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Infirmier et rapatriement sanitaire

Publié le 06 août 2008 par Uninfirmier
Infirmier et rapatriement sanitaire

Bon, j’avais déja écrit un article sur ce sujet, mais apparemment ça ne suffit pas, j’en rajoute donc une couche sous forme de question/réponse:

- Quel est le profil d’IDE recherché?

Classiquement, un profil urgence/réa/réveil central/soins intensif, qui parle correctement anglais, et surtout, surtout, débrouillard. Parce le rapat’ en lui même, c’est souvent assez simple. Le problème vient souvent de la douane, de l’avion raté, du patient égaré dans un hôpital indien… Il faut rester cool et négociateur, même après 15 heures de voyage.

Il y a un diplôme universitaire?

Oui, le DU de Transport Aérien et Rapatriement Sanitaire, organisé par la fac de médecine de St Antoine à Paris. c’est un DU mixte médecin / infirmier. De mémoire, c’est un mardi par mois pendant 1 an, avec un écrit à la fin. Il est intéressant, revient beaucoup sur les modifications physiopathologiques de l’altitude en fonction des terrains. Certains cours sont beaucoup plus pragmatique et concernent le matériel, les formalités de sortie de territoire, le matériel médical disponible à bord d’un avion…

Bref, c’est enrichissant, mais ce n’est absolument pas un sésame pour rentrer dans une société d’assistance.

- Pour rentrer il faut être pistonné, non?

Oui et non. Déja je préfère le terme de cooptation, c’est plus chic. Mais ça consiste essentiellement à donner un CV au directeur médical ou autre en disant “Tiens, on a bossé longtemps ensemble en réa, il est sympa et il regarde Lost en VO.”

Sinon, pas mal de société d’assistance cherchent des IDE et des médecins à partir de mai pour assurer le gros rush de juillet-août-septembre. Donc envoyer un CV et une lettre de motivation en avril-mai, c’est une bonne idée. Une fois que vous êtes dans le circuit, c’est quasiment gagné pour le reste de l’année.

- A qui dois-je m’adresser?

Comme c’est la question la plus souvent posée en commentaires, je vous livre dans ma grande bonté une liste de société d’assistance (celles qui organisent les rapats’ et celles qui sont prestataires.)
C’est une liste, hein, ne me demandez pas les adresses, mails, etc., à vous de chercher! Et puis c’est de mémoire…

Donc en vrac on a:

Paris/Ile de France: AXA assistance, Europ assistance, Mondial assistance, Inter Mutuelle Assistance, SOS international, Médic’Air, Mutuaid…

Province:
Sud Est: MEDEVA, RATM
Ouest: ATLASS
Sud Ouest: SUDEVA
Sud Ouest: EVAPYR
Nord Est: ASAMU

Il y en a sûrement d’autres.

- Est-ce que c’est bien payé?
En considérant que sur 24 heures on bosse environ la moitié, oui, c’est bien payé. Mais attention, il faut prendre en compte le fait que poser une dispo ne signifie pas qu’on va partir.

- Quel est le profil des patients?

Une règle de base est de stabiliser le patient dans une structure locale de qualité correcte avant d’organiser un rapatriement, quitte à organiser avec des prestataires locaux une évacuation loco- régionale. Par exemple, un patient faisant son infarctus en Angola sera probablement évacué sur l’Afrique du Sud et stabilisé là bas avant de revenir en France. Donc un raptriement sanitaire, c’est rarement du SMUR, ou alors un secondaire cool pépère. Mais ça peut être du SMUR. Sauf que ça dure 8 heures au lieu de 30mn.

Les IDE peuvent partir seul, en avion de ligne la plupart du temps, en place assise ou en civière, mais aussi en ambulance, voire en train. Ils partent sur de la traumato simple, une patho médicale stabilisée…

Ils peuvent également partir avec un médecin, sur des situations variables: de l’AC/FA qui va bien jusqu’au polytraumatisé à peine déchoqué au Yémen, en passant par le brûlé grave de Chine. Quelques transports se font sur des lignes régulières, pas mal se font en avion médicalisé, affrétés auprès d’avionnneurs spécialisés. Le type d’avion dépend du nombre de places, du prix et surtout de la distance qu’il peut parcourir.

- Le rapat’ c’est l’aventure:

Graaaave. d’ailleurs je ne pars jamais sans mon chapeau, mon fouet et mon Taser. Non, pour l’aventure, je pense vraiment qu’il faut faire autre chose. Parce que le rapat classique, ça reste: Taxi-Avion-Hôtel-Hôpital-Ambulance-Avion-Hôpital-Dodo. Le tout encadré par des chargés d’assistance qui gèrent tout le timing.
Alors il est vrai quelque fois c’est chaud bouillant. Dans ce cas, on est content de parler anglais (et surtout de comprendre l’anglais en fait) d’avoir une carte bleue à débit différé et une batterie chargé dans son portable. Mais la plupart du temps ça reste tranquille.*

Voilà, vous avez les clés maintenant c’est à vous de jouer.

1/ L’avion en photo est un merveilleux Falcon 50. Mais la plupart du temps ce n’est pas franchement le genre de coucou utilisé, à part sur le site internet de la boîte d’assistance…


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LES COMMENTAIRES (3)

Par Mlo
posté le 09 décembre à 20:23
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Bonjour,

je suis à l'école d'IADE et recherche un stage cet été de rapatriement sanitaire.Pour ceux qui ont une expérience dans ce domaine,avez vous ou eu des stagiaires avec vous?

Par gaelle
posté le 28 septembre à 13:32
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Merci pour tt ces renseignements,tres instructifs!!

Par minette
posté le 19 mars à 18:01
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je fais du rapat depuis 6 ans et de plus je travaille en reanimation donc les rapat de malades intubé ventilé quelques soit la destination je connais. c'est super enrichissant , formateur et on peux voir du pays. j'ai fais : dakar, algerie, maroc, tunisie, los angeles, l'asie, l'egypte, la reunion, tahiti, l'europe en entier, quelques états des usa, les baléares et j'en passe. c'est super. j'encourage les plus téméraires. a bientot

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