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Ringo de Benoît-Marie Lecoin {46}

Publié le 21 novembre 2016 par Enigma

Ringo de Benoît-Marie Lecoin {46}

Ringo de Benoît-Marie Lecoin {46}Ringo est une saleté de gosse élevé comme un clébard, à la vie piétinée dans un road trip délirant où la démence prend le pas sur toute autre raison. Élevé par sa mère alcoolique et violente dans une caravane échouée au bord de la frontière mexicaine, il se libère en la quittant à bord d'une vieille bagnole, direction Los Angeles... Ringo, pas de péchés, pas de morales ! Pas d'agissement méthodique des serials killers Tupperware que l'on voit partout non plus ! C'est bileux, violent, désaxé... C'est la fuite en avant.

1ère sélection du prix Ringo de Benoît-Marie Lecoin {46}

" Il a juste le temps de songer qu'il est à présent un homme, qu'il n'a plus rien d'un chien "

Cette dernière phrase résume très bien ce livre. Ringo, notre personnage principal, n'a pas eu une enfance facile. Mis au monde par une mère prostituée, alcoolique et violente, elle l'a nommé comme cela en l'honneur du chanteur Ringo Starr mais c'est également le nom qu'elle a donné à son chien, car pour elle, il n'y a pas de différence entre son chien et son propre fils.
Passé l'adolescence, Ringo décide de s'enfuir afin de se sortir de cette vie de misère sans avenir possible. Il quitte la caravane familiale pour commencer son road trip. Grâce à celui-ci, il rencontrera plusieurs personnes, la plupart en marge de la société, comme des hippies déconnectés de la réalité, un vétéran de la guerre du Vietnam devenu accro à l'héroïne et dépendant financièrement de la société ou encore des mafieux qui l'engageront pour casser la gueule voire tuer des gens qui ne payent pas le patron à temps. Mais ces rencontres se terminent mal, Ringo sème la mort là où il passe...
Ringo de Benoît-Marie Lecoin {46}Ringo m'a beaucoup rappelé Jean-Baptiste Grenouille, le personnage principal du livre Le parfud'amour, il devient un être sans empathie, bestial et violent. Il est dépourvu de la notion du bien et du mal. Comme Grenouille, il s'accroche telle une tique à la vie afin d'essayer de la découvrir, même si celle-ci est menée dans la violence et dans l'incertitude. Enfin, comme Jean-Baptiste, Ringo a une particularité (que je vous laisserais découvrir). Une particularité dont il a honte et qu'il cache aux autres humains. Cette petite différence explique- en partie- sa rage qu'il a au fond de lui.m de Patrick Suskind. Comme lui, Ringo n'a jamais reçu
J'ai également beaucoup aimé l'histoire, ce road trip ne nous laisse pas une seule seconde de répit. Pour son premier roman, Benoît-Marie Lecoin met en avant des personnages déglingués, en marge de la société, des anti-héros. Vous l'aurez compris, ce roman est noir, très noir, violent, parfois dérangeant. Il ne plaira sûrement pas à tout le monde, mais moi il m'a convaincu. J'ai aimé découvrir ce personnage qui souhaitait seulement être reconnu comme un être humain et non plus comme un chien.
Bref, un premier roman réussi avec un anti-héros attachant aux actes abominables, un road trip à travers l'Amérique des marginaux, le tout dans une ambiance très sombre.

Merci aux éditions Ringo de Benoît-Marie Lecoin {46}pour ce service presse!

Publié dans Tagué littérature contemporaine, édition du murmure, édition indépendante, jean baptiste grenouille, le parfum, particularité, premier roman, Ringo, roman noir, violence partenariat

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