De Maroun Charbel dans Présent de demain :
"–« Si les négociations démarraient avec la communauté internationale sur le dossier nucléaire iranien, des solutions seraient alors trouvées pour beaucoup de problèmes comme l’Irak, le Liban, l’Afghanistan ou le prix du pétrole. »
C’est en ces termes que tranquillement, impudemment et sans que le ton monocorde de sa voix ne trahisse la moindre émotion, s’est exprimé le vice-président iranien, Reza Aghazadeh à l’issue d’une réunion à Vienne avec le patron de l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohammad el-Baradei. Pour la première fois l’Iran a reconnu officiellement son implication dans les dossiers libanais, irakien et afghan en jouant du hochet pétrolier. [...]
Au lendemain de la déclaration du vice-président iranien, le chef du groupe parlementaire hezbollah, Mohammad Raad déclarait :
« Nous aspirions à un gouvernement d’union nationale. Mais en toute franchise, nous ne réclamons plus l’union nationale, mais simplement un partenariat dans la prise des décisions. »
C’était le premier coup de glas des accords de Doha et le retour aux langages et au ton qui prévalaient avant la médiation qatari. Il n’en fallait pas plus pour que le Qatar dépêche, et il est déjà à pied d’œuvre à Beyrouth, un émissaire pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être des accords de Doha. Il semblerait que les deux points d’achoppement soient les armes du Hezbollah et celles des factions palestiniennes hors des camps de réfugiés. [...]
Il reste au gouvernement, constitutionnellement, jusqu’au 10 août prochain pour rendre sa copie. Ce qui correspond à peu près au délai donné à l’Iran par les Etats-Unis et les institutions internationales pour annoncer son choix les sanctions et la guerre ou la coopération nucléaire."



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