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COLIN GRAY – LA GUERRE AU XXIe SIÈCLE (2)

Par Francois155

Afin de ne pas rester sur une note trop personnelle et publicitaire, et comme je suis en train de déguster le livre de Colin Gray, je ne peux m’empêcher de reproduire à nouveau quelques lignes extraites de son dernier ouvrage déjà cité, afin de nourrir la réflexion et d’inciter au débat avant mon départ. D’autre part, et toujours à propos de débat, je ne peux qu’inviter mes lecteurs à participer à la fascinante relecture de Clausewitz proposée par Olivier Kempf sur son site. Une expérience qui participe à rendre véritablement à la Toile, et aux blogs, leurs lettres de noblesse.

Mais revenons-en à Gray. L’auteur, après avoir rappelé et démontré le caractère essentiellement politique de la guerre, car il est clausewitzien lui aussi, s’attarde sur le contexte politique, justement, qui devrait présider les guerres futures. Il note, plus précisément, les éléments suivants[i] que je ne résiste pas à l’envie de soumettre à votre sagacité :

« De peur qu’il ne subsiste quelque ambigüité, l’auteur s’attend à ce que le contexte de la politique mondiale qui présidera à la guerre future possède les principales caractéristiques suivantes :

- Le monde restera composé d’États. La fin des États par le biais de l’influence corrosive de la mondialisation a été beaucoup sur-anticipée. Le déclin de l’apparition de guerres entre États n’exprime pas un soi-disant manque de pertinence croissant de l’attachement pour un État. Ceux qui discernent dans l’Union Européenne (UE) une nouvelle espèce d’entité politique, rendue possible par un déclin des sentiments nationaux héréditaires, devront tempérer leur idéalisme en reconnaissant l’émergence des caractéristiques étatiques de l’UE.

- Chaque État assure, finalement, la protection de son pré carré. En effet, l’assistance que sont susceptibles de fournir les institutions et les procédures chargées de la gouvernance mondiale en vue de la paix et de la sécurité – pour incorporer les lieux communs – peut ne pas être fiable ou, du moins, mettre longtemps à arriver.

- Les États cherchent à améliorer leur sécurité en influençant le monde extérieur à leur profit. À une extrémité, cette règle peut-être vue en fonctionnement avec un pays qui n’a qu’une faible capacité pour motiver ses voisins à se soucier de son bien-être ; ce pays ne sera qu’un acteur marginal dans le jeu des nations. À l’autre extrémité se trouve la superpuissance américaine qui aspire presque ouvertement à dissuader les autres États de développer des formes de concurrence à son influence planétaire. »

[i] Colin S. Gray, « La guerre au 21éme siècle », p46-47.


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