimya35

glasfurdHelena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire.

Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumière, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?

En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une facette du célèbre philosophe français.

Dans une Histoire largement contée par les hommes, il est déjà rare de laisser la parole à une femme. A une servante, cela n’arrive presque jamais.

C’est cette vie demeurée dans l’ombre que nous raconte avec beaucoup de justesse Guinevere Glasfurd. Celle d’Helena, servante ayant appris seule à lire et à écrire, jugée insignifiante par ses contemporains, côtoyant le Monsieur qu’héberge son patron pour finir dans ses bras. L’affaire aurait pu tourner à la simple romance, mais il n’en est rien. Ce n’est ni la bonne époque, ni les bonnes personnes pour ce genre d’histoire. Pour le Monsieur qu’est Descartes, rien ne lui est plus cher que son oeuvre et Helena s’en rendra vite compte.

Le style et la narration à la première personne rendent un bel hommage à Helena, qui subit les événements mais reste toujours maîtresse de son destin.

A-t-elle inspiré Descartes comme le suggère l’autrice du roman ? Nul ne le sait, mais en le lisant on a envie d’y croire. Un livre à découvrir.


Classé dans:Je lis, littérature anglaise Tagged: Guinevere Glasfurd

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Arieste 2054 partages Voir son profil
Voir son blog

Magazines