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Wild Beasts

Publié le 09 novembre 2016 par Lordsofrock @LORDS_OF_ROCK

Wild BeastsL’album commence sur « Big Cat », et d’emblée, Handen Thorpe nous rappelle les capacités de sa voix épatante (et surtout son timbre haut perchée!). Sur des airs de Muse, on commence par une base très électronique au rythme doux qui nous plonge dans une atmosphère futuriste. Arrive ensuite « Touch Guy » et son mémorable « Now I’m all fucked up, and I can’t stand up but I better suck it up like a tough guy would », un refrain qui non seulement donne un bon aperçu du regard du groupe sur la masculinité, mais surtout dont la mélodie s’arrange pour s’installer dans un recoin confortable de votre tête pour ne plus vous lâcher. Le refrain est tout aussi accrocheur dans « Alpha Female », dans un morceau électro-rock où Handen Thorpe s’adresse à une femme forte et dominante (« Simple as that yeah »). Le lyrisme y est simpliste mais le rythme maintenu, et comme sur (presque) tous les morceaux de cet opus, c’est un solo de guitare bien maitrisé qui ferme la marche. On note un petit air d’Arctic Monkeys dans « Get my bang », en quand même bien plus groovy. Parce que je sais que vous mourrez d’envie d’admirer les talents de danseur d’Handen Thorpe, voici le clip !

Sur « Celestial creatures », la musique se construit sur une intro progressive et on apprécie particulièrement l’évolution de la guitare. Thorpe nous délivre ses dernières paroles en écho sur un air calme et aérien, comme pour nous laisser le temps de reprendre notre souffle avant la suite. Les Wild Beasts nous secouent sur « 2BU », par un rsacré changement de rythme de la part de Chris Tabott. L’effet de surprise se prolonge à l’écoute de la voix grave et profonde du bassiste Tom Fleming et ça déstabilise tant les deux voix du groupe s’opposent tout en se complétant si bien sur cet album. Dans « He the Colossus », la guitare de Tom Fleming répond tout en beauté à la voix de Thorpe avec un beau solo sur la fin. Avec des paroles comme « universe » ou « stars », le groupe joue à nouveau avec une de leur thématique de prédilection: le monde galactique.

La suite de l’album introduit une atmosphère bien plus posée, en commençant par « Ponytail ». On a le plaisir de redécouvrir le duo falsetto baryton des deux chanteurs qui avait si bien fait effet dans leur dernier album PRESENT TENSE. D’ailleurs, on regrette un peu de ne pas les écouter ensemble plus souvent tant la synergie entre les deux voix donne du relief à leur musique. Le rythme est très marqué avec « Eat your heart out Adonis » où la base électronique bien présente accompagne et renforce la voix. Loin de dire que la voix de Thorpe ai besoin d’être renforcée, mais le rendu est plus que satisfaisant ! BOY KING s’achève sur « Dreamliner », durant laquelle les Wild Beasts nous font à nouveau changer d’atmosphère, avec une mélodie calme et un ton presque mélancolique. Le morceau réuni tous les ingrédients de l’album en une version subtile et allégée. Et malgré tout tellement rythmée qu’on ne s’aperçoit même pas que Chris Tabott a posé les baguettes pour ce titre.

Wild Beasts

Si vous achetez la version Deluxe de l’album, vous aurez droit au titre bonus « Boy King Trash » d’une vingtaine de minutes, qui est, comme son nom l’indique, une sorte de « poubelle » qui réunie des démos exclusives, des versions acoustiques, et des instants volés au micro (il me semble même que Handen Thorpe s’est enregistré avec son portable dans la rue). Les Wild Beasts n’ont pas voulu nous faire perdre une miette de l’enregistrement de ce dernier album, et on espère que les quelques mélodies nouvelles qu’on écoute dans ce bonus sont à l’image de ce qu’ils préparent pour leur prochain album !

On y écoute aussi quelques fragments de lives aguicheurs qui nous donne une idée d’à quoi s’attendre d’eux en concerts, et vous pourrez vérifier ça de vos propres oreilles, parce qu’ils sont en pleine tournée d’une vingtaine de dates en Europe et aux Etats Unis. Attention, une seule date date en France prévue le 26 Octobre, à ne pas rater (chanceux Lyonnais) !


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