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Critique Ciné : Gangsterdam (2017)

Publié le 31 mars 2017 par Delromainzika @cabreakingnews

Gangsterdam // De Romain Lévy. Kev Adams et Manon Azem.


En voilà un film curieux. Au milieu de blagues pipi-caca (et pour le coup l’histoire du pet est un running gag qui fonctionnera sur certaines personnes) se cache une abomination comme dirait 20 minutes. Romain Lévy, connu pour avoir réalisé le très bon Radiostars (2012) ou encore écrit la purge Les Gorilles (2014) propose ici un film bien irritant. Bourré de blagues sexistes ou homophobes, Gangsterdam m’a sidéré. Je ne m’attendais pas à ce que dans un film pour ados il y ait autant de trucs dit sans prendre le soin de moraliser la blague par la suite. Il y a des scènes qui donnent l’impression que Gangsterdam n’est pas là pour faire rire, juste pour nous rendre compte que le cinéma français est en train d’être financé par des baltringues qui n’ont rien compris. L’écriture est assez lâche et Romain Lévy m’avait rassuré derrière un film avec Kev Adams avant d’entrer dans la salle obscure. Mais quand je suis ressorti du film, je me suis demandé si finalement la plus grosse faute de goût en dehors des blagues insultantes et très limites ce n’est pas le choix de Kev Adams. Ce n’est pas que ce dernier n’a pas l’air sympa, mais disons que son personnage devient ici une vraie tête à claques. C’est pourquoi Côme Levin, dans le rôle du meilleur pote complètement timbré, vole assez souvent la vedette à Kev Adams.

Ruben, Durex et Nora sont tous les trois étudiants en dernière année de fac. Par manque de confiance en lui, Ruben a déjà raté une fois ses examens. Même problème avec Nora, à qui il n'ose avouer ses sentiments. Et ce n'est pas Durex son ami d’enfance, le type le plus gênant au monde, qui va l’aider…Lorsqu’il découvre que Nora est aussi dealeuse et qu’elle part pour Amsterdam afin de ramener un tout nouveau type de drogue, Ruben prend son courage à deux mains et décide de l’accompagner.

Et la prestation de Kev Adams est beaucoup dans la non réussite de Gangsterdam. Et dès que le film décide de sortir sa grosse blague homophobe, alors les choses deviennent tendues. Au début, c’est con, un peu ennuyeux, mais finalement c’est pas très méchant. On sent que l’on ne va pas voir le film de gangsters de l’année mais que cela peut tout de même fonctionner sur un malentendu. Malheureusement, cela ne fonctionne pas du tout comme prévu et c’est bien ce que je ne comprends pas. Le seul délire du film tourne tout de même autour d’un règlement de comptes avec une menace de pet. Ce qui est étonnant dans cette régression qu’est Gangsterdam, c’est qu’il fait écho au cinéma de Michael Youn et cie, notamment La Beuze. Gangsterdam c’est un peu faire l’apologie d’une régression dans l’évolution de la société, jonglant avec tous les clichés possibles et imaginables dans le but de donner au film suffisamment de gags sauf qu’ils tombent tous à plats. Même les références culturelles ne fonctionnent pas comme prévu. Romain Lévy s’est vraiment fourvoyer, je dirais même avec son scénario qu’il est un danger public pour les nouvelles générations qui vont voir ici l’apologie du sexisme et de l’homophobie et comme c’est Kev Adams qui joue dedans, penser que c’est la normalité des choses.

Note : 2/10. En bref, car un running gag sur un pet c’est drôle (ici) mais que tout le reste peut aller à la poubelle entre sexisme, racisme et homophobie.


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