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Le voile… le retour en Conseil d’Etat

Publié le 16 juillet 2008 par Bloginfo

Victoire ou défaite de la laïcité ? Position anti-féministe ou progressiste ? Le moins que l’on puisse dire, est qu’il n’est pas toujours simple d’être une démocratie !

Fadela Amara, qui connait le sujet,  a clairement apporté son soutien à la décision du Conseil d’Etat. Et la bataille du fouloir risque de  reprendre de plus belle, en France. Tel à piège à intello !

Personnellement, je ne me pose pas mille et une question, je ne cherche pas à couper les cheveux en quatre.  Certains avancent une différence de traitement entre la tenue d’une bonne sœur et celle qui porte un niqab. Je dis que cela n’a rien à voir. Et c’est une enfant de la République qui vous le dit, et qui a des parents musulmans.

Le port d’un voile pour signifier sa religiosité, peut se faire tel que le portait Benazir Buto, figure emblématique s’il en est, de la pratique de la religion musulmane, et surtout comme le souhaite d’ailleurs la plupart des musulmanes pratiquantes. Elle a payé du reste payer cher son audace de liberté et d’intégrité.

Le niqad se veut volontaire et prosélytiste, et donc politique : affichage idéologique ostentatoire. Dans certains pays ces femmes affublées de niquad, sont surnommées “les soldates de l’islam”, intimidant ou faisant pression sur les femmes pour tenter de les faire dans leurs  rangs.

Je ne dis pas que c’est le cas de cette femme, Mme A, qui va certainement porter l’affaire devant la cour européenne des droits de l’Homme. Je pense qu’elle n’est pas libre, et que son choix ne libère pas la femme mais l’emprisonne. Je pense que la France ne peut banaliser cette tenue, porteuse d’un détournement religieux extrêmement fort, à des fins politiques.

On ne peut être libre dans une telle tenue au XXI siècle, en France ou ailleurs.

Scènes de vie :

-      ma sœur, qui a vécu trois ans en Arabie Saoudite, n’a pu secourir son mari pour l’emmener à l’hôpital, parce que là-bas une femme ne peut conduire… bien sûr elle s’était pliée à la tenue locale pour pouvoir faire ses courses… On est toutefois  venu lui reprocher que ses chevilles se devinaient sous sa longue robe noire… Il lui fallait rallonger d’un centimètre encore… parce que passer les bornes, il n’y a plus de limites.  Elle en est partie en courant, mettant fin à son contrat de travail.

-      Imaginez, en France, à la sortie de l’école, les institutrices ne savent pas à qui elles remettent les enfants dont elles ont la responsabilité dans la journée. Un exemple de scène quotidienne qui montre bien qu’il y a quelque chose de pas très … “serein” dans ce choix vestimentaire.

Soutenir cette femme dans son entêtement, c’est légitimer l’intégrisme religieux en occident. Dès lors, il y a fort à parier que ce sera la surenchère des différentes religions : à qui sera la plus ostentatoire. 

A lire : Médiapart fait  une analyse juridique de l’affaire fort intéressante.

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