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Hiutres sectorisees

Publié le 26 juillet 2008 par Jean-Robert Bos

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE. --Hier matin, les huîtres et les moules prélevées sur le banc d'Arguin ont été déclarées impropres à la consommation. La profession réagit

http://www.sudouest.com/250708/vil_gir_arcachon.asp?Article=250708aP2805811.xml

« Un moindre mal »

Hiutres sectorisees

La nouvelle est tombée hier matin. Les résultats des tests effectués par le réseau de surveillance sanitaire de l'Ifremer, à partir d'huîtres et de moules prélevées sur le banc d'Arguin, ont conduit le préfet à interdire la pêche, le ramassage, le transport, l'expédition et la vente de l'ensemble des coquillages de cette zone. Cela à compter de ce jour et jusqu'à ce que les analyses pratiquées soient satisfaisantes.
Une décision relevant du principe de précaution prise à la vue des tests « biologiques » des mollusques prélevés le 21 juillet sur le banc d'Arguin. Ceux-ci se sont révélés positifs, à savoir défavorables (lire également en page 1-6). Les tests effectués sur les huîtres et sur les moules de la zone de Grand Banc (intérieur du bassin d'Arcachon) sont en revanche négatifs (favorables).

« Nous constatons que les crises débutent par Arguin, mais on n'en sait pas plus » (Marc Druart)


Sectorisation. L'interdiction ne touche donc que les huîtres provenant d'Arguin : « On ne va certes pas se réjouir, mais cette sectorisation est un moindre mal, relevait hier Olivier Laban, vice-président de la Section régionale conchylicole (SRC). Moindre mal dans la mesure où l'activité ostréicole peut se poursuivre sur les autres parcs, sans problème ».
Cela dit, et à l'instar des crises précédentes, l'inquiétude demeure : « Car on ne sait toujours pas de quoi meurent les souris. À priori, il n'y a pas de dynophisis. Et « rien » dans l'eau, dit le professionnel. Les moules aussi sont fermées depuis trois mois sans qu'on sache pourquoi. Et le fait que ce soit Arguin, donc l'entrée du Bassin qui soit touché nous interpelle. Sans polémiquer, et nous n'avons aucun intérêt à le faire, nous regrettons que l'Agence rançaise de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) n'ait pas inclus le Wharf de la Salie dans son programme de recherches. »

« Soyons optimistes ». Olivier Laban qui doit aujourd'hui se rendre à Paris pour évoquer avec le ministre la mortalité des huîtres dans les bassins ostréicoles français essaiera d'aborder ce problème.
Marc Druart (président démissionnaire de la SRC, il assure l'intérim jusqu'à l'élection d'un nouveau président, au mois d'août) se félicitait de la décision de ne fermer qu'Arguin : « Il faut remercier ici le préfet et le sous-préfet qui ont plaidé notre cause. C'est une bonne chose ». Désabusé : « Bien sûr, cela ne règle rien au plan général… Nous ne savons toujours pas ce qui se passe. On en est hélas au même point qu'il y a trois ans. Nous constatons que les crises débutent par Arguin, mais on n'en sait pas plus. »
Même sentiment chez Gérard Garrigues, président du Syndicat ostréicole de La Teste : « Il fallait prendre cette solution, ne fermer que Arguin. Mais c'est dommage, c'est un peu la vitrine du Bassin pour le consommateur avec l'océan, etc. Pourtant tous nos malheurs viennent apparemment de là, sans qu'on sache pourquoi… »
Bref, le moral n'est pas (tout à fait) en berne chez les ostréiculteurs : « Soyons optimistes, lançait hier Géraldine. Il faut espérer. À midi, j'ai servi des huîtres du Courbey en dégustation. Les gens se sont régalés. Mais on a toujours l'épée de Damoclès sur la tête, ne rêvons pas ! »

Prochains résultats fin juillet. Et pour s'affranchir de cette menace une seule solution : deux analyses biologiques successives négatives. Si un seul test suffit à prononcer le principe de précaution, deux doivent le lever. Et les résultats des prochains prélèvements seront connus jeudi 31 juillet.


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