Magazine Cinéma

[CRITIQUE] Power Rangers

Par Elodie11 @EloFreddy

[CRITIQUE] Power Rangers

Réalisé par: Dean Israelite

Avec: Dacre Montgomery, Naomi Scott…

Durée: 2h04

Genre: Action/Science-fiction

Date de sortie cinéma: 5 Avril 2017

Synopsis

Dans une petite ville, cinq adolescents découvrent qu’ils ont des pouvoirs extraordinaires. Ils vont devoir apprendre à surmonter leurs peurs et à faire équipe pour devenir les Power Rangers : le destin les a choisis pour sauver le monde de la destruction orchestrée par une force extraterrestre surpuissante

[CRITIQUE] Power Rangers

Critique

Si comme moi vous avez été bercé par le club Dorothée et ses cinq motards en collants colorés alors vous pourrez comprendre mon appréhension face à l’adaptation de Dean Israelite qui ne compte qu’un seul film au compteur pas forcément dans la moyenne(Projet Almanac).

Et pourtant ici, Israelite nous livre un reboot mature, plus sombre que la série de notre enfance mais avec un doux parfum de nostalgie suffisamment puissant pour nous faire oublier ses défauts scénaristiques.

Délaissant les effets pyrotechniques à outrance, Israelite fait ce que Michael Bay n’a pas su faire avec son Transformers: nous vendre de l’humanité.

Exit donc les combats réguliers ou les padawans qui en 5 minutes ont tout compris à la vie non ici, les Power Rangers sont avant tous des adolescents, plein de vie mais aussi plein de doutes, de souffrances et faiblesses.

Le réalisateur ne cherche pas à en faire des héros nés au biberon Marvel où la fibre courageuse se vend avec les collants intégrés. Ici, leur armure ils devront la gagner à la force de leur amitié naissante et des sacrifices. Alors oui ce choix peut parfois arriver à casser le rythme pour ceux qui attendent vainement les combats mais honnêtement le détour vaut le coup.

[CRITIQUE] Power Rangers

Israelite n’en oublie pas de brosser large autant au niveau des cultures que, et c’est une première, de la sexualité. Ainsi avec une pudeur qui sert une poignante scène de feu de camp, on apprend que Power Ranger jaune aime les filles et oui il y a un cœur qui bat sous chaque armure et ce réalisateur le décortique sous nos yeux avec justesse.

Vient ensuite l’emballage tant attendu: l’armure. Et là Israelite montre qu’il sait faire plaisir aux fans. Malgré quelques fautes de scénario, le résultat est bien là et il est superbe ! Sans trop en faire, les scènes d’action s’imbriquent dans le paysage avec maestria usant même la corde de la nostalgie avec le fameux générique « Go Go Power rangers » (j’avoue je ne tenais plus sur mon siège à ce moment là) et lorsqu’enfin MegaZord apparait nos yeux d’enfant s’ouvrent grand.

Malgré tout on pourra reprocher au réalisateur de ne pas faire durer assez le plaisir puisque cette phase d’action ne durera qu’à peine 30 minutes. Une récompense en demi-teinte pour ceux qui espéraient voir un déluge de combats notamment avec l’apparition de MegaZord qui vaincra par KO un peu trop vite pour en apprécier le match.

On peut bien sûr trouver des défauts à cette adaptation mais on ne peut lui enlever le plaisir de voir sur grand écran les héros de notre enfance. Grâce à Israelite, on découvre enfin l’humain derrière le masque et ce vent de réalisme fait tout de même un bien fou. Une introduction parfois longue mais nécessaire pour poser les bases de ce qui, on l’espère deviendra une saga. Humour, action et amitié, les ingrédients du succès pour ce reboot qui casse les codes pour les reconstruire avec brio. Dorothée peut être fière, ses protégés ont bien grandi…

Plus sombre et mature que ses prédécesseurs, cette nouvelle équipe de Power Rangers modernise le mythe pour en faire un premier volet humaniste et réaliste. Des personnages proches de nous, des effets spéciaux maitrisés et une déferlante de plaisir nostalgique font de ce reboot une croisade dans nos souvenirs étonnamment plaisante malgré quelques erreurs de scénario. On se surprend à jouer le jeu en criant Go Go Power Rangers et pour un peu on en sortirait presque nos figurines d’enfant…bon ok j’avoue pour moi c’est déjà fait.

Votre dévoué Freddy

Note:

note 4


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Elodie11 4826 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines