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Angel Parra, Mains sur la nuque, éd. Métailié

Publié le 13 mars 2017 par Slal

Rencontre avec Angel Angel - Lundi 24 octobre à 19h
à la nouvelle librairie El Salón del libro, 21 rue des Fossés Saint-Jacques. Paris 5e (Près du Panthéon).

Paris, janvier 2007
Chanteur et compositeur, il vit actuellement entre Paris et Santiago du Chili.
Le 11 septembre 1973, Rafael se réveille avec un mauvais pressentiment. La journée va être infernale, sa femme l'abandonne en lui reprochant son apathie politique, pourtant il est arrêté par la police militaire alors que l'armée renverse le gouvernement légal du président Allende. Rafael est conduit avec des centaines d'autres prisonniers au Stade national, devenu un des principaux centres de tortures de la dictature de Pinochet.

Angel Parra
envoyé par Alexandre de Nunez

Pour combattre l'horreur dans laquelle tous sont plongés, Rafael commence à raconter à ses codétenus une longue histoire d'amour fantastique et drôle, qui peu à peu lui échappe pour prendre un cours autonome.
Un roman poétique où l'imagination est la seule échappatoire au plus noir de la répression, une situation que l'auteur a vécue et qu'il nous fait partager avec humour, tendresse et une généreuse humanité.
Editions Métailié
Traduit de l'espagnol par Bertille Hausberg
A la lecture de "Mains sur la nuque" d'Angel Parra, par Richard Gaillard, libraire à la FNAC étoile, Paris.
Le silence ne fait pas l'oubli, c'est une certitude. Mais pour autant, témoigner des horreurs du passé, n'est pas l'expression aigrie d'une vengeance posthume inassouvie. C'est au contraire, enseigner l'alphabet de la mémoire, avec ses mots, ses souffrances, ses espoirs et ses joies. A ces coeurs révoltés ou exilés qui saignent encore ; en chansons, en poèmes, en banderoles dans tant de ports, en livres ou en photos brandies place de Mai, je veux dire que leur dignité, est un exemple unique qui chuchote à nos âmes.
Certes, ce n'est pas un langage commun, repertorié dans les dictionnaires ou dans les manuels de "diplomatie" mais il existe. Il use parfois de subterfuges imaginaires déroutants, mais il touche droit au but, droit au coeur. Quant aux bourreaux si ordinaires, mais tellement hideux dans l'exercice consciencieux de leur "labeur quotidien", ils perdirent cent mille fois leur dignité à tenter vainement d'ôter celle de leurs victimes. Car au final, ceux qui s'agenouillaient, rampaient et hurlaient, c'étaient eux.
Et si la justice des hommes, s'est assoupie sur leurs forfaits, ils ont eux-mêmes par leurs actes, perdu à jamais, leur "humanité".
Angel Parra, avec une élégance émotionnelle rare et mesurée a su démontrer que le courage prend parfois des formes insolites qu'inspirent la sensibilité et la culture ; ultimes secours, souvent, dans la détresse de nos nuits. Et si vous doutez encore, adressez vous directement à Angel Parra, en lisant son livre. Merci à lui, pour sa finesse, son esprit et surtout la chaleur bien vivante de son récit.
Richard Gaillard


Salvador Allende par Angel Parra


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