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Les 1001...qu'il faut avoir...dans sa vie

Publié le 29 juillet 2008 par Carlitablog666
Blog de carlitablog : Tendance et Rêverie, Les 1001...qu'il faut avoir...dans sa vie

Après les tableaux qu'il faut avoir vus dans sa vie, les livres qu'il faut avoir lus dans a vie.

Si pour la rubrique des tableaux, le choix pour débuter n'était pas d'une importance folle, pour la rubrique qui nous concerne, il en était un peu autrement. Sans faire injure à ce grand écrivain qu'est Bertrand Guillot (mais si Hors-jeu souvenez-vous) ce n'était pas avec lui que la naissance du petit allait avoir lieu et pour tuer le suspense de suite, il ne va pas être dans ce beau classement, un peu trop jeunot même si son deuxième roman, en cours d'écriture s'annonce comme le prochain Goncourt. Cette rubrique ne va pas non plus se lancer avec Philippe Jaenada et son prix de Flore : "Le chameau sauvage". Mais stop avec ces blagues très privées. Le sujet est sérieux.

Donc oui, il était une évidence, que le livre qui allait ouvrir ce futur feu d'artifice de lettres et de mots était :

La Condition humaine d'André Malraux.

Pourquoi ce choix alors, car il est évident qu'avec mon introduction à deux balles, tout le monde se demande, mais pourquoi lui?

Pour le faire court, lors de son Goncourt en 1933, il emporta ce prix d'une courte tête face à un autre roman écrit par Pierre Nérac.

Ce dernier étant le grand père d'une personne que j'aime bien.

Bisous à elle d'ailleurs.

Dés le début des années 1920, ses recherches archéologiques avaient conduit André Malraux en Extrême-Orient; avec La Condition humaine, il met un point final à la trilogie que lui a inspiré cette région du monde,  débutée cinq ans auparavant avec Les Conquérants, suivie de La Voie Royale. Le roman prend la révolution chinoise pour toile de fond et, avec Shangai en guise de décor, décrit le triomphe du Kouo-Min-Tang de Tchang Kaï-Chek et la cruelle répression des insurgés qu'ordonne ce dernier après être entré dans la ville.

Malraux met en scène ces bouleversement politiques à travers une douzaine de personnages qui incarnent les forces en présence - les insurgés de Shangai, les puissances coloniales d'Occident, l'influence du communisme russe, la police gouvernementale. Pour tous, la révolution tient lieu d'expérience fondatrice et les révèle à eux-mêmes en les confrontant à leur destin.

On raconte que Staline aurait interdit au cinéaste Sergueï Eisenstein de mettre en scène le roman de Malraux.

Malgré le réalisme du tableau et l'omniprésence des idéologies politiques, la Condition humaine dépasse le cadre du reportage romancé ou du roman à thèse : la psychologie ambiguë des personnages, le recours au monologue intérieur, le broyage des individus par la roue de l'Histoire, le titre même du roman, tout concourt à exprimer les réflexions philosophiques de l'auteur, tout tend vers le questionnement de ce "mystère poignant de l'être" qui est le vrai sujet du livre. Malraux coule la tragédie antique dans des formes contemporaines du roman avec une écriture nerveuse et moderne qui emprunte volontiers aux techniques du cinéma.

Il parait d’ailleurs que Malraux aurait aussi dit : «J’aime ton crâne » mais ceci est un autre débat. Comprenne qui pourra.


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