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Daytime Divas (Saison 1, 10 épisodes) : les apparences sont toujours trompeuses

Publié le 13 septembre 2017 par Delromainzika @cabreakingnews


En s’inspirant d’une histoire vraie tirée d’un roman de Star Jones, ancienne co-animatrice de The View, le talk show de l’après-midi à succès aux Etats-Unis, Daytime Divas nous plonge alors dans le quotidien de femmes qui sont à le tête du talk show d’après-midi The Lunch Hour. Tout ce qui nous est raconté dans Daytime Divas s’inspire donc de choses qui se sont réellement passées dans les coulisses de ce genre d’épisodes. Pour le coup, c’est une bonne idée surtout que le casting s’avère plutôt bon. Vanessa Williams (Ugly Betty) retrouve alors ici un rôle à la hauteur de ses talents de diva. Mais elle est entourée de personnalités diverses et variées, ce qui rend le tout séduisant. C’est en tout cas une série sur des crêpages de chignons, et tout ce qui va avec, mais c’est aussi tout l’intérêt. Si au premier abord, Daytime Divas est une série estivale efficace, elle démontre aussi que derrière tous les coups bas il y a quelques faiblesses. Cela me rappelle un peu les erreurs que Mistresses (ABC) a pu faire quand elle se retrouvait avec des intrigues très médiocres sur les bras. Les scènes du talk show ne sont clairement pas les meilleures même si elles ont utiles afin de montrer que ces femmes font semblant de s’entendre bien à l’écran, alors que c’est tout l’inverse qui se passe dans la réalité.

Car dans les coulisses, elles n’hésitent jamais à se marcher sur les pieds. Cela peut être fun un moment, mais quand le fond vient par moment à manquer et que les personnages restent trop lisses, alors Daytime Divas déçoit. Ce qui part d’une bonne idée, devient alors tout d’un coup quelque chose de beaucoup moins séduisant. Mais bon, Daytime Divas reste un divertissement qui n’est pas là pour nous faire réfléchir, mais uniquement pour nous amuser. C’est le genre de séries que l’on consomme sans consommer, que l’on oublie une fois la saison engloutie. Car j’ai pris du plaisir à suivre ces intrigues dignes de soaps de seconde zone, mais étrangement ce n’est pas ce que j’attendais non plus. J’avais juste envie d’une série correcte comme tout, rien de plus. La série manque également de nuances dans ses propos. Le tout est un peu trop simplistes et le scénario ne développe jamais suffisamment les personnages et leur évolution dans leurs intrigues personnelles. Du coup, Daytime Divas a énormément de mal à justifier la haine qu’il y a au fond de ces femmes les unes en face des autres. Tout cela est une astuce narrative qui permet de gagner du temps et surtout de développer des trucs ici et là pour remplir des épisodes.

Alors qu’au fond, Daytime Divas aurait clairement pu être plus originale. Daytime Divas a beau tenter, elle finit alors par être une sorte de fiction de Lifetime mais de seconde zone, pas de premier choix. Il y a des épisodes ridicules, d’autres plus fins, mais dans sa globalité, la série a du mal à trouver un bon équilibre. Fort heureusement que Vanessa Williams se donne corps et âme là dedans afin de rendre son personnage un tant soit peu intéressant. Mais ce n’est pas suffisamment réaliste pour que l’on ait l’impression de vivre ces coulisses. Certes, c’est inspiré de la réalité, mais par moment les scénaristes en font des caisses et le résultat est que l’on a un peu de mal à croire. Du coup, Daytime Divas n’est clairement pas une satire mais un divertissement qui ne fera pas de mal en plein été mais avec tout ce qu’il y a encore à voir, je dois avouer que je regrette presque d’avoir donné autant de temps à cette petite série… Dans le genre séries féminines, je crois que Claws a dépassé toutes mes attentes alors que Daytime Divas est un peu le Mistresses nouvelle génération (sans le casting et l’attrait que la série de ABC pouvait avoir sur certains points). VH1 n’a pas encore à l’heure où j’écris ces lignes renouvelé ou annulé la série…

Note : 5/10. En bref, c’est honorable mais loin d’être brillant. On est loin de la satire, plus proche de la boutade surréaliste.


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