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Le crime du comte Neville, Amélie Nothomb

Par Maliae

Le crime du comte Neville, Amélie NothombRésumé :  « Le crime du comte Neville » raconte l’histoire d’une jeune châtelaine mal dans sa peau, qui cherche à se faire assassiner par son père, pour aider ce dernier à réaliser sans dommages la prédiction d’une voyante rencontrée à l’issue d’une fugue qui n’en est pas une.

Avis : Si l’histoire est un clin d’œil à la merveilleuse oeuvre « Le crime de lors Arthur Savile » d’Oscar Wilde, elle prend un ton beaucoup moins joyeux et moqueur au cours de l’histoire.

Au début j’avais un grand sourire, qui s’est fané quand Sérieuse demande à son père de la tuer. Comme si c’était la seule solution à sa dépression, au vide qu’elle ressent. Prenant pour exemple les tragédies Grecques pour montrer qu’il n’y a pas le choix, que c’est un peu le destin. Neville ne va plus en dormir, ne va plus savoir quoi faire, va chercher une solution. Autant dire que ce qu’a dit la voyante va vraiment le perturber, et pourtant il n’y croit pas d’habitude à ce genre de choses, mais là il est persuadé que la voyante a raison. Ça prête à sourire, sauf qu’il ne voit pas d’autres solutions que tuer sa fille.
Comme d’habitude j’ai adoré la plume d’Amélie, et les dialogues, la façon dont les personnages se parlent. J’ai aimé aussi un peu la folie de ces personnages, leur histoire, celle de l’enfance de Neville.

J’ai dévoré cette lecture et la fin a confirmé que j’adorais cette lecture, c’était limite jubilatoire comment ça se termine. J’ai aimé que ce soit très rapide, et que ça coupe presque avec l’espèce de lascivité du récit, représentant l’esprit du personnage qui ne sait quoi faire et qui est perdu.

Bref c’était franchement génial ! Je regrette que ça n’ait pas été un tout petit peu plus long afin d’en savoir plus sur le frère et la sœur de Sérieuse, j’aurais adoré en voir plus sur leur relation. Mais j’ai tout de même adoré cette lecture.

Phrases post-itées : 
« Neville était terrifié à l’idée qu’il allait y tuer l’un de ses invités. Cela ne se faisait pas. Et dire qu’il allait commettre un tel impair alors qu’il s’agirait de la toute dernière garden-party du Pluvier ! »

« Malheureusement, il était comme presque tout le monde : il ne croyait les prédictions que si elles le concernaient. »

«  »Pourquoi a-t-on inventé l’enfer alors qu’il existe l’insomnie ? » »

« Plus que les autres, les insomniaques savourent le bonheur du sommeil : eux au moins, ils savent qu’ils dorment. »

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