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Angot et "le marché des amants": pourquoi continuer la torture?

Par Lise Marie Jaillant

Je lisais récemment un article dans le Guardian, implorant les Européens d'arrêter de financer les films de Woody Allen: ses derniers films sont misérables, pourquoi continuer la torture?

Et j'ai envie de poser la même question pour Christine Angot et l'autofiction. Pourquoi, année après année, le milieu de l'édition nous impose-t-il les derniers soubresauts d'un genre moribond? Je comprends que lire de l'autofiction faisait classe en 1999: après tout,  'L'inceste" était un bon coup marketing, jouant sur le voyeurisme du public et la personnalité de l'auteur.

Mais pratiquement dix ans après, ces stratégies de hype made in St Germain sentent un peu le réchauffé. Christine Angot a eu une aventure avec Doc Gynéco, un homme noir (ohoh, subversif!)? Et alors? Qui a envie de lire un compte-rendu détaillé de ce misérable encanaillage?

Extrait: "En allant aux toilettes j'avais été saisie par le bruit violent près des soufflets. Une image me revenait et ne me quittait plus. Juste après les compartiments et la porte battante du couloir, j'avais eu le flash de Bruno et de moi allongés par terre dans les même deux mètres carrés d'un train Coral. Moi dos à la porte battante qui s'ouvrait régulièrement, lui contre celle du wagon qui laissait passer le froid, les genoux pliés calés contre mes pieds. Il lisait 'Rendez-vous', on venait de se rencontrer, c'était le lendemain de notre première nuit"

Dommage que Pierre Jourde se soit calmé depuis "La littérature sans estomac" et se contente maintenant de rédiger des pastiches de JK Huysmans (cf Magazine littéraire de juillet/ août). C'est malheureusement la loi du milieu de l'édition: incline-toi devant le plus fort. Et visiblement, le réseau d'Angot est encore suffisamment reluisant pour que tout le monde baisse la tête.

Il est pourtant largement temps d'arrêter de financer les bouses d'Angot: elle n'a qu'à s'exprimer sur un blog, ou sur Lulu, devant les trois lecteurs qu'elle mérite.

Pour regarder une vidéo d'Angot parlant de son dernier torchon, c'est ICI. (J'adore la prétention des propos: "Ce livre, c'est la fin des préjugés". Bah voyons...)


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